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18.6.20

ACOTAR, tome 2


Un palais d’épines et de roses, tome 2 : Un palais de colère et de brume – Sarah J. MAAS
Éditions France Loisirs – 715 pages – 21€90
2018

Ma note finale : 19/20

☆☆☆

! ATTENTIONS AUX SPOILS DANS LE RÉSUMÉ ET MA CHRONIQUE !


« Après avoir survécu aux défis d’Amarantha, Feyre est devenue une Fae et a hérité de pouvoirs qui échappent à son contrôle.
Mais son cœur est resté celui d’une humaine, et elle ne peut effacer ce qu’elle a dû commettre pour sauver Tamlin et la Cour du Printemps…

Elle ne peut non plus oublier qu’elle a conclu un marché avec Rhysand, le redoutable Grand Seigneur de la Cour de la Nuit. Une semaine par mois, elle doit séjourner à ses côtés, dans son palais.
D’abord réticente, Feyre découvrira pourtant qu’il est loin d’être le Fae cruel et manipulateur qu’elle croyait connaître. Avec lui, elle va apprendre à dompter ses pouvoirs. Et douter de ce qu’elle ressent pour Tamlin…

Mais au-delà de la Cour de la Nuit, une menace se profile. Car les desseins du roi d’Hybern pourraient bien ébranler tout le royaume des immortels. »

☆☆☆

⌜ - 𝓐 tous ceux qui rêvent en contemplant les étoiles, Rhys, déclarai-je.
(..)
- Aux étoiles qui entendent les vœux et aux rêves exaucés, répondit-il. ⌟


J’avais déjà chroniqué le premier tome ici, si jamais vous ne l’avez pas encore lu. En résumé j’étais satisfaite de certains points mais la saga avait encore besoin de corriger certains défauts pour que je l’apprécie plus. Avec ce second tome je comprends mieux pourquoi tout le monde s’efforcer de me dire qu’il était largement meilleur que le précédent : le coup de cœur est présent.

L’histoire se complexifie et s’approfondit grâce à la venue de Feyre dans la Cour de la Nuit, plus précisément dans la magnifique cité secrète de Velaris. Le pacte qui lie la protagoniste avec Rhysand est toujours d’actualité, et ce dernier a décidé de l’embarquer lors de son mariage avec Tamlin, empêchant l’échange de vœux. Si la jeune femme n’est pas enthousiaste par sa nouvelle situation, elle va pourtant comprendre que sa vie à la Cour du Printemps n’avait rien d’un conte de fée. Elle n’est plus étouffée par Tamlin et sa jalousie, plus privée de liberté à cause d’un homme égoïste, et ses cauchemars s’atténuent. C’est donc dans ce cadre de vie offert par le mystérieux Rhysand, Grand Seigneur de la Nuit, que Feyre va se reconstruire, comprendre ses nouveaux pouvoirs, se faire de précieux amis, faire le point sur ses sentiments, et sauver Prythian de la menace imminente du roi d’Hybern.

On s’éloigne complètement de la réécriture du conte de La Belle et la Bête et des contraintes imposées par cette référence, et quand je vois le résultat final je ne peux qu’approuver les choix de l’autrice. Elle a repris les ingrédients que j’appréciais déjà dans son premier tome – l’ambiance sombre et mature, des personnages aux forts caractères, un univers fascinant mais encore bien flou -, et elle m’a transporté dans un nouveau Prythian qui m’a surprise, enchantée, terrifiée. Voir de multiples cours différentes, rencontrer plus de monde, connaître les menaces qui pèsent sur les deux mondes, découvrir la puissance et les traditions des Faes (que ce soit en général ou uniquement ceux de la Cour de la Nuit) ; j’ai été heureuse de toutes ces informations et de les découvrir sous les yeux de Feyre, cela donne énormément de consistance à la saga. Par ailleurs j’ai rapidement apprécié la nouvelle personne qu’elle était devenue, je l’ai trouvé plus raccord avec elle-même et épanouie. Je pourrais bien chipoter sur quelques longueurs, mais honnêtement les 700 pages se sont vite envolées, et je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer.

Évidemment, rien de tout ceci n’aurait été possible si le deuxième personnage principal restait Tamlin – dont j’avais décrit mon dégoût dans ma précédente chronique -. Ici, il reste fidèle à son rôle, et même pire, ce qui le classe directement dans les personnages de fiction dont je ne peux plus blairer la présence. Son attitude envers Feyre est à vomir, et ses décisions pour la « sauver » et protéger son peuple sont impardonnables à mes yeux. Je regrette cependant la quasi absence de Lucien : il apparaît de temps en temps mais il a peu d’interaction et c’est dommage, car il mérite mieux que ça. Mais au vu de la révélation finale qui le concerne je me doute qu’il ne restera plus en arrière. Il me tarde de découvrir son histoire.

