Affichage des articles dont le libellé est BD. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est BD. Afficher tous les articles

12.9.21

The Tea Dragon Society


❝ Greta, apprentie forgeronne, découvre une petite créature perdue sur la place du marché. En ramenant le dragon-thé chez lui, elle va rencontrer les deux propriétaires du salon de thé : Hesekiel et Erik. Ces derniers vont alors l’initier à l’art délicat du soin des dragons-thé. Tandis qu’elle se lie d’amitié avec eux et avec la timide Minette, Greta va découvrir l’étendue de cet art et comment les dragons-thé enrichissent leurs vies. ❞


Le Cercle du Dragon-Thé, c'est une bande-dessinée qui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, francophones ou anglophones, et je suis contente d’avoir profité du PAC pour me le procurer (en VO car c’était le moins cher o/). J’ai passé un excellent moment de douceur et de tranquillité aux côtés des petits dragons-thés !

L’histoire s’intéresse à une jeune fille, Greta, qui est apprentie forgeronne. Un jour, en revenant des courses, elle va sauver un petit dragon menacé par des chiens affamés. En ramenant la créature à son propriétaire, un dénommé Hesekiel, elle va découvrir un nouvel univers rempli de magie, de bienveillance et d’amour.

Le livre est divisé en quatre chapitres, chacun représentant une saison et donc un épisode particulier dans la vie de Greta et de ses nouveaux amis. C’est assez décousu comme rythme, surtout qu’il n’est pas ici question d’action ou d’aventures épiques ; il s’agit juste de savourer le quotidien, ses surprises et ses bons moments avec les bonnes personnes. Une lecture idéale pour se changer les idées le temps d’une demi-heure – car c’est assez court.

J’ai adoré en savoir plus sur les dragons-thés (qui sont trop mignons), le cercle des Dragons-thés et leurs membres – Hesekiel, Erik et Minette, apprendre les secrets de chacun à travers leurs histoires personnelles. C’est l’occasion pour l’autrice d’intégrer des personnages principaux handicapés, noir.e.s ou représentant la communauté LGBTQ+, ce qui est un bon point, surtout auprès d’un public jeunesse.

Les dessins sont mignons, colorés, tout en rondeur, j’aime énormément son style. Mention spéciale aux dragons qui sont originaux : pas de cracheurs de feu ou de créatures sanguinaires – non, leurs feuilles produisent un thé d’une saveur unique selon l’espèce et le lien qu’ils tissent avec leur maître.sse !

Le dernier mot
✩
Une histoire charmante, tout comme les dessins ; et surtout beaucoup d'optimisme, de douceur, d'espoir. Un bon point pour la représentation LGBTQ+ ainsi que le handicap, avec des personnages principaux attachants et uniques. J'aime cet univers magique rempli d'hybrides et de dragons dont la spécificité... est la création de thé ! Je veux absolument lire la suite !


25.6.21

La Quête d'Ewilan : Ellana, tome 6


TW (à surligner si vous souhaitez) : nudité (modéré) / sang (blessures physiques, assassinats)


❝ Ellana est submergée par la haine et le découragement. L'apprentie Marchombre n'en finit plus d'être mise à l'épreuve et, après l'assassinat de Hurj et Lahira des mains du félon Salvarode, son ami et amant Nillem l'abandonne à son tour. Le traître a choisi de devenir un mercenaire du chaos. Avant d'emprunter la route d'Al-Jeit pour retrouver son maître Jilano et achever sa formation, Ellana doit revenir à un état de quiétude et d'harmonie. ❞


Je suis à la fois heureuse de l’avoir lu et triste de quitter Ellana (temporairement) ; car oui, c’est le dernier tome centré sur son passé, avant que la jeune femme ne rejoigne Ewilan et son groupe. La qualité de cette adaptation graphique reste une réussite totale à mes yeux.

Plus rien ne va pour Ellana, après les nouvelles que Nillem lui a délivré lors de leur retrouvaille. La trahison, les blessures, la mort, le doute : l’apprentie Marchombre va devoir se recentrer sur elle-même, ses émotions, mais aussi surtout sur sa formation avec son maître Jilano.

L’histoire de ce dernier tome est ainsi centré sur les Marchombres, les machinations des Mercenaires du Chaos, la guerre qui gagne Gwendalavir et la place d’Ellana dans tout ce micmac. C’est assez différent comme ton mais c'est pourtant très important pour cerner l’évolution de la jeune femme et ce qu’elle va devenir par la suite. 

Je suis également heureuse d’avoir retrouvé mon chouchou, à savoir Jilano, omniprésent dans ce tome contrairement au précédent. Leur relation maître/élève est d’ailleurs une des plus belles relations que j’ai pu lire, toute œuvre confondue. Tant de confiance, de force, de poésie, de liberté. La plume de Pierre Bottero continue de faire mouche chez moi.

Aussi, et comme je connais déjà l’histoire grâce aux romans, ce que je redoutais le plus sur un personnage est arrivé. Et comme à chaque fois, c’est une vraie déchirure à lire (et à voir, double punition). Quelques planches sont d’ailleurs magnifiques à ce sujet…

Évidemment, l’histoire d’Ellana ne s’arrête pas ici : bien des éléments restent en suspens, surtout autour de Nillem et la guilde des Marchombres. Mais je pense qu’il va falloir patienter quelques années avant d’arriver à la conclusion de son destin, car Ewilan n’a pas encore terminé sa quête en bande-dessinée !


Le dernier mot
✩
Un tome permettant de conclure avec brio et émotion ce pan de l'histoire d'Ellana. L'accent est mis sur la multitude de sentiments envahissant la jeune femme, sa relation avec son maître Jilano et la fin de son apprentissage. C'était déjà puissant en roman, mais l'adaptation s'en sort très bien. Ce duo élève/maître est l'un de mes préférés dans la fiction. Une merveille à (re)découvrir d'urgence.

Chroniques des tomes précédents

12.1.21

Malgré tout



❝ C'est l'histoire d'un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D'un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand cœur qui impose le respect. De l'autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux.
Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses... ❞


J'étais assez curieuse de lire ce titre qui a pas mal fait parler de lui (en positif), surtout qu'il est régulièrement décrit en tant que coup de cœur. C'est en effet une très bonne lecture, et même si je n'ai pas eu le béguin pour cette bande-dessinée je comprends pourquoi elle a séduit beaucoup de monde !

L'histoire semble simple dans un premier temps. On va juste suivre l'histoire de deux personnages, Ana et Zeno, leurs sentiments, leurs choix de vie, leur amour. Cependant, la particularité qui m'a tout de suite charmé, c'est qu'on va les connaître... lorsqu'ils sont déjà vieux. Mais alors, pourquoi ils en sont là ? Comment s'est passé leur rencontre ? Pourquoi tant d'années se sont écoulées ainsi, loin de l'autre, sans plus ? Je vous laisse le plaisir de découvrir le style de narration de l'auteur, sinon je vous gâche un peu la saveur du titre.

