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20.10.20

Winterwood


Winterwood : La forêt des âmes perdues
- Shea ERNSHAW -
Editions Rageot / 400 pages / 17€50
Parution le 21 octobre 2020

Ma note finale : 14/20


« Certains disent que les bois de Wicker Woods sont magiques. Hantés, mêmes.

Nora Walker, héritière d’une longue lignée de sorcière, sait à quoi s’en tenir : toutes les femmes de sa famille partagent un lien particulier avec la forêt. Et c’est ce lien qui met Oliver Huntsman sur sa route. Lorsque l’adolescente le retrouve, gelé, au milieu de ces arbres inquiétants, elle n’en croit pas ses yeux. Oliver, c’est le garçon du Camp de Redressement pour jeunes en difficulté qui a disparu en pleine tempête de neige voilà deux semaines. Il devrait être mort. Et pourtant, il est là, vivant. 

Que s'est-il passé durant cette nuit inquiétante ? Quel secret cache le jeune homme ? »


Je remercie NetGalley France ainsi que les éditions Rageot pour m'avoir permis de découvrir l'autrice et sa plume. N'ayant pas lu The Wicked Deep : La malédiction des Swan sisters, j'étais curieuse de connaître son univers avec son deuxième roman. J'ai passé un bon moment de lecture avec la jeune Nora, mais le roman comporte quelques défauts qui ont fait descendre mon enthousiasme.

Petit aparté : j'ai volontairement occulté la deuxième partie du résumé car à mon sens elle évoquait des événements avancés dans l'histoire qui peuvent gâcher la surprise, et je pense que c'est pour cela que j'ai deviné LA révélation finale du roman dès le début. C'est assez dommage pour le coup.

Ainsi, l'histoire se penche sur Nora, une sorcière qui n'a pas de don de la nuit, contrairement à toutes ses ancêtres. Sa mère n'étant pas branchée magie, et son père étant inconnu au bataillon, la jeune femme se sent vite seule, avec pour seule compagnie une forêt dangereuse et redoutable. Une nuit, elle va croiser Oliver, un jeune homme qui a disparu il y a quelques semaines lors d'une nuit de tempête ; et alors qu'il était censé ne pas avoir survécu il s'avère parfaitement vivant. Nora va essayer de percer les secrets d'Oliver, de la forêt de Winterwood, mais aussi comprendre ses sentiments naissants envers l'intriguant personnage.

Pour commencer ma chronique, je préfère parler du positif. Le gros point fort du roman est sans aucun doute l'ambiance. L'autrice a parfaitement maîtrisé les descriptions des environnements, les nombreuses pensées chaotiques de l'adolescente, les mystères qui s'accumulent sans réponses concrètes, ainsi que les visites nocturnes (presque mortelles) en pleine forêt. C'est très descriptif comme récit, mais j'ai adoré le côté sombre qui se dégage de chaque chapitre. C'est également sympathique de faire alterner les points de vue entre Nora et Oliver, afin de saisir la psychologie des deux protagonistes.
J'ai aussi aimé en savoir plus sur la famille Walker, leurs parcours, leur pouvoirs, leurs destins ; j'aurais voulu en lire plus sur elles car elles sont fascinantes !

Ce sont ces points qui font que j'ai malgré tout passé un bon moment de lecture, car malheureusement il y a des éléments qui ne m'ont pas séduite. Tout d'abord, comme je l'ai évoqué précédemment, le résumé était trop spoilant. De ce fait, dès le premier chapitre et la découverte d'Oliver, j'ai senti le coup venir, et chaque indice m'a conforté dans mon opinion. J'étais donc déçue quand la révélation a éclaté à la fin du roman, car il n'y avait pas de surprise. Aussi, j'étais frustrée par des dialogues entre Nora et d'autres personnages, car je me demandais sans cesse à quel moment Nora allait comprendre que quelque chose cloche.

