Ce premier tome des Chroniques Lunaires se penche sur Cinder, une cyborg mécanicienne qui n'est d'autre que la Cendrillon des contes que nous connaissons. Une belle-famille à vomir (sauf sa sœur Peony), un quotidien de labeur, traitée comme une esclave et une minable, Cinder va pourtant écrire un tournant dans sa vie et celle de la Communauté orientale. La venue de la reine lunaire Levana alors que la pandémie de létumose fait rage complique encore plus les choses, sans parler du service top-secret que lui confie le prince Kai, dont le destin va également être bouleversé.
5.9.21
Chroniques Lunaires, tome 1
Ce premier tome des Chroniques Lunaires se penche sur Cinder, une cyborg mécanicienne qui n'est d'autre que la Cendrillon des contes que nous connaissons. Une belle-famille à vomir (sauf sa sœur Peony), un quotidien de labeur, traitée comme une esclave et une minable, Cinder va pourtant écrire un tournant dans sa vie et celle de la Communauté orientale. La venue de la reine lunaire Levana alors que la pandémie de létumose fait rage complique encore plus les choses, sans parler du service top-secret que lui confie le prince Kai, dont le destin va également être bouleversé.
29.8.20
The book of Ivy, tome 2


Pour restituer le contexte après les événements du premier tome, Ivy se retrouve maintenant seule. Abandonnée par sa famille car elle n’a pas assassinée Bishop, l’homme qu’elle aime désormais, mais à qui elle a choisi de mentir pour le protéger. Derrière les barrières de Westfall, un nouveau monde s’ouvre à elle, et il lui faut survivre. Mais pour quoi faire désormais ? Pour protéger qui ? Car les dangers sont nombreux et plus proches que ce qu’elle ne pense... De plus; l'hiver approche, ce qui ne va pas faciliter ses conditions de vie.
Sincèrement, je me suis rapidement ennuyée pendant plus de la moitié du livre. Je ne suis pas contre ce renouveau dans le cadre du récit, qui a de bonnes idées et pouvait permettre de l'action à foison, ainsi que de la tension. Mais les péripéties et les rencontres d'Ivy hors de Westfall se succèdent trop vite sans s’attarder à créer une atmosphère apocalyptique ; cette dernière s’en sort à chaque fois, et surtout elle a de la chance. Beaucoup de chance, ce qui n’apporte pas toujours de la crédibilité à ce monde extérieur sauvage. Aussi, tout ce qui tourne autour du personnage de Mark Laird m’a dérangé, mis mal à l’aise [TW pédophilie/viol].
Si j'ai aimé le nouveau duo Caleb/Ash et leur histoire – car tout n’est pas mauvais dans cette partie, heureusement -, j'ai eu plus d'une fois envie de baffer Ivy, voir même Bishop. Leur relation amoureuse était insupportable à suivre tant elle tournait en rond, sous fond de mensonges, d'énervements injustifiés... Pour finalement se transformer en couple de YA classique et sans surprise. Quel dommage d’avoir gâché ce qui faisait leur charme dans le premier tome.
Pendant cette première partie donc (soit les deux tiers du roman), on ne revient à aucun moment sur ce qu'il se passe à Westfall. Après la tentative de meurtre ratée de Bishop, il y avait de quoi provoquer un certain chaos. Et la famille d'Ivy dans tout ceci ? Et cette histoire de révolution promise par le résumé, et surtout par le titre ? J'ai dû attendre la page 180 (sur 286) pour espérer relancer mon intérêt pour le titre, et mon enthousiasme est vite retombé. Le dénouement est bâclé faute de temps pour développer les enjeux politiques. Ivy ne m'a pas donné l'impression d'amener une révolte, ce qui est le comble avec ce titre ! Au contraire, elle a été spectatrice du début à la fin, ce qui m'a réellement déçue. Le sort de certains personnages est prévisible, tout comme l'épilogue et le choix final d'Ivy. Je suis juste contente du destin d'un des personnages secondaires rencontrés dans le premier tome, c'était bien joué là-dessus.
24.6.20
Hunger Games : La ballade du serpent et de l'oiseau chanteur
5.7.19
[CHRONIQUE] Eleanor & Park
J'avais apprécié Fangirl de la même auteure, même si moi et la romance contemporaine ça fait deux. Mais j'avais adoré son style d'écriture, les thèmes abordés et son univers bourré de références pop-culture, alors j'avais envie de m'attaquer à un autre de ses romans. Cela tombe bien, cette lecture me permet de commencer officiellement le Summer Book Challenge. Malheureusement, je ferme le livre avec un avis mitigé : sensation de frustration maximum, romance très nunuche par moment, mais des thèmes importants abordés avec puissance et émotion, avec l'agréable style de Rainbow Rowell.