En tout cas, je trouve le concept très original et légèrement osé, car si on n'accroche pas de suite au duo et qu'on ne cède pas à la curiosité, difficile de vouloir parcourir leur vie au fil des chapitres. C'est construit de façon intelligente, si bien que j'étais obligée de faire des allers-retours entre les pages pour m'apercevoir des liens entre certaines planches/cases : il y a beaucoup de clins d'œil, de références, de subtilités à apprécier pleinement.

J'ai d'ailleurs adoré les deux protagonistes, à la fois touchants, sincères, amusants. Ils ont une alchimie incroyable entre eux. Je ne suis pas une grande accro de la romance mais celle-ci passe bien, elle se déguste comme un petit bonbon. Bon, le récit est parfois amer et mélancolique, pourtant à la fin j'en garde d'excellents souvenirs grâce à ses pointes d'humour et d'optimisme. 
Les personnages secondaires sont également bien campés, je trouve juste dommage qu'on en sache peu sur Giuseppe, Claudia ou encore Marta. Ils sont survolés alors qu'ils avaient aussi du potentiel. Je comprends cela dit que l'histoire la plus importante ici, c'est bien celle d'Ana et de Zeno.

Le dernier mot
✩
Ce n'est pas LE coup de cœur comme la plupart des lecteur.ice.s, cependant j'ai bien apprécié cette bande-dessinée. L'histoire a une construction un peu déroutante mais intelligente, sensible. Les deux protagonistes sont attachants, avec une bonne alchimie entre eux, j'ai adoré les suivre au fil du temps. Une bonne surprise !

20.12.20

Souffle de vie



❝ Maliki est dessinatrice, et ça tombe bien, car elle a toujours une anecdote à raconter sur sa petite vie bien remplie. Que ce soit pour comprendre la physique quantique avec Fort Boyard, savoir regarnir un pouf ou décrypter les affreuses comptines de notre enfance (et autres sujets palpitants), cet ouvrage est fait pour vous. Et en plus, il peut se vanter d'avoir un bilan carbone neutre. La planète vous dit déjà merci ! ❞


Pour la deuxième fois consécutive j'ai participé à la campagne Ulule de Maliki, dont je suis les strips publiés sur son blog depuis de longues années. Encore une fois, je ne suis pas déçue par le livre et encore moins par les goodies offerts en contrepartie. De plus, ayant contribué pour le palier « super collector », j’ai eu droit à un petit dessin – il s’agit de Freya, l’un de leur chat, décédé il y a un moment.


Il n’y a pas de véritable fil rouge. Ce recueil, le troisième dans son genre en autoédition, rassemble tous les strips de l’auteur dans un magnifique livre-objet d’excellente qualité. Il s’agit pour Maliki de raconter des anecdotes de dessinateur et de convention, parler de son quotidien en Bretagne avec tous ses animaux, évoquer son mariage avec Becky (sa partenaire de dessin également !) mais aussi un autre heureux événement. Sans oublier des thématiques qui lui tiennent à cœur, comme l’écologie, le futur, l’adoption de chats… Avec un mélange d’émotions et d’humour, on suit donc le quotidien mouvementé de Maliki et sa bande, avec une touche de fantastique !

J’ai vraiment passé un bon moment en relisant ces petites histoires, qui me font toujours rire – et parfois j’ai eu un petit pincement au cœur avec quelques planches. Je suis également heureuse de l’évolution de la vie de l’auteur, qui a trouvé sa voie, des convictions fortes à défendre et les bonnes personnes avec qui partager sa vie et affronter les difficultés. Je l’ai ressentie plus d’une fois au cours de ma lecture, et c’est un plaisir de sentir cette confiance et ce sentiment d’accomplissement.

Je suis particulièrement friandes de leurs anecdotes de convention et de leur récit du quotidien qui tourne souvent au n’importe quoi/vinaigre. J’aime également leur petit photo-reportage du Japon, avec ce qu’il y a de plus beau… et de plus étrange dans ce pays.

Bien sûr, afin d’apporter du contenu supplémentaire à travers cette diversité narrative, il y a des courtes histoires dessinées par d’autres illustrateurs, ainsi qu’un concours de dessin, avec de chouettes découvertes en terme de talent ! Mais je suis plutôt fan du complément propre à l’édition collector, qui permet de présenter tout le travail autour de la campagne Ulule avec le pixel art, qui est quelque chose que j'adore depuis de longues années - nostalgie -

Le dernier mot
✩
J'aime toujours autant le travail de ce duo, qui me fait rire, évader et apprendre une façon de vivre autrement (tant au niveau du respect de la nature que pour son rapport avec la chaîne du livre). Tout n'est pas rose, mais son humour et son trait est efficace ; on relativise et rigole beaucoup !

22.11.20

Bakamon, tome 1



❝ La vie de notre jeune héros va basculer le jour où une nouvelle loi oblige chaque enfant de 12 ans à accomplir son VIPDB , « voyage initiatique pour devenir dresseur Bakamon ». Il est donc tenu de choisir un bakamon dans le laboratoire le plus proche et démarrer sa carrière de sans domicile fixe pour partir à l’aventure, afin « d’entuber » un maximum de Bakamon. Son périple s’annonce riche en découvertes et combats épiques.
Malheureusement, notre héros déteste les Bakamon ! ❞


A force de voir cette bande-dessinée sur la chaîne d'Alex bouquine en Prada, j'avoue que j'ai fini par craquer. Je ne suis pas une grande fanatique de Pokémon mais j'aime bien cette licence, et mon enfance a été marqué, entre autre, par Pokémon version bleue (ah là là, la Game Boy Color ❤). D'ailleurs, je pose ça ici : ma génération préférée restera la troisième, la version Rubis étant un gros coup de cœur. Pour en revenir à ce premier tome inspiré par cette licence de jeux vidéo, je suis ressortie conquise et pliée en deux. Munissez-vous cependant d'un second degré, sinon vous allez passer à côté de la formule.

On va suivre l'aventure d'un jeune garçon qui a tout juste fêté ses douze ans. Comme la coutume l'oblige, il va devoir se faire virer de chez lui afin de passer son VIPDB et devenir le meilleur dresseur. Seul soucis : il déteste les Bakamon, des créatures mystérieuses et étranges qui font partie du quotidien des Humains. Ainsi commence le périple de Crétin et de son fidèle Corniaisdeglace, pour récupérer les huit badges d'arènes - et éviter d'être sans-emploi.

Bakamon, c'est une parodie de Pokémon, et il y a effectivement de nombreuses références/clins d'œil qui sont disséminés un peu partout. Les créatures à dresser et faire évoluer, le tableau des types, les arènes, le rival et les antagonistes, l'histoire de base ; j'ai ressenti tout l'amour des auteurs pour cet univers, même détourné de façon ridicule. Et du moment qu'on aime la licence, ça ne peut que toucher la corde sensible et raviver de bons souvenirs.