L'autre point qui me dérange est l'épilogue. Je trouve cela trop facile, surtout après une telle montée en tension - qui objectivement est bien écrite et intéressante à suivre. Je n'ai pas non plus était emballée par la romance qui a pris une proportion importante dans la seconde moitié du roman, alors que la première partie s'en sortait bien sans.


En conclusion, j'ai passé un bon moment de lecture : ce roman colle parfaitement à la saison et à Halloween qui approche avec son ambiance sombre et mystérieuse (Wicker Woods donne réellement des frissons), mais il a des défauts qui m'ont fait passer à côté d'une partie de l'histoire. Si je me suis attachée à Nora avec ses valeurs et sa personnalité, ce n'est pas vraiment le cas des autres personnages, principaux et secondaires, et la fin ne m'a pas totalement convaincue, tout comme les révélations principales.

17.5.20

[CHRONIQUE] Les aigles de Vishan Lour



Les aigles de Vishan Lour – Pierre BOTTERO
Éditions Rageot – 91 pages - 11€90
2019

Ma note finale : 18/20

☆☆☆

« Plume est une Ombre.
Grâce à ses talents d'acrobate, elle se glisse discrètement dans la nuit.

Jeune écuyer des Chevaliers du Vent, Estéblan accompagne la délégation chargée de rappeler au nouveau roi ses devoirs. Quand la délégation est assassinée, il est menacé à son tour.

Plume sera-t-elle son alliée ? »

☆☆☆

⌜- 𝓒'est ainsi que les puissants règlent leurs problèmes. Dans le sang.


Si vous êtes familier de mon blog, vous avez largement compris que Pierre Bottero et moi c’est une grande histoire d’amour. Il m’a donné le goût de la lecture, et chaque livre de cet auteur est une bouffée d’air frais et d’émotions. Alors quand Rageot décide de publier une nouvelle inédite de l’auteur (en sa mémoire, il nous a quitté il y a déjà dix ans) je ne pouvais pas passer à côté !

L’histoire est assez courte, que ce soit dans la narration et dans sa temporalité : on va donc suivre un morceau du quotidien de Plume et Estéblan, deux enfants aux parcours de vie différents ; assister à leur rencontre lors d’une tragique soirée et voir ce qu’ils advenir d'eux. Une nouvelle fois l’auteur nous plonge dans un univers de fantasy, avec de belles rencontres, de la poésie, des créatures majestueuses ou effrayantes, de la cruauté, de la mort. J’ai adoré du début à la fin, la recette est efficace et fonctionne parfaitement !

Plume est une voleuse agile appartenant aux Ombres – une guilde qui m’a fait énormément penser aux Marchombres, dans une autre saga de l’auteur -, et c’est une inspiration qui m’a fait très plaisir, j’ai aimé cette familiarité. Elle a également le caractère et la répartie d’Ellana – la Marchombre la plus connue -, ce qui fait que de Plume ma petite préférée de cette histoire, sans l’ombre d’un doute. Estéblan est également intéressant à suivre, j’ai eu beaucoup de peine pour cet apprenti Chevalier du Vent plein de rêves. Sa relation avec Plume est forte, émouvante, il y a une bonne alchimie entre eux. C’est un duo que je ne suis pas prêt d’oublier, tout comme leurs compagnons oiseaux.

L’univers de cette histoire est fascinant, mais je ne suis pas surprise par le talent d’imagination de l’auteur. Que ce soit dans la politique, le bestiaire, la géographie, les objets magiques, l'ambiance, etc. : je suis rentrée dès les premiers mots dans le livre, et comme toujours à la fin je suis terriblement frustrée de ne pas en savoir plus. Par ailleurs, je suis même un peu déçue que ça s’arrête ainsi, il manque de l’action, quelque chose de marquant. J’ai le sentiment que l’histoire n’aurait pas dû s’achever ainsi, mais on ne peut pas changer les événements… Et tant que je suis dans les (petites) remarques négatives, je trouve que presque 12€ pour une nouvelle qui se lit en une demi-heure, c’est cher et pas vraiment justifié.