Vous l’avez donc bien compris, le personnage central dans ce second tome est Rhysand, un personnage étrange rencontré dans le premier opus, et dont les véritables intentions sont encore obscures. Il fait peur par la dangerosité de son pouvoir, personne ne connaît son royaume, et surtout il était du côté d’Amarantha, l’antagoniste qui a asservi la quasi-totalité de Prythian. Il ne part pas gagnant avec Feyre, mais pourtant au fur et à mesure des chapitres je m’y suis énormément attachée. Et j’ai surtout compris ses agissements. Je suis heureuse de voir Feyre se reconstruire avec lui, malgré ses taquineries, son humour décadent, sa réputation. A côté de Tamlin, il brille par sa loyauté envers son royaume, son sens du sacrifice, ses rêves de liberté et d’égalité. Jamais il n’enferme la protagoniste, jamais il ne dira un mot plus haut que l’autre, et il lui laissera toujours le choix à chaque situation. Je trouve d’ailleurs le message super important, et ça fait du bien de traiter sérieusement le sujet du consentement. 
Aussi, il m’a plus d’une fois touchée, tout comme il m’a plus d’une fois fait mourir de rire. Ses liens avec ses amis – sa famille – sont également touchants à découvrir. J’ai ma petite préférence pour Mor – ce n’est pas pour rien qu’elle est la cousine de Rhysand -, bien que Cassian, Azriel et Amren sont chacun attachant et fascinant à leur façon.

Je suis également surprise – dans le bon sens – à propos des deux sœurs de Feyre, Nesta et Elain. Elles vont avoir un rôle très précis dans ce tome, et j’ai adoré leur dévouement pour protéger le monde des humains et aider leur petite sœur. Un autre personnage important fait son entrée dans ce jeu de pouvoir et de complot : Ianthe, une Grande Prêtresse loin d’être ce qu'elle paraît, et que j’ai détesté dès la première apparition. J’ai vite flairé le coup car son évolution était prévisible, mais je ne dirais rien de plus à ce sujet, à vous de le découvrir si vous vous lancez dans la saga.

La fin est magistrale, tant par les révélations que par la nouvelle situation qu’elle instaure pour chacun des personnages principaux. Au programme : beaucoup de bouleversements, de mensonges, de jeux d’influence, et une guerre imminente. Sans compter un amour intemporel et indéfectible qui m’a marqué profondément et qui mérite une meilleure fin. J’ai vraiment hâte de me procurer le troisième tome de cette saga et d’en découvrir le dénouement !


En conclusion j’ai bien fait de pousser jusqu’au second tome pour savoir si la saga pouvait me convaincre : ce tome est largement au-dessus que le premier en tout point. Un univers approfondi, des personnages attachants et mieux construits, une ambiance magique à la fois sublime et terrifiante, un rythme plus maîtrisé. Je n’ai pas pu lâcher le livre avant d’en connaître les dernières mots, et je n’avais plus été aussi happée par une histoire depuis Le Faiseur de rêves. Je comprends les éloges à son sujet, et il me reste maintenant plus qu’à me plonger dans le dernier tome dès que je l’aurais sous la main !

8.5.20

[CHRONIQUE] Un palais d'épines et de roses, tome 1



Un palais d'épines et de roses, tome 1 - Sarah J. MAAS
Editions France Loisirs - 521 pages - 18€90
2017

Ma note finale : 15/20

☆☆☆

" En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix. "

☆☆☆

⌜- 𝓡éjouissez-vous de posséder ce cœur humain, Feyre, répondit-il enfin. Et plaignez ceux qui ne ressentent rien.


 Depuis le temps que je vois cette saga partout sur Livraddict, Twitter, Youtube, Instagram... Je lis de très bons avis, d'autres un peu plus mitigés, mais globalement c'est positif. J'ai enfin pris quelques heures pour me plonger dans cet univers qui a son succès, et j'en ressors satisfaite, bien que déçue par certains aspects. Vous l'avez compris : ce n'est pas un coup de cœur comme beaucoup d'autres avant moi !

Feyre est une jeune femme de 19 ans qui vit actuellement dans la misère, avec ses deux sœurs et son père, après que les affaires de ce dernier se soient effondrées de manière catastrophique. Elle doit prendre soin d'eux, quitte à se plonger plus loin dans des territoires dangereux pour chasser et gagner de l'argent. Mais un jour, elle va devoir tuer une énorme bête, un Fae, pour sauver sa peau mais aussi celle de sa famille. Les humains méprisent ces êtres immortels depuis des années, mais ceci reste un acte interdit, et l'un des leurs ne tarde pas à retrouver Feyre pour qu'elle réponde de son crime. Elle se retrouve contrainte de vivre pour toujours au-delà du royaume des mortels, à Prythian, chez deux Immortels. Son ravisseur n'est rien d'autre qu'un des Grands Seigneurs du royaume, Tamlin - accompagné de près par Lucien, son conseiller. Pourtant, Feyre n'est pas emprisonnée, torturée, même si la vie n'est pas rose au début et que la méfiance perdure : sa venue pourrait bien sauver Tamlin et son royaume d'une étrange malédiction. Mais une menace se tapie dans l'ombre de Prythian, et Feyre va devoir comprendre rapidement les enjeux politiques de cet étrange monde pour sauver ceux qu'elle aime de tout son cœur de mortel.