Cependant, c'est plus qu'une simple parodie. Il y a beaucoup d'originalité autour des Bakamon (du plus mignon au plus étrange), et je fond déjà pour Chapoire, Meufouine ou encore Chenouille. Les personnages principaux et secondaires ont une personnalité qui les rend déjà attachants et drôles, je suis donc curieuse de revoir le rival de Crétin ou encore Sophie-Justine Warria. Je trouve d'ailleurs l'idée d'ajouter les fiches des Bakamon excellente, car en un seul tome l'univers est assez fouillé et cohérent. Au niveau des dessins je n'ai rien à redire : c'est coloré, expressif, un vrai plaisir pour les yeux.

Au fait, chaque lecteur.ice a une carte Bakamon dans le tome. Vous avez lequel ? Personnellement je suis tombée sur Pantimide, une culotte toute mimi ❤

Le dernier mot
✩
Ce premier tome est aussi excellent à lire en tant que parodie, mais aussi en tant que bande-dessinée tout court. C'est original, haut en couleur, cynique, et la petite adoratrice de Pokémon que je suis est charmée par le résultat !

17.10.20

Recueils de strips de Tom Gauld

 

Vous êtes tous jaloux de mon jetpack / En cuisine avec Kafka / Le département des théories fumeuses
Tom GAULD
Editions 2024 - 160 pages - 15€
2014 / 2017 / 2020

→ Ma note finale (moyenne) : 17/20 ←

« Plusieurs fois récompensé aux Eisner Awards et régulièrement présent dans la sélection du Festival d’Angoulême, Tom Gauld est en même temps sérieux et absurde, érudit et loufoque. Il marie avec grâce critique littéraire, études scientifiques et culture pop, pour nous entraîner dans cet univers incisif, brillant et décalé ! »

J'avais envie de faire un petit article sur Tom Gauld et ses recueils de strips, car j'ai un petit coup de cœur pour son travail ! 
Le premier album est diversifié dans ses thèmes, il donne un aperçu de l’univers de l’auteur, son trait, son humour, son imagination. C’est une belle entrée en matière pour le cerner, mais après une relecture je dois avouer que c’est celui que j’aime le moins des trois. Le deuxième est plutôt centré sur la littérature (et c’est mon préféré sans l’ombre d’un doute), tandis que le troisième se concentre sur les sciences et le domaine de la recherche. En tout cas, rien que les titres sont collectors !

Il faut aimer l’humour absurde et le cynisme, sinon il est clair que la plupart des strips ne vous feront pas rire, ni même sourire. Aussi, certains gags nécessitent un bagage culturel : l’auteur parle sciences, art, livres, personnalités, jeux vidéo… J’avoue ne pas avoir compris tous les gags et toutes les références, mais j’ai appris des petites choses par-ci par-là et cela ne m’a pas empêché de rire, parfois aux larmes, avec des situations incongrues. Il faut dire qu’entre des critiques des stéréotypes de la littérature et une attaque de caniches invoqués par un portail dimensionnel, il y a de quoi faire.

J’aime donc cette succession de strips – histoires courtes sans lien entre elles -, mettant en scène des pensées, des interrogations, des mises en scènes ou encore des rebondissements sur l’actualité. Les dessins sont par ailleurs simples mais efficaces, colorés. Sous ce format de recueil, il est vrai que certaines blagues sont redondantes. C’est peut être là le seul « défaut » que je trouve à ces livres, ce qui reste minime face à la qualité de son travail.


En conclusion, j’ai passé un très bon moment avec la lecture de ces trois ouvrages. C’est déjanté, frais, ludique, créatif : ce que j’aime lire de temps en temps pour me détendre en l’espace d’une demi-heure. Je compte bien les relire encore et encore au besoin, et j’espère, pourquoi pas, découvrir un nouveau recueil dans les années à suivre !

17.9.20

Les carnets de Cerise, tome 5


Les carnets de Cerise, tome 5 : Des premières neiges aux perséides
- Joris CHAMBLAIN & Aurélie NEYRET -
Editions Soleil (Métamorphose) - 76 pages - 15€95
2019

→ Ma note finale : 18/20 ←

☆☆☆

« Cerise, onze ans, vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour resurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance des premières rencontres aux premiers mensonges... Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose... »

☆☆☆

Il était temps pour moi de finir enfin cette saga jeunesse remplie d’émotions et de douceur, entamée depuis plusieurs années. Ce tome clôt parfaitement Les carnets de Cerise ; il ne m’a absolument pas laissée indifférente, et je suis déjà triste de quitter cette petite fille, son imagination et son entourage.

Cerise est pleine de bonne volonté, en plus d’être curieuse et intelligente. Elle a aidé bien des personnes, malgré des secrets lourds, tristes. Mais aujourd’hui, c’est un secret encore plus important que Cerise devra percer à jour : le sien. Plus particulièrement celui autour de son père, grand absent de la famille, ce qui entraîne des tensions entre elle et sa mère. Que va-t-elle découvrir au bout du chemin ? Acceptera-t-elle sa nouvelle vie ?

Comme je l’ai dit précédemment, ce tome ne m’a pas laissée indifférente. Avec de tels sujets, c’est même mission impossible. Cerise m’a vraiment touché. Sa souffrance. Son silence. L’absence de son père. Ses deux amies faisant de leur mieux. Et surtout l’arrivée d’Annabelle dans sa vie, ce qui va lui permettre de se reconstruire. Réussir à aborder de tels thèmes pour un public jeunesse avec douceur et espoir, c’est juste merveilleux, et rien que pour cela cette bande-dessinée est incontournable à mes yeux.

Après tant d’émotions, la deuxième partie du tome aborde l’avenir de Cerise et de sa mère. Un autre secret va d’ailleurs être révélé, mais cette fois cela réjouit notre petite détective. Je suis très contente que tout s’arrange pour elles de cette manière, et cela donne un épilogue émouvant mais plein de promesse. Je sais que cette nouvelle page de vie est abordée dans un hors-série, mais la saga peut très bien se finir sur cette magnifique pluie d’étoiles.

Je n’oublierai pas de parler des dessins d’Aurélie Neyret, toujours aussi doux, expressifs ; et j’apprécie la particularité de cette BD qui place des pages du journal de Cerise pour intégrer ses pensées, ses propres dessins, des photos, afin d'approfondir certains points et de cerner un peu plus le personnage principal - qui communique mieux à l’écrit qu’à l’oral.


En conclusion, ce dernier tome est une réussite et ne peux que conclure à merveille les aventures de Cerise. Cette petite fille a tout pour plaire et devenir un modèle, une référence, un ancrage pour n'importe quel.le jeune lecteur.ice. Je n'oublierai pas les histoires touchantes évoquées dans les différents tomes, tout comme les personnages rencontrés et la patte graphique de la dessinatrice.

7.9.20

Il était une BD #1 : Wika



Il y a quelques mois, j'avais proposé un format de chronique qui m'avait assez plu dans la rédaction, vu que mon avis portait sur la saga entière. Il s'agissait d'un manga de mon enfance ; mais aujourd'hui, je vais me pencher sur un autre type de lecture graphique - la bande-dessinée, et j'inaugure avec une saga à découvrir d'urgence !