Je savais dès le début que j'allais lire une romance, je savais bien à quoi m'attendre donc, mais je n'arrive définitivement pas à apprécier pleinement ce genre. C'est guimauve à certains moments, ridicule parfois dans les dialogues ; j'étais plus d'une fois exaspérée par le comportement des deux protagonistes, leurs erreurs, leurs non-dit, leurs silences. Je ne comprenais pas tout le temps leur réaction, mais je dois admettre que leur relation était réaliste et a malgré tout apporté son lot d'émotion. Après tout si j'ai enchaîné le livre jusqu'à la fin pendant trois heures c'est qu'Eleanor et Park ont su me toucher quelque part, j'avais envie de savoir comment leur couple allait évoluer, avec ses hauts et ses bas.
Par ailleurs le gros point fort du livre reste dans le traitement de plusieurs thématiques importantes et impactantes pour les adolescents de nos jours. La famille prend une grande dimension : la maman d'Eleanor soumise et apeurée par son nouveau mari alcoolique et violent - il m'a vraiment foutu les jetons -, la pauvreté, le jugement de la belle-famille de Park à l'encontre de sa nouvelle copine un peu "spéciale", les attentes du père de Park envers le fils aîné... C'est triste à constater, ça blesse, ça percute dans les propos, mais une fois de plus c'est réaliste et tout le monde s'y retrouve dans son histoire personnelle.
Le harcèlement scolaire a également une grande place dans l'histoire, surtout avec le personnage d'Eleanor : elle est rousse, elle est un peu forte, elle a un style vestimentaire qui ne passe pas inaperçu, c'est la nouvelle ; elle passe dans le viseur de la bande à Steve et va en voir de toutes les couleurs, surtout dans les trajets en bus et en cours de sport. Sans oublier les notes salaces dans ses cahiers... Je ne me suis pas spécialement attachée à cette fille, mais je l'ai trouvé admirable de toujours rebondir sur ses pieds et ne pas se laisser détruire totalement par ces événements. Dans ces moments-là j'étais sincèrement heureuse que Park soit présent pour la soutenir.
De façon moins prononcée on va aussi retrouver la thématique de l'adolescence et de la recherche d'identité dans cette période, ainsi que la tolérance et l'acceptation de la différence. La musique, le style vestimentaire, l'entourage, les goûts personnels... Comme le récit se passe en 1986 j'ai bien aimé ce petit dépaysement culturel - pas si loin de ce que j'ai connu, surtout pour les lecteurs cassettes ! -, mais c'est aussi pour cela que beaucoup de choses ne sont pas encore acquises. Et aujourd'hui aussi d'ailleurs. Pour ne citer qu'un exemple, sans spoiler le roman : quand Park a décidé de mettre du maquillage pour aller au lycée, ça ne m'a pas choqué ; mais la réaction de son père m'a vraiment mise hors de moi. Il faut donc avoir le cœur accroché pour lire certains passages du livre...
Comme je disais précédemment, Eleanor m'a touché à quelques moments, mais très souvent je suis passée à côté de ses pensées, de son attitude. Elle est loin d'avoir une vie facile, j'en ai conscience, et j'avais envie qu'elle s'en sorte et qu'elle se reconstruise heureuse ; cela dit j'en suis restée là. Mais pourquoi ce choix à la toute fin ? Je ne comprend pas du tout, et j'ai beau me repasser la question en boucle je ne trouve pas de raisons valables. Elle m'a tout simplement déçue. Ceux qui ont lu le roman savent de quoi je parle.
J'ai bien apprécié Park : il a de l'humour, du courage, il est adorable et touchant, et j'adore le style qu'il se construit au fur et à mesure du roman. Il a aussi ses défauts, je ne le cache pas, et il m'a parfois agacé ; mais ce sont des erreurs que tout le monde commet dans sa vie, c'est bête et méchant mais facilement pardonnable. Il est prêt à tout pour aider Eleanor, la soutenir. Et il y a la fin du roman qui gâche tout à mon sens. C'est dommage.
Le reste des personnages secondaires sont perturbants à analyser après coup. Ils sont ni tout noir ni tout blanc, à quelques exceptions près. Ainsi difficile d'affirmer que j'apprécie les parents de Park, Steve et Tina, la famille d'Eleanor, la prof de sport... Il y a des moments où j'étais scandalisée par leurs propos et leurs actions, mais à d'autres moments ils montrent leur faiblesse, reconsidèrent leurs torts et cherchent à se faire pardonner, font des efforts envers Eleanor pour lui venir en aide... Ils sont tous complexes, avec des nuances, et je félicite l'auteure pour avoir créé cette galerie de personnages.