Ce roman prend comme base le conte de La Belle et la Bête, mais en bien plus sombre et mature (contrairement à ce que j'ai pu lire ici et là ce n'est pas du young adult, attention !). Je ne suis une grande fan de ce conte à la base, mais depuis son adaptation en film live par Disney j'ai revisité mon jugement dessus. Ainsi on retrouve le fil rouge de la malédiction jetée sur le prince à cause d'une parole impertinente - et peu maligne, mais c'est Tamlin dans sa splendeur, je reviendrais sur lui plus tard -, condamnant le seigneur et ses sujets à porter un masque sur le visage sans jamais pouvoir l'enlever. J'ai adoré ce que l'autrice a développé autour, c'était fascinant, bien amené, et on garde l'aspect "seul l'amour véritable pourra les sauver". Classique, mais cela ne m'a pas dérangé !

Malheureusement, le gros reproche que je pourrais faire à ce premier tome, c'est son rythme inégal. La première partie est beaucoup trop lente. Je peux comprendre que l'autrice avait beaucoup de choses à poser pour son univers, ses personnages principaux, ses mystères, son ambiance ; mais j'ai eu du mal à accrocher à l'histoire à partir de l'arrivée de Feyre à Prythian. J'ai trouvé ça ennuyeux, l'action était absente, et Feyre était une véritable girouette émotionnelle peu supportable. Lucien a sauvé les meubles, mais c'était rare. J'ai pourtant bien fait de ne rien lâcher, car dès la deuxième partie je ne pouvais plus poser le livre ! Entre les enjeux politiques, les manipulations, les épreuves terribles que Feyre doit surmonter, l'entrée en scène d'un protagoniste important et mystérieux : c'était une bonne surprise, et cela remonte mon opinion finale sur le début de cette saga.

Autre point qui me chiffonne - et qui j'espère ne sera plus d'actualité dès le second tome - : le traitement de Feyre par Tamlin ou Rhysand, les deux protagonistes masculins. Entre le jouet à faire picoler chaque soir pour danser (et plus ?) avec sans qu'elle se souvienne des détails, quelques commentaires/actes pas très agréables et parfois dégradants ou le coup de "Maintenant que tu m'aimes casse-toi et ne reviens plus", j'avoue être perplexe. Alors si cela m'a conduit à ne pas apprécier Tamlin - et je m'en porte très bien car j'aurais bien d'autres exemples pour le descendre en flèche -, j'espère que Rhysand va évoluer en mieux car il a du potentiel. Je ne parlerai pas non plus très longtemps du couple que forme Feyre et Tamlin, la froideur de ce dernier dans la dernière partie du roman m'a une fois de plus choqué. Rien de bien sain et romantique à mon goût, mais à voir ce que cela donne dans le temps, vu que Rhysand va rentrer dans la partie, et je suis bien plus curieuse à son sujet.

Pour revenir sur du positif, j'ai trouvé le développement des personnages majoritairement intéressant à suivre, avec de belles évolutions. Feyre, malgré ses choix frustrants et quelques passages pénibles, a du charme, une sacré force de caractère, un sens du devoir honorable quand il s'agit de sa famille. Elle protège ce qu'elle aime coûte que coûte avec courage et détermination, et je l'ai trouvé touchante lorsqu'elle fait face à ses faiblesses. Nesta, l'une des sœurs de Feyre, est une bonne surprise car je ne l'appréciais pas du tout au début, mais dans la seconde partie elle donne le change, j'aime son côté raisonnable et pragmatique. J'espère bientôt la revoir ! Pour les personnages masculins, je ne peux pas passer sous silence Lucien et Rhysand, leur humour, leur cynisme, leur dévotion, leur complexité quand il s'agit de leur famille ou de leur motivation. En tout cas, ils ont complètement éclipsés Tamlin et sa musculature incroyable dont Feyre en fait l'éloge à chaque chapitre... Mais le physique ne fait pas tout !