Wika, c’est une BD juste extraordinaire, tant pour les illustrations que pour l’univers crée - avec des inspirations steampunk, de la mythologie nordique et une dose de féerie et de légende du Petit Peuple. C’est aussi une trilogie graphique dramatique, romantique, magique, avec des personnages sortant du lot malgré une quête initiatique « classique ».


L’histoire tourne autour de Wika, une fée dont le destin va être bouleversé alors qu’elle n’est encore qu’un nourrisson. Ses parents, roi et reine d'un grand royaume prospère, seront assassinés par le terrible Obéron, qui n’est autre que son chouette oncle ! Depuis cette tragédie, dont elle ne garde aucun souvenir suite à la perte de ses ailes, elle vit paisiblement dans une famille d’adoption, loin des intrigues politiques, loin du danger, et loin de la magie. A l’âge de seize ans, elle entame son propre chemin, qui la mènera sans qu’elle le veuille à la vérité, à reconnaître ses origines, à maîtriser ses pouvoirs, et surtout à affronter son destin. Non loin de là, la colère d’Obéron est toujours d’actualité, mais ses fils et filles sont également de la partie. Réussira-t-elle à survivre et à se venger ?

Ce qui saute aux yeux dans un premier temps, c’est le travail COLOSSAL autour du graphisme. C’est. Hyper. Beau. C’est bourré de détails. C’est coloré. J’ai passé de réelles minutes à contempler chaque planche, à me focaliser sur des expressions du visage ou des environnements, à admirer la puissance qui se dégage d’une planche entière, ainsi que sa composition, son dynamisme, son originalité... Rien qu’en tant qu’objet-livre la qualité est présente, j’en ai eu plein les yeux et je suis admirative par le travail d’Olivier Ledroit, un artiste que je suis avec attention !


L’histoire m’a également conquise du début à la fin. Le résumé que j’ai concocté peut sembler assez bateau pour de la fantasy (et vous n’avez pas entièrement tort) ; cependant, même s’il y a peu de révélations incroyables ou de retournements de situation j’ai été happée par le récit qui est très bien narré, se focalisant sur l’essentiel et les liens que Wika noue avec d’autres personnages au cours de sa quête. Je suis particulièrement fan du deuxième tome avec son entraînement magique auprès des Fées Noires, tout comme j’ai apprécié les nuances apportés par quelques fils d’Obéron – mais là-dessus, je suis obligée de me taire pour ne rien gâcher ! Le troisième tome est sous le signe de la bataille finale, qui a été épique à suivre, mais terrible en perte. L’épilogue est celle que je voulais, alors je suis doublement heureuse !

Globalement, il y a de l’action, un brin d’humour, une histoire d’amour au second plan, mais surtout du drama : tous les ingrédients sont présents pour je puisse adorer cette BD. Bon, pour contrebalancer le positif, je vais au moins citer un élément qui m’a parfois agacée : les plans culottes de l’héroïne lorsque cette dernière a une jupe. Ce n’était pas nécessaire, mais heureusement ce n’est pas fréquent, alors on oublie vite ce soucis.


Pour ce qui est des personnages, je ne peux pas passer à côté de mes deux petits préférés, à savoir Wika et le prince Rage. L’une est mordante, courageuse, badass et elle sait ce qu’elle veut. Je ne dévoilerai pas trop Rage pour des raisons évidentes, mais j’aime son caractère posé, sa réserve envers sa famille, sa relation avec Wika.
A l’opposé, il y a Obéron : je n’ai jamais autant détesté un personnage de fiction (sauf Tamlin dans ACOTAR, mais ça si vous me suivez depuis un moment vous l'avez déjà compris o/). Calculateur sans remords, obsédé par le pouvoir, assassin aux tendances incestueuses : bref un oncle charmant terrifiant qui fait un parfait antagoniste. 
Il y a pas mal de personnages secondaires attachants, drôles, avec chacun un rôle important dans la destinée de Wika, mais ma préférence va pour les trois Fées Noires, dont leur pan de l’histoire m’a fasciné.


En conclusion, c’est une BD fantasy que j’ai dévoré en un après-midi et qui m’a plu par son histoire, son univers, son personnage principal et sa quête de vengeance. Je reste encore aujourd’hui hallucinée par le travail graphique derrière, et je comprends entièrement pourquoi il y eu autant de délai de parution entre chaque tome. C'est une excellente lecture qui me restera en tête pour un long moment !

3.9.20

Gentlemind, tome 1



Gentlemind, tome 1 - Juan Diaz Canales, Teresa Valero & Antonio Lapone
Editions Dargaud - 88 pages - 18€
2020

→ Ma note finale : 13/20 ←

☆☆☆

« New-York, 1940.
Navit, une jeune artiste désargentée, hérite d'un journal de charme quelque peu désuet : Gentlemind.
Combative, intelligente et audacieuse, elle s'improvise patronne de presse et se lance le défi insensé d'en faire un magazine moderne. Hantée par le souvenir de son amant disparu sur le front en Europe, elle doit affronter la réalité d'une société américaine en plein âge d'or mais résolument machiste...
Un récit profondément touchant, sur trois décennies, du rêve américain au féminin ! »

☆☆☆

Je tiens à remercier NetGalley France ainsi que les éditions Dargaud pour leur confiance !

J’étais curieuse de découvrir cette bande-dessinée sur fond de féminisme, de société machiste, de journalisme dans les années 40, et l’ambiance de la couverture m’a intrigué. Je ressors pourtant mitigée par ma lecture du premier tome.

La vie de Navit n’a pas été toujours rose : elle perd de vue son amant qui est parti en Europe pour la Guerre, se retrouve contraint d’épouser un homme plus âgé qu’elle n’aime pas, et comble du malheur lorsque ce dernier décède d’un arrêt cardiaque elle ne pourra pas toucher l’argent de son héritage. Pourtant, elle va quand même garder le magazine Gentlemind, afin d’en faire un journal moderne et audacieux. Le chemin ne sera pas facile, car la société dans laquelle Navit évolue est encore machiste, et l’équipe de Gentlemind est entièrement masculine. Sans oublier ses histoires de cœur, où elle est encore tourmentée entre son ancien amant et son avocat...

Ce premier tome est assez introductif : on nous présente les personnages principaux de l’histoire, leur vie au fil des années, l’évolution du magazine et du journalisme de l’époque, ce qui est intéressant sur le fond. J’ai pourtant eu du mal avec la forme du récit. Il y a trop d’ellipses, je n’ai pas eu le temps de m’attacher à Navit, à Waldo, aux autres journalistes de Gentlemind, au mystérieux écrivain ; je suis même passée à côté de leur tracas du quotidien et leurs inspirations. Les interactions entre eux ne m’ont pas non plus marqués, surtout quand les dialogues étaient autour du journalisme, et ce manque d’approfondissement est dommage car les thématiques abordées étaient susceptibles de me plaire !

J’ai cependant appréciée les dessins, simples dans les traits et les couleurs, avec un style rétro qui colle à l’époque et à l’ambiance. Là-dessus, rien à dire, j'adhère totalement !