En conclusion c’est un vrai plaisir que de se replonger dans un univers inédit de Pierre Bottero, dont l’univers, les personnages et la plume m’ont fait voyager quelques temps, même si c’était trop court et légèrement frustrant à la fin. Une petite pépite qui va rejoindre fièrement ma collection de livres de l’auteur

14.7.19

[CHRONIQUE] Météorite


Météorite - Pierre BOTTERO
Editions Rageot (romans) - 182 pages - 6€30
2009


" Tout a commencé avant que je rencontre Naomie. Avant que Boule de Billard et Golgoth débarquent avec leur air louche. Avant même que je me découvre un drôle de pouvoir. En fait, tout a commencé le jour où la météorite s'est écrasée près de mon berceau... "


Encore un roman de Pierre Bottero, oui ! Je suis vraiment contente de poursuivre la lecture de toutes ses œuvres, c'est à chaque fois un merveilleux moment à passer, tout en se déconnectant du monde extérieur l'espace de deux heures - Météorite étant assez court -.

Rien que le résumé m'a intriguée : une météorite s'est abattue près de la maternité où Mattéo a vu le jour - c'est vrai que ça arrive tout le temps -, et cela n'a eu aucune conséquence sur sa vie, son quotidien, ses relations avec les autres jusqu'au jour où il entendra des voix dans sa tête. Non, il n'est pas devenu fou en grandissant mais télépathe ; cela dit son don de Parleur est "particulier" car il ne communique qu'avec les animaux ! Les dialogues avec les deux vaches et le chat du protagoniste sont drôles, bien écrits, avec une bonne répartie de la part des deux camps. Mais ce que j'ai le plus aimé avec ce pouvoir, c'est le message que glisse subtilement l'auteur : le respect des animaux. Un Parleur qui communique avec les animaux de façon pacifiste obtient en retour le respect de ses amis à pattes, et l'aide que ces derniers apporte au jeune garçon va se révéler précieuse dans les prochains événements. De plus, même si c'est très bref, Pierre Bottero indique bien que le garçon est devenu végétarien suite à la découverte de son don, c'est donc un bon moyen de rendre curieux les jeunes lecteurs/lectrices sur ce sujet et de s'interroger dessus.

Cela dit l'histoire ne s'arrête pas ici, et le ton change soudainement : lors d'un voyage scolaire à Paris, Mattéo va faire la rencontre de Naomie, une fille qui lui parle... par la pensée ! Elle a aussi un don, plus puissant que celui du protagoniste, mais elle va le prévenir d'un danger imminent et des personnes mal intentionnées qui vont courir après leur pouvoir. Cette deuxième partie du roman m'a rappelé pas mal d'éléments d'une saga de l'auteur, L'Autre, et je dois dire que ça ne m'a absolument pas déplu. C'est sombre, le cadre de l'action est inquiétant, on est loin de Sainte-Lucie et du foyer maternel rassurant. Les combats sont livrés de manière intelligente, avec un petit retournement de situation sympathique. La fin est un peu frustrante car j'aurai voulu continuer mon chemin avec Mattéo et Naomie, mais l'auteur apporte une petite touche d'humour toute mignonne pour conclure cette folle aventure.