En conclusion, ce premier tome a des défauts, assez lourds au début, mais dès les 200 premières pages dépassées il m'a été impossible de décrocher. L'univers est incroyable et fascinant, sombre et mature, complexe et loin d'être l'idéal. Les personnages donnent envie de lire la suite pour voir leur évolution et la résolution de quelques mystères, mais ma bête noire reste Tamlin, auquel je n'ai pas du tout accroché. J'ose aussi espérer que Feyre sera mieux traitée par la gente masculine, certains passages n'étaient pas du luxe à lire... Il faut savoir que l'épilogue se suffit à lui-même, mais je ne vais pas me priver de découvrir bientôt le second tome et ce que l'autrice va développer comme intrigue.

9.12.18

[Chronique] Les Bannis et les Proscrits, tome 1 : Le feu de la sor'cière


• Les Bannis et les Proscrits, tome 1 : Le feu de la sor’cière 
2006
James CLEMENS
Editions France Loisirs
• 581 pages 

• « Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l'espoir de préserver le bien. Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu'elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes de ténèbres pour s’emparer de la magie embryonnaire qu’elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible... mais aussi vers la compagnie d'alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux. » 

J’avais lu cette saga il y a bien des années, mais non seulement il ne me semble pas avoir lu la fin, mais je n’avais surtout plus aucun souvenir de l’histoire. Je me suis donc motivée pour une relecture complète des Bannis et les Proscrits, et pour le moment je suis très satisfaite de ce premier tome, malgré de grandes longueurs.

James Clemens possède ici un univers dense. Très dense. C’est pourquoi ce tome sert avant tout de grande introduction à l’histoire, à Elena, à son destin et à sa rencontre avec tous les personnages qui constitueront son groupe pour le second tome. Ce pavé peut donc faire peur au début mais le mieux est encore de se lancer et de tenter l’aventure.

J’ai adoré l’aspect sombre, sanglant et dramatique qui se dégage de certains passages (attention cependant à quelques descriptions explicites pour les âmes sensibles !), et même si le sort arrange souvent et facilement la situation de certains protagonistes, surtout dans les pires moments, les pages se sont tournées rapidement. J’ai également était fascinée par la magie et tout le lore autour : les sor’cières, le Chi, le Grimoire et sa réelle fonction, le Gul’gotha et son terrible Seigneur Noir ; beaucoup de mystères sont encore à découvrir mais les réponses seront présentes, je l’espère, par la suite.
Les retournements de situations sont la plupart du temps prévisibles, mais elles se fondent naturellement dans l’intrigue et cela donne du pep’s à la narration, car le gros problème de ce tome ce sont les longueurs dans le texte, même si les nombreuses descriptions colorées et précises permettent un bon ancrage dans l’univers. Les traditions des différents peuples d’Alaséa, les conflits politiques, les prophéties : on en découvre toujours un peu plus. Elena va ainsi vivre un début d’automne cauchemardesque mais cela n’est que le prémisse de ce qui l’attend réellement, et de ce fait j’ai apprécié la suivre.

Elena n’est qu’une enfant, elle ne connaît pas grand-chose de ce qui l’entoure et surtout elle va vivre de nombreux drames familiaux qui vont la marquer de manière irrémédiable. J’ai aimé la voir osciller entre le courage, le doute, la peur ; elle est très humaine dans ses réactions malgré ses pouvoirs de sor’cière qui grandissent et je sens qu’elle a encore beaucoup à offrir question émotions.
Dans le groupe qui va peu à peu se constituer autour d’elle par le biais du destin j’ai une grande préférence pour quelques personnages : Er’ril, un guerrier attachant, rassurant et d’une aide précieuse pour la jeune fille ; Méric, un el’phe arrogant, puissant et fascinant (j’adore la complexité de sa quête et le choix fatidique qu’il va devoir prendre à la fin) ; et Nee’lahn, une nyphai douce, maternelle mais tout aussi dangereuse quand il le faut.
Je pourrais écrire des paragraphes entiers sur eux et les autres (Tol’chuk l’og’re, Fardale et Mogweed les si’lura, Kral le guerrier imposant) tant ils sont bien construits, complexes, uniques, avec chacun un objectif différent – et pas forcément pour le meilleur... - . C’est la grande force du roman, et même si je n’apprécie pas tout le monde j’aime leur interaction, leur différence et les conflits et/ou avantages que cela procure.
Et que dire des antagonistes, extrêmement terrorisants, mauvais, intelligents ? J’ai hâte d’en découvrir plus sur chacun dans les futurs tomes.

En conclusion je suis ravie d’effectuer cette relecture et de me replonger aux côtés d’Elena. Tous les ingrédients sont réunis pour que j’apprécie ma lecture et que je passe directement dans le deuxième tome : du drame, de la magie, de l’action, des personnages charismatiques et uniques, des révélations et des rebondissements à foison, et même un peu d’angoisse (ce que je ressens rarement quand je lis). Malgré quelques longueurs qui permettent cela dit de construire un univers dense et riche, j’espère éprouver le même enthousiasme par la suite !