En conclusion, je reste sur ma faim après ma lecture de ce premier tome aux thèmes intéressants mais qui manque de profondeur pour me satisfaire pleinement. Ce côté introductif m’a fait passer à côté des personnages, malgré que je sois curieuse de découvrir l’évolution de Navit et de son nouveau journal. Je ne dirai pas non à la lecture du tome suivant, histoire de mieux cerner les enjeux et d’avoir un avis plus poussé sur la série ! 

27.8.20

La Quête d'Ewilan : Ellana, tome 5


La Quête d'Ewilan : Ellana, tome 5 : Chutes - LYLIAN & Martin MONTSE
Editions Glénat (Grafica) - 66 pages - 14€95
2020

→ Ma note finale : 19/20 ←

☆☆☆

« Voilà une semaine qu’Ellana a intégré la caravane menée par Hurj Ingan en tant qu'éclaireuse. Entre eux deux s’est créée une véritable relation de confiance et d’amitié, sinon plus. Mais alors qu’ils s’éloignent un temps de leur lieu de bivouac, ils retrouvent leurs compagnons morts, empoisonnés par des mercenaires du chaos qui en ont profité pour dérober les sphères graphes. En partant à leur poursuite, la marchombre et le jeune guerrier thül se rapprochent encore davantage. Ellana arrivera-t-elle à poursuivre sur la voie des Marchombre et rester fidèle à son destin malgré ce que lui dicte son cœur ? »

☆☆☆

Chronique des tomes précédents → tome 3 / tome 4

☆☆☆


Je passe toujours un excellent moment de lecture avec les adaptations graphiques d’Ellana et Ewilan, tant pour la qualité des dessins, des scènes mises en valeur et la retranscription du texte de Pierre Bottero. Ce tome ne déroge pas à la règle, je l’ai dévoré en peu de temps : la magie opère toujours. Ellana reste un modèle de liberté et de caractère pour moi, et son aventure est juste fascinante et déchirante à (re)lire.

Le tome porte son titre à merveille : après l’envol (au tome 4), c’est la chute. Mais pas seulement celle d’Ellana : Nillem y a aussi le droit, et la situation finale est inévitable. Ce pan de récit est donc marqué par la mort et l’échec, les doutes, la solitude, la trahison. Après cette terrible mission avec Hurj, Ellana apprend que la situation géopolitique de Gwendalavir est catastrophique : la guerre n’est plus très loin, et les alliés sont peu nombreux. C’est dans ce climat de tension que la jeune femme recherche l’équilibre qu’elle a perdu, en sillonnant des villes du passé, des souvenirs, et surtout elle va rencontrer une personne qui va la bouleverser.

Ce n’est pas le tome le plus gai, je suis d’accord ! Mais je trouve cela intéressant de voir que même Ellana n’est pas toujours aussi forte, aussi impertinente, aussi confiante. Je reste admirative et fascinée par ce personnage qui suit sa propre Voie, malgré des choix difficiles. Je savais que la relation avec Nillem était inéluctable, tout comme celle avec Hurj. Je n’en reste pas moins triste à chaque fois que je lis ces passages, surtout que je sais également ce qu’il va se passer par la suite – et le moment que je redoute le plus n’est plus très loin désormais.

Je suis satisfaite de la tournure des événements à la fin du tome : replonger dans cette période de trouble où une mystérieuse prophétie prend le dessus sur la raison de Nillem, et où la menace des Mercenaires du Chaos se fait présente, cela donne de la profondeur autour des Marchombres et leur histoire. Sans oublier que le danger se trouve aussi parmi les Marchombres, et je n’ai pas été ravie de revoir un certain personnage ! Je regrette juste un détail : la quasi absence de Jilano, qui m’a vraiment manqué ici, surtout à un moment aussi crucial pour son élève.


En conclusion ce tome garde les mêmes qualités que les précédents, avec une narration fluide, des personnages attachants et bien construits, des dessins magnifiques qui font honneur à l'imaginaire de l'auteur principal de la saga ; bref je continue d'aimer cette adaptation de tout mon cœur, et j'ai à la fois hâte et peur de me procurer le prochain tome, car Ellana n'est pas au bout de ses peines...

10.11.19

[CHRONIQUE] Cut Time, tome 1


Cut Time, tome 1 : Premières impressions - Judy JONG
Editions Robinson - 146 pages - 17€95
2018

☆

" Suite à une malédiction, la jeune Rel a perdue la vue. Depuis, elle parcourt le monde avec son oiseau d'aveugle, un faucon dénommé Fugue, niché sur sa tête. Sa route croise celle de Sol, riche héritier qu'elle sauve d'une tentative d'assassinat, et Nal, docteur sorcier aux pouvoirs surprenants. A la demande de Rel, les deux hommes acceptent de l'accompagner dans sa traversée du désert d'Incendia... "

☆

J'ai trouvé ce premier tome complètement par hasard à la bibliothèque : j'ai directement flashé sur la couverture, les couleurs et la pose de la fille. Sans lire le résumé il est parti dans mon sac, et je ressors plutôt satisfaite de cette lecture, surtout pour un premier tome.

Le tome est assez introductif, l'action n'est donc pas très présente mais au moins l'univers et les personnages sont bien posés, bien ancrés, je trouve le rythme convenable et agréable. Il s'agit donc de savoir comment le trio composé de Rel, Sol et Nal s'assemble et prépare son voyage vers le désert d'Incendia ; les conséquences et les buts étant différents pour chacun. Incendia a par ailleurs un lourd passé, le danger semble présent et je pense qu'il y a la possibilité de faire quelque chose de plus mouvementé, plus tragique, plus accrocheur pour cette visite.

Si on arrive à mieux cerner Sol et Nal avec des chapitres réservés à leur histoire - j'ai d'ailleurs une préférence pour le passé de Nal, qui est vraiment adorable et curieux comme garçon -, ce n'est pas encore le cas de Rel dont le voyage reste encore un mystère, tout comme sa magie et son pacte avec son oiseau. J'espère donc en savoir plus sur elle dans le prochain tome, mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier ce personnage et ses interactions avec les autres garçons.

Bien évidemment l'histoire se complexifie un peu avec le cousin de Sol, Théo, qui ne semble pas aussi bien attentionné qu'il ne paraît, tout comme l'assassin qui le poursuit. Je trouve ça un peu cliché comme "antagoniste", aussi bien physiquement que dans son double jeu avec Véra, donc à vrai dire j'espère me tromper et être surprise dans les prochains chapitres. Pour l'instant, ce n'est pas cette intrigue qui m'intéresse.

J'adore l'alchimie principal du trio, ils sont amusants, redoutables pour deux d'entre eux, motivés - ou pas pour le cas de Sol - ; c'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle je veux au moins lire le deuxième tome de cette série. Je regrette cependant que les personnages secondaires soient peu étoffés : la famille de Sol, l'assassin, le groupe d'artisan avec qui Sol se lie d'amitié, Véra - la fiancée de Sol -... Il y a du potentiel pour la plupart, même si je n'apprécie pas du tout Véra et son attitude trop précieuse.