Mattéo est un jeune garçon agréable et drôle à suivre, il n'est pas tout le temps malin mais il évolue à la découverte de son don - qui ne le rassure pas tellement au début et cela lui apporte un peu de réalisme -. Il ne pourra que plaire à un public du même âge que lui, avec ses qualités et ses défauts. Et son ennemi principal, Edouard, pas vraiment réputé pour sa grande sagesse et sa modestie. Lorsqu'il est à Paris et qu'il prend conscience de ce qu'il va lui arriver la nuit, je l'ai trouvé assez touchant : il a peur - c'est normal -, ne se sent pas à la hauteur, mais ne souhaite pas abandonner Naomie, pour qui le coup de foudre est évident.
Cette dernière est de loin mon personnage préférée du livre, bien qu'elle ne soit présente que vers la fin. On sait finalement peu de choses sur elle, ce qui est dommage, mais les courts moments passés avec Mattéo sont plaisants à lire de par sa détermination et sa fraîcheur. Là-dessus je retrouve quelques traits de caractère en commun avec Ewilan, un personnage d'une autre saga de l'auteur. Et évidemment je ne peux qu'être fan. Ensemble, ils sont complémentaires, et la maladresse de Mattéo donne des scènes aussi bien attendrissantes qu'à mourir de rire.

Les autres personnages sont finalement peu mis en avant mais donne de la consistance et de la couleur à l'histoire, et sont importants pour l'évolution de Mattéo : les deux vaches, Ballerine et Henriette, sont la raison de pourquoi j'aime l'humour de Pierre Bottero ; le chat est un bon professeur malgré son caractère... de chat ; Edouard est insupportable de toujours vouloir se mettre en avant pour frimer et fait un peu pitié par moment (on a tous connu un "Edouard" dans notre parcours scolaire) ; les amis de Mattéo sont comme n'importe quel garçon innocent de leur âge, à courir partout, vouloir vivre plein d'aventure, à manger du Nutella tout en donnant des surnoms étranges aux individus bizarres qui rôdent dans les parages. Les antagonistes sont à la fois effrayants et caricaturaux, mais l'auteur arrive avec brio à tout dédramatiser. Le Renifleur, le Briseur, le Sautilleur, le Penseur et l'Eclipseur sont donc pardonnés car ils livrent à mes yeux la meilleure partie du roman.


" - Allez, c'est bon, Mattéo, arrête de faire la tête !
- Je ne fais pas la tête.
- Pourquoi tu ne dis rien alors ?
- Parce que je n'ai rien à dire.
- Tu passes à la maison pour une partie de foot ?
- ...
- On est vendredi. Ta mère rentre tard et on n'a même pas de devoirs.
- ...
- Il y a un pot de Nutella qui nous attend.
Dans la vie, il faut savoir faire des concessions. Je me suis planté devant Tom et Lucas. Nous venions de traverser le bois Gentil. Je ne leur avais pas adressé la parole de la journée, il était temps de signer un traité de paix.
- Un pot entier ?
- Un 750 grammes tout neuf.
J'ai essayé de prendre l'air du gars blessé par la médiocrité des siens et qui, noble et généreux, parvient néanmoins à leur pardonner mais mon estomac a été plus rapide que moi.
- D'accord. On y va. "


En conclusion je rajoute ce chouette roman jeunesse à ma collection des livres de l'auteur, que je quitte avec ma petite déception habituelle car je voulais en lire plus. Ce n'est que le début des aventures de Mattéo et Naomie, j'ai aimé leur rencontre, la nuit de danger qu'ils ont bravés avec courage et succès ; la plume de l'auteur est agréable, fluide, avec son univers et sa touche humoristique dont je suis amoureuse. C'est rapide à lire mais toujours un plaisir. 
J'en garderai de bons souvenirs d'ici la prochaine découverte de l'auteur - peut-être le nouveau livre qui va sortir pour les dix ans de sa disparition ? -

26.6.19

[CHRONIQUE] Fils de sorcières


Fils de sorcières - Pierre BOTTERO
Editions Rageot (Romans) - 192 pages - 6€60
2017


" Je m'appelle Jean et je vis dans une famille où toutes les filles sont des sorcières : ma mère, mes tantes et même ma petite sœur... Ça ne me dérangeait pas jusqu'à ce qu'un terrible buveur de magie s'attaque à elles. Comment faire pour les sauver ? "


Je suis toujours heureuse de lire un roman de Pierre Bottero, car je sais d'avance que je vais passer un excellent moment et qu'il va me toucher d'une façon ou d'une autre. Et bien ça n'a pas loupé, Fils de sorcières est un livre qui se lit très rapidement mais j'en ressors conquise des deux heures passées avec Jean et sa famille !