3.10.18
[Chronique] Heartless
Un livre que j'avais hâte de lire depuis ma découverte des Chroniques Lunaires - LE coup de cœur livresque de l'année dernière -, et qui me permet d'avancer dans le Pumpkin Autumn Challenge. Je savais que les avis étaient partagés pour ce one-shot : soit on l'apprécie à 100% soit on est déçu. Je dois sans doute faire partie de la deuxième catégorie car je ressors de ma lecture plutôt mitigée, même si l'histoire a beaucoup de qualités et que j'ai passé un bon moment dans l'ensemble.
Un des points forts du roman à mes yeux, c'est tout simplement son univers. Marissa Meyer a fait un boulot monstre pour emprunter des éléments chez Lewis Carroll (les personnages, les mondes, la folie et l'étrangeté de certains dialogues ou situations) pour les intégrer dans son histoire, tout en mélangeant sa propre patte. Le résultat est agréablement surprenant et efficace, les références à Alice au pays des merveilles et à sa suite, De l'autre côté du miroir, sont nombreuses et apportent des éléments pertinents sans pour autant dénaturer le récit de base. On peut donc enchaîner sans soucis avec les aventures d'Alice car ce préquel fait bien son travail et tient la route, même si le récit est assez sombre et tragique par rapport aux écrits de Carroll.
Car oui, bien que ce soit prévisible dès le début sur le sort de Catherine et son amour avec Badin (merci le résumé de la quatrième de couverture...), le drama est présent jusqu'au bout, et cela ne m'a pas empêchée d'avoir une boule au ventre à la lecture des dernières pages. Des destins tragiques, un amour impossible, des rêves brisés, la folie et la vengeance qui habitent le cœur, des morts violentes, des prises de conscience douloureuses : voilà ce que nous réserve Heartless, et j'ai trouvé regrettable que tout cela se mette en place vers la deuxième moitié du livre car j'ai bien failli abandonné ma lecture au début.
Alors que l'histoire se mette lentement en place, certes, c'est une chose ; mais là où j'ai trouvé que le roman n'était pas bon du tout c'est avec la protagoniste, Catherine. Ce personnage m'a fait hurler, lever les yeux au ciel, soupirer car elle est indécise du début à la fin. Et bien évidemment elle a un talent unique pour ne faire que les mauvais choix. De par son comportement et son attitude envers certaines personnes de son entourage - amis, famille, membre de la noblesse - je pense qu'elle s'est mis des freins toute seule pour réaliser ses rêves : devenir pâtissière, aimer Badin, sauver des vies, épouser ou non le Roi de Cœur... Et ce n'est pas l'événement fatidique du récit qui m'a donné de l'empathie pour elle, bien au contraire.
Quel dommage d'avoir une protagoniste comme ceci alors qu'il y a deux personnages qui valent clairement le coup, et qui sont également importants pour l'intrigue : Badin et Hatta. Et c'est grâce à eux que j'ai renoué avec l'histoire et que j'ai finalement apprécié ma lecture. Le premier est charmant, mystérieux, protecteur, doté d'un bon sens de l'humour et d'une plume ravissante ; j'ai adoré les révélations sur lui, ses origines et sa mission secrète. Pour ce qui est du deuxième, je ne pouvais que l'aimer car c'est un fameux chapelier doué dans son art, et qui va fuir jusqu'au bout un terrible destin... J'ai adoré sa relation chaotique avec Catherine - ce qui fait que Hatta est directement devenu un de mes chouchous -, et je suis encore choquée par les révélations le concernant et ce qu'il a provoqué de manière involontaire.
Je ne m'attarderais pas d'avantage sur les autres personnages, ils sont dans l'ensemble bien construits, avec de fortes personnalités, et font tous avancer de manière tragique le destin de Catherine - je vous avais prévenue pour la fatalité qui se dégage de l'histoire - : le Roi de Cœur est sympathique bien que maladroit en amour et au pouvoir ; Mary Ann est adorable et fidèle en amitié, cela me désole tellement de voir sa relation avec Catherine changer du tout au tout ; les parents de cette dernière sont détestables à souhait à cause de leur égoïsme ; Peter Peter et sa femme sont pleins de mauvaises surprises, honnêtement je ne pensais pas qu'ils allaient avoir autant d'importance ; le chat du Cheshire est fidèle à lui-même : mystérieux ; les Trois Sœurs sont flippantes et glauques ; et le Corbeau qui accompagne Badin est finalement attachant, je ne m'attendais pas non plus à la révélation le concernant.
