Le gros coup de cœur de ce titre reste au niveau des dessins ! J'adore le style, les couleurs, les illustrations en noir et blanc en début de chapitre, les visages expressifs, le petit complément de croquis à la fin, la magie et ses effets visuels. Les dialogues sont assez aérés et c'est tant mieux, car je trouve les personnages assez bavards par moment et on se retrouve avec d'énormes bulles à lire.

☆

En conclusion ce premier tome porte très bien son nom : les premières impressions sont bonnes pour ma part, et même s'il me manque un peu d'action, un peu de profondeur, le reste m'a convaincu de lire la suite dès que l'occasion se présentera. Le trio est vraiment sympathique à suivre et haut en couleur, et ce voyage vers Incendia m'intrigue, surtout si certains mystères autour de Rel peuvent être révélés !

21.10.19

[CHRONIQUE] Le monde de Zhou Zhou, tomes 1 & 2


« La vie n’est pas facile pour Zhou Zhou. Sa mère est souvent absente, elle doit partager sa chambre avec ses cousines et elle est en échec scolaire. Mais quand elle rencontre le beau Yang Lin, elle sait que tout va changer... »

☆ 

C’est une série que je voulais absolument découvrir, car autant je trouvais les couvertures mignonnes, autant le résumé l’est nettement moins… J’ai passé un bon moment de lecture dans l’ensemble, mais je suis loin d’avoir eu un coup de cœur pour ces deux tomes.

J’ai suivi avec plaisir – et un peu de tristesse et d’indignation – le quotidien de Zhou Zhou, une jeune fille chinoise pleine d’imagination qui a pour seul meilleur ami Benz Benz. Pourtant tout n’est pas rose dans sa vie : sa mère est seule pour s’occuper d’elle, et faut d’argent elle ne peut continuer de vivre ainsi. Zhou Zhou déménage, quitte avec regret son ami et va devoir vivre chez sa grand-mère et ses deux cousines peu aimables ; pire, dans son nouvel établissement scolaire les difficultés d’apprentissage se succèdent, créant la honte et la moquerie dans sa famille… Même sa mère la délaisse à cause de son emploi trop prenant. Cela dit, un garçon du nom de Yang Lin va vite faire partie de la vie de Zhou Zhou, et les moments partagés avec lui seront une délivrance pour la petite fille.

Pour une BD jeunesse, les thématiques abordées peuvent être dures : la famille et ses tensions, la nécessité d’être le meilleur dans un cadre scolaire, l’amitié brisé par l’éloignement, la mélancolie, l’amour... Mais le mental de la protagoniste ainsi que son caractère permettent de mieux digérer les événements et les quelques dialogues percutants. Après, je ne suis pas sûre d’avoir tout compris : à de nombreuses reprises le réel est mélangé à l’imagination de la petite, ce qui donne des passages absurdes, barrés. J’ai moins ressenti ceci dans le second tome, mais le premier était assez brouillon dans la construction du récit.

J’ai par ailleurs découvert quelques petites choses sur le système scolaire chinois ainsi que sur leur société, et j’ai bien envie de me pencher plus en détail à ce sujet ; il y a de quoi se questionner sur leur vision de la réussite et de la perfection.

Le premier tome pose les bases : la situation de Zhou Zhou et sa mère, les bonnes et mauvaises rencontres qu’elle va faire, son quotidien à l’école. Je trouve malheureusement que tout est trop rapide et peu approfondi, surtout les liens entre les personnages principaux. Mis à part trois personnages, les autres ne m’inspire aucune empathie, parfois même je ressens du dégoût ou de l’indignation : une des deux cousines de Zhou Zhou, la grand-mère, la mère de Yang Lin, un gamin croisé à la papeterie… Bref, c’est trop décousu pour que j’adhère complètement à l’histoire.

Les deux garçons qui vont graviter autour de la petite fille sont finalement les seuls qui me donne envie de lire la suite ; en plus de Zhou Zhou. Elle est parfois bizarre, mais terriblement attachante, c’est injuste tout ce qu’elle peut subir gratuitement à cause de la société. Je la trouve rayonnante avec Yang Lin, qui est tout aussi sympathique et bienveillant qu’elle. Pour ce qui est de An Chen, il est plus discret, plus mystérieux, il m’intrigue et je me demande bien comment leur relation va évoluer.

Le bon point de cette série, ce sont les illustrations. Elles sont vraiment chouettes ! C’est très expressif, mélancolique, drôle et coloré, triste et sombre ; je suis passée par toutes les palettes d’émotions au fil des pages. Les personnages ont – presque - tous des têtes adorables, rondes, c’est agréable à regarder, es enfants sont très mignons !


En conclusion j'ai bien aimé cette lecture malgré les défauts, surtout au niveau de la vitesse du récit et du peu d'approfondissement des thématiques présentées. Pourtant je suis curieuse de savoir de quoi sera fait le quotidien de Zhou Zhou avec ses deux amis, alors je lirai certainement la suite dès que possible !

10.10.19

[CHRONIQUE] Bergères guerrières, tome 1 : La relève


« Voilà maintenant dix ans que les hommes du village sont partis, mobilisés de force pour la Grande Guerre. Dix ans qu'ils ont laissé femmes, enfants et anciens pour un conflit loin de chez eux... La jeune Molly est heureuse car elle peut enfin commencer l'entrainement pour tenter d'entrer dans l'ordre prestigieux des Bergères guerrières : un groupe de femmes choisies parmi les plus braves, pour protéger les troupeaux mais aussi le village ! Pour faire face aux nombreuses épreuves qui l'attendent, Molly pourra compter, en plus de son courage, sur Barbe Noire, son bouc de combat, mais également sur l'amitié de Liam, le petit paysan qui rêve aussi de devenir Bergère guerrière même si ce n'est réservé qu'aux filles... »

☆

Une BD qui me faisait envie depuis des lustres, surtout depuis que je suis plus attentive aux réseaux sociaux et aux blogs littéraires. J’ai lu beaucoup de bien sur cette série, le résumé me tentait énormément, la place des femmes dans cet univers m’intriguait, et surtout, SURTOUT, j’avais flashé sur la couverture et le style d’Amélie Fléchais. C’est donc sans grand surprise que je ressors conquise de ce premier tome, qui me donne qu’une seule envie : lire la suite dès que possible !

Les hommes sont partis dans une guerre dont on ignore encore beaucoup de choses – ce qui rend d’ailleurs certains personnages tendus ou tristes - , laissant les femmes et quelques rares hommes derrière eux. Au fil des années, pour ne pas se laisser abattre, les femmes ont eu une place très forte dans cette société, notamment avec l’ordre des Bergères guerrières. Elles chassent, elles surveillent leur territoire, elles enquêtent, elles s’entraînent de génération en génération ; de vraies femmes courageuses, solidaires, fortes. Cet ordre fait rêver une jeune rouquine de dix ans, Molly : enjouée, curieuse, un brin vantarde et surtout très (trop) franche avec son entourage. Avec son ami Liam (secrètement envieux de faire aussi parti de cet ordre) et de son bouc Barbe-Noire elle va rentrer à son tour dans le clan, mais avant d’appartenir à l’élite il va falloir s’entraîner et faire ses preuves en groupe !