Rien que le résumé avait tout pour me plaire : une famille avec des pouvoirs magiques - dont seuls les membres féminins sont les détentrices -, une créature sinistre et menaçante qui n'est d'autre que le buveur de magie ; et la couverture m'attirait beaucoup par ses couleurs et son atmosphère.

Suivre le quotidien de Jean et de cette famille haute en couleur m'a vraiment plu car chaque personnage est unique et bien défini. On suit de très près Jean, un petit garçon épanoui qui va devoir sauver sa famille sans magie, ainsi que sa petite sœur Lisa qui est juste à mourir de rire et très attachante. Autour d'eux vont graviter la maman, les tantes, les grands-parents et un peu plus tard le père de Jean, disparu en abandonnant sa famille derrière lui, sans donner de nouvelle. Les messages autour de la famille, son importance et la tolérance sont LES sujets principaux abordés tout au long de ce petit roman, mais Pierre Bottero à l'art et la manière de faire passer ceci avec humour, émotion et ça dédramatise certains passages.

La magie est bien présente dans l'histoire, et j'ai adoré son utilisation ainsi que ses principes. Il y a deux types de magie : celle utilisée quotidiennement et qui permet, par exemple, de remplir instantanément le frigo ou de simplifier les tâches ménagères ; et la Grande Magie, pour les cas d'extrême urgence - l'exemple le plus concret étant la téléportation à l'autre bout du monde -. Un de mes chapitres préférés concerne d'ailleurs de près la magie, avec les emplettes chez Abracadabra - une façon déguisée de commander instantanément par magie les fournitures de la rentrée scolaire qu'on trouve dans les catalogues de pub -.

Le seul petit reproche que je pourrais faire concerne le buveur de magie : je sais que c'est un roman jeunesse, mais je ne le trouve pas très effrayant ni oppressant. Par contre j'ai adoré les conséquences de son absorption de magie : la victime se retrouve transformée en poupée Barbie à l'effigie de la sorcière, je trouve l'image amusante. L'auteur ne cessera jamais de me surprendre par son imagination !

Aucune longueur à relever, tout est fluide dans l'enchaînement des chapitres et de l'action, les dialogues sont toujours intelligents, avec de bonnes réparties. Et je dis un grand oui à la référence à l'un de ses propres univers, Al-Jeit, avec une rue portant ce nom ! (ça me donne cruellement envie de relire les sagas d'Ewilan...). La fin est ravissante, avec un beau message rempli d'optimisme et d'amour ; la chute amusante va changer définitivement la vie de cette chouette famille. Je regrette de les quitter aussi rapidement.


" - Un buveur est continuellement assoiffé de magie. Quand il s'en prend à une sorcière, il ne s'arrête pas tant qu'il n'a pas bu toute la famille. Celui qui s'est attaqué à la nôtre ignore peut-être où habite mamie. Il ne faut pas lui donner d'indices.
Si mamie Pléioné ne pouvait pas nous aider, c'était la catastrophe totale ! J'ai fermé les yeux pendant une seconde, et j'ai imaginé toutes mes tantes réduites à l'état de poupées mannequins. 
Sauf maman ! Maman, c'est impossible. "

En conclusion j'ai passé un très bon moment avec cette petite lecture pleine de magie, de sorcières, d'humour et d'émotions. La famille Sylvestre réserve de bonnes surprises, et leur quête pour lutter contre le buveur de magie est l'occasion parfaite pour rêver un peu plus, accepter la différence, apprendre le courage et retrouver une famille unique et unie malgré les épreuves. Jean a tout pour plaire à un public jeune, mais pas que !