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19.9.21

Les noces de la renarde


 

❝ 1461, Japon. Hikari vit dans les forêts peuplées de croyances et de dieux du Japon du 15ème siècle et s’intéresse de près au village installé au pied de la montagne… à ses risques et périls.

2016, Tokyo. Mina, qui a le pouvoir de voir les yokaï, esprits et monstres du folklore japonais, va se laisser entraîner dans une chasse au démon, en plein cœur de Tokyo.

Deux univers qui se croisent et s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation. ❞


Depuis le temps que je voulais découvrir la plume de Floriane Soulas ! Entre son roman steampunk (Rouille) et celui-ci, centré sur la culture japonaise, mon cœur balançait. J’ai donc fait un choix en commençant par Les noces de la renarde, et je ressors plutôt conquise par cette lecture !

Le roman alterne deux points de vue différents, pour suivre deux histoires séparées par les époques. D’un côté il y a Hikari, une des déesses de la forêt qui s’intéresse à un village humain malgré des lois stricts à ce sujet. De l’autre il y a Mina, une jeune lycéenne dotée d’un don particulier qui lui gâche la vie, jusqu’au jour où une affaire sordide va la conduire à affronter ses peurs et ses origines.

Clairement la première partie du roman n’est pas ma préférée, à cause des longueurs. C’est normal avec ce type de narration puisque l’autrice devait installer deux ambiances, deux histoires, deux fils rouges, et doucement lier le tout… Ce n’est pas simple comme exercice, et c’est pourquoi j’ai insisté pour connaître le fin mot du roman. J’ai bien fait car à un moment clé tout bascule et je n’ai plus lâché le livre jusqu’à sa conclusion, malgré des éléments prévisibles – j’ai quand même été surprise par un des personnages principaux, mais je n’en dirais évidemment pas plus.

Je me suis plus attachée à Mina qu’à Hikari, surtout en terme d’histoire personnelle et d’objectifs. A partir du moment où la romance s’installe chez la déesse je me suis détachée de son sort. J’ai encore moins aimé son clan et leur abus de pouvoir. Mina reste la plus intéressante à mes yeux : le secret autour de son père, ses pouvoirs, son entrée dans l’univers underground de Tokyo, son enquête... Ce n’est pas très équilibré comme ressenti, surtout que les deux femmes ont de l’importance dans l’intrigue, mais le résultat final reste assez bon.

J’ai ressenti toute la passion de l’autrice pour le Japon, sa culture, ses traditions, son ambiance. C’était fidèle à la réalité, très imagé, et les nombreuses notes de bas de page pour expliquer les termes japonais ne sont pas désagréables à la lecture – surtout que je connaissais quasiment tout donc ce sera utile pour d’autres. Je trouve l'immersion totale et réussie.

La fin reste un poil trop expéditive lors de son dénouement, cependant j’aime bien cette dernière scène. Je comprends qu’on n’aime pas les fins ouvertes, perso ça ne m’a jamais dérangé, et laisser les choses ainsi pour Mina et son amie est une bonne conclusion après cette aventure. 

Le dernier mot
Je suis assez ravie de ma lecture, malgré quelques longueurs dans la première partie du roman. Mais après m'être habituée aux deux points de vue, à savoir ceux de Mina et Hikari, impossible de lâcher le livre jusqu'à la conclusion. J'ai aimé le folklore japonais et la passion derrière chaque détail. L'intrigue est bien construite, addictive. Un one-shot amplement suffisant à lui-même !



25.6.21

La Quête d'Ewilan : Ellana, tome 6


TW (à surligner si vous souhaitez) : nudité (modéré) / sang (blessures physiques, assassinats)


❝ Ellana est submergée par la haine et le découragement. L'apprentie Marchombre n'en finit plus d'être mise à l'épreuve et, après l'assassinat de Hurj et Lahira des mains du félon Salvarode, son ami et amant Nillem l'abandonne à son tour. Le traître a choisi de devenir un mercenaire du chaos. Avant d'emprunter la route d'Al-Jeit pour retrouver son maître Jilano et achever sa formation, Ellana doit revenir à un état de quiétude et d'harmonie. ❞


Je suis à la fois heureuse de l’avoir lu et triste de quitter Ellana (temporairement) ; car oui, c’est le dernier tome centré sur son passé, avant que la jeune femme ne rejoigne Ewilan et son groupe. La qualité de cette adaptation graphique reste une réussite totale à mes yeux.

Plus rien ne va pour Ellana, après les nouvelles que Nillem lui a délivré lors de leur retrouvaille. La trahison, les blessures, la mort, le doute : l’apprentie Marchombre va devoir se recentrer sur elle-même, ses émotions, mais aussi surtout sur sa formation avec son maître Jilano.

L’histoire de ce dernier tome est ainsi centré sur les Marchombres, les machinations des Mercenaires du Chaos, la guerre qui gagne Gwendalavir et la place d’Ellana dans tout ce micmac. C’est assez différent comme ton mais c'est pourtant très important pour cerner l’évolution de la jeune femme et ce qu’elle va devenir par la suite. 

Je suis également heureuse d’avoir retrouvé mon chouchou, à savoir Jilano, omniprésent dans ce tome contrairement au précédent. Leur relation maître/élève est d’ailleurs une des plus belles relations que j’ai pu lire, toute œuvre confondue. Tant de confiance, de force, de poésie, de liberté. La plume de Pierre Bottero continue de faire mouche chez moi.