Rien que l’histoire mérite le détour : alors je suis d’accord que ce tome est assez lent, il y a peu d’action et surtout pas mal d’informations à connaître, l’aspect introductif peut donc rebuter. Je me suis laissée malgré tout porter par les pages et je ne me suis pas ennuyée une seconde, de plus il y a quelques explications que j’attends fermement dans le prochain tome, surtout à propos de cette guerre, de la bête introduite à la dernière page et de la mystérieuse fille que croise Molly dans une mission. Et avec une fin pareille je suis impatiente de me procurer la suite, surtout avec des illustrations aussi superbes !

Les personnages sont attachants et intéressants à suivre. Molly est une enfant adorable, qui commet des bourdes avec son caractère mais son enthousiasme est contagieux. J’ai hâte de voir son évolution, tout comme pour son ami Liam. Son obstination pour rejoindre les rangs des guerrières est vraiment touchant, et ce malgré les critiques de certains membres de sa famille. Je suis donc très contente de ce qu’il se passe dans ce tome pour lui, et j’espère qu’il va lui aussi évoluer positivement. Les doyennes guerrières sont tout bonnement classes, intimidantes, avec un fort caractère : je vais prendre plaisir à les voir souvent dans l’aventure du duo. Pour ce qui est des autres filles en formation, je n’ai pas spécialement de préférence mais elles ont chacune sa propre personnalité, ses peurs, ses forces et ses faiblesses. Le groupe a une bonne dynamique et j’ai hâte de voir leur potentiel !

6.9.19

[CHRONIQUE] Seuls, tome 6 : La quatrième dimension et demie


Seuls, tome 6 : La quatrième dimension et demie – Bruno GAZZOTTI & Fabien VEHLMANN
Éditions Dupuis – 48 pages - 10€95
2011


Attention aux spoils dans le résumé !

« À la fin du premier cycle, les cinq enfants faisaient une terrible découverte. Ils réagissent de manière différente à cette terrible nouvelle, tout en cherchant un moyen de contacter de l’aide extérieure et de quitter cet endroit macabre et dangereux... »


La révélation à la fin du premier cycle m’a vraiment donnée envie de me jeter sur cette suite sans tarder. Je ne suis pas déçue par le début du nouvel arc, surtout qu’on retrouve rapidement l’ambiance particulière de la série ainsi que le petit groupe qu’on connaît bien – et que je trouve très attachant malgré certains caractères -.

Pas une minute à perdre et ça me va parfaitement : on reprend là où l’histoire s’est arrêtée, avec un groupe d’enfants aux réactions et aux comportements variés. J’ai bien aimé le fait que tout le monde ne se souvienne pas de ce qu’il s’est passé avant le « grand bouleversement » : je me suis retrouvée aussi démunie qu’eux, à ne pas savoir ce qui est vrai, ce qui est faux, ce qui va leur arriver désormais. Il y a des enfants nonchalants, peu troublés ; d’autres sont au contraire mortifiés, pensifs, perplexes. J’ai apprécié cette diversité dans les personnalités, si bien que je commence à apprécier des personnages secondaires restés en arrière-plan jusqu’ici.

Ce qui m’amène à un de mes passages préférés de ce tome : le moment où tous les personnages sont dans une église pour discuter de leur sort. Est alors évoqué la religion, les croyances, le partage d’opinion et le respect de son expression, le tout avec une pointe d’humour noir et de cynisme. C’est vraiment pertinent et cela offre de bonnes pistes de réflexions pour un public jeune.

Je n’ai évidemment pas crû une seule seconde au changement de personnalité d’un ancien personnage revenu de loin, et il va de nouveau apporter son lot d’ennui et de danger. Cela m’a permis de ne pas m’ennuyer jusqu’à la fin du tome ! Il ne cesse de diviser les enfants alors qu’il y a plus important, mais ils restent néanmoins jeunes et goûtent volontiers à son jeu « immature » et « stupide » : guerres de territoire, nom de groupe à trouver, symbole de ralliement à créer et taguer, combats de tank, enlèvements et tortures… Les protagonistes vont encore traverser pas mal d’épreuves qui vont resserrer leur lien. J’ai plus apprécié Dodji, qui va tenter de retrouver la mémoire, ainsi qu’Yvan et son courage. Par contre je n’arrive toujours pas à supporter Terry…

La fin apporte pas mal d’interrogations qui vont être, à mon avis, au cœur de ce second cycle, et j’espère enfin en savoir plus sur cette histoire de familles, cette « quatrième dimension et demie », surtout avec le retour d’un personnage qui semble être bien différent et dangereux…

En conclusion ce début de nouveau cycle démarre sur les chapeaux de roue et je ne suis pas déçue du déroulement de l’histoire, de l’évolution des protagonistes et de ce que semble annoncer la dernière page. J’ai vraiment hâte de me plonger dans la suite et d’en découvrir plus sur cet univers et ses mystères, en espérant un peu plus de danger et de frayeur cette fois-ci !


« - Mon hypothèse, c'est que, une micro-seconde avant qu'on meure, notre cerveau s'emballe, se met à penser à toute vitesse. Ça serait 10000 fois plus puissant qu'un rêve ou que du stress. Et pour notre esprit, cette dernière micro-seconde de conscience s'allongerait à l'infini et on s'imaginerait tout un univers... C'est ça que les religions appelleraient la "vie éternelle"...
- C'est fort, ton truc.
- Ouais. J'ai appelé ça : la "quatrième dimension et demie", parce que c'est une dimension cachée dans le temps, et le temps, c'est la quatrième dimension. »

13.8.19

[CHRONIQUE] La boîte à musique, tomes 1 & 2


La boîte à musique, tomes 1 & 2 : Bienvenue à Pandorient / Le secret de Cyprien - GIJE & CARBONE
Editions Dupuis - 56 pages par tome - 12 € l'unité
2018


Résumé du premier tome : 
" Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l'intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu'un lui fait signe et lui demande de l'aide. Dès lors, en suivant les instructions d'Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable... "


S'il y a une chose de certain avec ces deux premiers tomes, c'est que les couvertures sont d'une beauté époustouflante, j'aime beaucoup ! Elles sont à l'image des illustrations qui vont mettre en couleur le récit de Nola, cette jeune fille dont la mère est décédée depuis peu. Il ne reste qu'en souvenir d'elle une étrange boîte à musique, qui s'avère être en réalité un moyen de transport vers Pandorient, un monde fascinant mais pas dénué de danger. Encore moins pour une étrangère ! Nola va donc se faire de nouveaux amis, mais aussi découvrir que sa mère lui a caché beaucoup de choses...

L'univers est sympathique, notamment avec Pandorient, les peuples fréquentant ce lieu singulier, les traditions, les coutumes, leur histoire et le règne du roi Hectorian Ier. J'ai des images de différents films Ghilbi dans ma tête, je me demande si des inspirations n'ont pas été puisées par-là, ce qui ne me dérange absolument pas ! Cela dit je suis déçue que tout reste en surface sans jamais s'arrêter bien longtemps sur ces détails, ce qui est dommage car je me doute qu'il y a de la matière. Les deux tomes restent trop "jeunesse", le récit va vite et ne prend pas le temps de se poser un bon coup pour mettre des détails au clair ; je n'ai pas non plus eu le temps de m'attacher aux nouveaux amis de Nola tout comme je suis frustrée de ne pas savoir grand-chose sur le rôle de sa mère et la façon dont elle a aidé Pandorient. Je continuerai avec curiosité la suite, en espérant un début de réponse et d'approfondissement de l'univers, et pourquoi pas un peu plus de danger palpable.

Les thèmes abordées restent cependant touchants, notamment dans quelques scènes : la tristesse de Nola au sujet de sa mère, Cyprien et le harcèlement / racket qu'il subit de la part d'un groupe peu agréable, l'entraide mutuel. Ce sont des messages importants qui, selon moi, sont bien traités et apportent de la profondeur au récit, ainsi qu'une touche de réalisme : bien des enfants / adolescents peuvent se sentir concernés, se rapprochant petit à petit des personnages principaux. Surtout que Nola est une fille pleine de courage, attachante, curieuse ; j'ai pris plaisir à la suivre dans ces deux aventures. J'espère aussi avoir l'occasion d'en savoir plus sur Andrea et son frère, et de poursuivre un bout de chemin avec Anton et Cyprien - ce dernier est par ailleurs tellement adorable -.


" - Anton ?
- Oui, Nola ?
- Tu l'as bien connue, ma maman ?
- Oh que oui ! Nous étions amis ! Quelle tristesse lorsqu'elle nous a dit adieu !
- Adieu ? Parce qu'elle savait qu'elle allait mourir ?
- Non, la dernière fois que je l'ai vue, elle t'attendait : elle était heureuse, mais aussi effrayée à l'idée de te mettre en danger. Tu sais, Nola, Pandorient a traversé des heures sombres et difficiles... Annah a toujours était là, même dans l'adversité... Elle nous a protégés et... sauvés ! Sans elle, Pandorient n'existerait tout simplement plus...
- Avec toutes tes plantes et tes formules, tu n'aurais pas pu la sauver... elle ?
- Malheureusement, nous n'avons jamais su qu'elle était malade... J'aurais tant aimé... qu'elle nous le dise... Mais après nous avoir sauvés, Annah a fait un choix... celui de vivre auprès de sa famille... "

7.8.19

[CHRONIQUE] Seuls, intégrale du cycle 1


Seuls, intégrale du cycle 1 (du tome 1 au tome 5) - Bruno GAZZOTTI & Fabien VEHLMANN
Editions Dupuis - 258 pages - 35€
2010


" Un matin, Yvan, 9 ans, Leïla, 12 ans, Camille, 8 ans, Terry, 5 ans, et Dodji, 10 ans, se réveillent seuls. Tout le monde a disparu. Ils décident de rester ensemble et de découvrir ce qui s'est passé. Mais très vite, ils vont comprendre qu'au-delà de la simple débrouille il va leur falloir apprendre à survivre. Surtout que le danger rôde... "


Cela fait plus de trois ans qu'une amie de la fac me parle sans cesse de cette BD, l'une de ses préférées à ce jour. Grâce à elle j'avais découvert Blacksad, une bonne surprise que je vous recommande au passage si vous êtes fan d'anthropomorphe et d'enquête policière ; c'est désormais au tour de Seuls, et je dois dire que j'ai eu raison de lui faire une fois de plus confiance car j'ai adoré cette lecture !

Le contexte de l'histoire ainsi que son ambiance sont plantés dès les premières pages : on découvre brièvement chacun des enfants que l'on va suivre par la suite avant le terrible événement. Il y a Yvan, un peu étrange, peureux et féru de théories farfelues ; Leïla, ma préférée du groupe, courageuse, raisonnable et ne se laissant pas faire du tout par les autres ; Camille, l'intello un brin naïve qui ne pense qu'aux bonnes notes et à l'école ; Dodji, le petit caïd violent et solitaire ; et pour finir Terry, le plus jeune, assez casse-pied par moment, pleurnichard et têtu.

Vous l'aurez compris : le groupe va plus d'une fois ne pas s'entendre car les caractères sont différents, leur histoire personnelle aussi, pourtant ils font plus d'une fois preuve de solidarité entre eux et c'est ce qui me plaît dans leur évolution. Ils vont se connaître, se faire confiance, et petit à petit aider l'un à retrouver sa maison, l'autre son doudou préféré, et tout en cherchant d'autres traces de vie ils s'approchent d'une terrible vérité qui va éclore à la toute fin de cette intégrale. Rien ne va les épargner. Si je m'étais doutée de cette réponse, reste maintenant à savoir si c'est encore un mensonge, une énième manipulation ou bien la réalité dans laquelle les enfants vont devoir désormais vivre...

Il ne faut pas se fier à l'étiquette de BD jeunesse : oui les protagonistes sont jeunes, mais les thématiques abordées, certaines scènes, certains dialogues et non-dits ne sont clairement pas à mettre dans les mains et yeux de tout le monde. C'est violent, il y a des morts partiellement visibles, des animaux féroces en liberté avec pour seul désir de tuer ce qu'ils trouvent devant eux, un enfant fasciné par les idéologies d'un certain nazi, des enfants mystérieux dont le but est d'éliminer nos pauvres protagonistes sans pitié... L'un d'eux a d'ailleurs un lourd passé derrière lui car il était un enfant battu. Sans parler de la révélation finale de ce cycle, dont les dessins sont impactants. Je ne suis pas dérangée par ces aspects, mais je préfère prévenir !

Il n'y a aucun temps morts dans l'histoire, dès qu'une péripétie se termine une autre arrive, encore pire. Il reste pas mal de zones d'ombres et de choses à découvrir, et il me tarde déjà de me procurer les tomes du second cycle pour poursuivre le chemin de cette bande d'enfants dont je m'attache un peu plus à chaque page - sauf Dodji, son caractère ne passe pas tout le temps avec moi -. J'espère aussi en apprendre plus sur les autres enfants qui les rejoignent en cours de route, pour le moment ils ne sont pas très importants ni transcendants. Les dessins sont abordables, expressifs et dynamiques. Une excellente découverte dont je remercie une fois de plus mon amie pour m'avoir donné envie de sauter le pas !


" - Qu'est-ce qui se passe ici ?
- J'en sais rien.
- ... Moi, quand je me suis réveillée, mon grand frère et mes parents étaient plus à la maison. Et y avait plus personne dans le lotissement. J'ai essayé d'appeler mes tantes au téléphone : elles habitent à Neuvallon, mais elles ont pas répondu... Et ça a été pareil pour les pompiers et la police... Et toi, tes parents aussi ont disparu ?
- Moi ?... J'suis dans un internat... Mais y avait plus personne non plus. T'as vu ? Les télés diffusent plus rien... Et c'est pareil pour la radio et pour internet. J'ai essayé.
- Ça me fiche la trouille... Qu'est-ce qui a bien pu se passer ? "