Aussi, et comme je connais déjà l’histoire grâce aux romans, ce que je redoutais le plus sur un personnage est arrivé. Et comme à chaque fois, c’est une vraie déchirure à lire (et à voir, double punition). Quelques planches sont d’ailleurs magnifiques à ce sujet…

Évidemment, l’histoire d’Ellana ne s’arrête pas ici : bien des éléments restent en suspens, surtout autour de Nillem et la guilde des Marchombres. Mais je pense qu’il va falloir patienter quelques années avant d’arriver à la conclusion de son destin, car Ewilan n’a pas encore terminé sa quête en bande-dessinée !


Le dernier mot
Un tome permettant de conclure avec brio et émotion ce pan de l'histoire d'Ellana. L'accent est mis sur la multitude de sentiments envahissant la jeune femme, sa relation avec son maître Jilano et la fin de son apprentissage. C'était déjà puissant en roman, mais l'adaptation s'en sort très bien. Ce duo élève/maître est l'un de mes préférés dans la fiction. Une merveille à (re)découvrir d'urgence.

Chroniques des tomes précédents

22.6.21

Carry On


TW (à surligner si vous souhaitez) : violence physique et morale / sang (blessures, meurtres) / homophobie / traumatisme


❝ Simon Snow déteste cette rentrée. Sa petite amie rompt avec lui ; son professeur préféré l'évite ; et Baz, son insupportable colocataire et ennemi juré, a disparu. Qu'il se trouve à l'école de magie de Watford ne change pas grand-chose. Simon n'a rien, mais vraiment rien de l'Élu. Et pourtant, il faut avancer, car la vie continue… ❞


Depuis que j’ai lu Fangirl (ça remonte à quelques années déjà), j’avais très envie de lire ce roman mettant en scène les personnages de Simon Snow, l’Élu du Monde Magique, et de son ennemi mortel, le vampire Baz. A la base de simples personnages de fiction dans une fiction (vous me suivez toujours ?), il était temps pour eux d’être au centre d’une saga. 

Je remercie d’ailleurs Marine, du blog L’antre littéraire de Marine, de l’avoir choisi dans le cadre du Challenge Livra'deux pour Pal'Addict. Malheureusement, malgré son côté addictif et divertissant, je ne ressors pas aussi enthousiaste. C’est un bon roman, mais il cumule trop de choses plus ou moins négatives pour que je puisse pleinement l’apprécier.

Le roman est déjà particulier dans son introduction : nous n’allons pas suivre Simon lors de ses débuts à l’école de magie… mais plutôt lors de sa dernière année ! De ce fait, il faut rapidement suivre pour raccrocher tous les éléments entre eux, notamment la relation entre les personnages principaux, leurs rapports avec la Magie, la situation chaotique avec le Humdrum, les complots contre le Mage (tuteur de Simon accessoirement). L’univers créé par l’autrice est sympathique, et bien qu’on pense forcément à Harry Potter sur beaucoup d’aspects ça reste maîtrisé, drôle, inventif mais aussi impitoyable. Oui, la magie n’a pas que de bons côtés, et certaines histoires sont tragiques.

Seulement voilà, avec un univers en béton, difficile de ne pas s’y perdre… Et pour le coup, des intrigues secondaires pourtant intéressantes se retrouvent sans conclusion, ou sont bâclées à la vitesse de la lumière pour retourner au fil rouge (l’inconvénient majeur de commencer sur la dernière année de scolarité). C’est assez dommage : Nicodemus, Lucy, Fiona, Ebb ; des personnages aux destins particuliers, avec leur importance, mais qui ne servent qu’à réciter LA phrase faisant avancer la quête de Simon et Baz. Ni plus ni moins.

Autre soucis que j’ai eu avec ce roman : l'attitude et le traitement autour de deux personnages principaux, à savoir Simon et Agatha. J’isole Penny et Baz qui sont vraiment attachants, avec une personnalité aboutie, et dont j’ai adoré chaque scène, chaque répartie, chaque famille et histoire personnelle. Mais pour le « couple » soi-disant parfait, non, j’avais envie de les claquer à chaque intervention. L’un est irréfléchi, têtu, ayant rendu la première partie du récit imbuvable et long ; la deuxième est froide, capricieuse, je ne vois pas son intérêt dans le groupe. Mais avec le recul sur la fin de ce premier tome, elle reste cohérente avec ses convictions. Elle est d’ailleurs la seule à ne pas aimer la magie, à vouloir traîner qu’avec des Normaux (des gens sans magie), et je pense que c’est un point qui aurait dû être mieux traité. Cependant, là encore, difficile de faire mieux en se plongeant dès la fin de leurs études.

Pour la romance, je suis mi-figue mi-raisin : quelques scènes sont mignonnes et drôles (merci Baz), mais c’est encore trop en arrière-plan pour en profiter pleinement. Cependant, j’ai apprécié les autres thématiques traitées : les personnages LGBTQ+, la manipulation mentale exercée sur un enfant, le racisme, les injustices sociales, la guerre et ses dommages… De belles valeurs à défendre, mais aussi de la prévention contre certains abus. J’ai l’habitude avec Rainbow Rowell (même si je sais qu'elle est controversée depuis un moment).

Le dernier mot
Je m'attendais à apprécier un peu plus ce roman... Une première partie extrêmement lente, beaucoup de questions sans réponse (bâclant des intrigues secondaires), des connexions à faire rapidement car on entame l'histoire de Simon lors de sa dernière année d'école de magie... Malgré tout, c'est divertissant, et j'apprécie pas mal Baz et Penny. Je ne dis pas non pour la suite, par curiosité - et pour voir s'il y a une amélioration !


11.11.20

Dracula l'Immortel



❝ En 1888, six intrépides ont réussi à détruire Dracula aux portes de son château de Transylvanie. Vingt-cinq ans plus tard, ils se sont dispersés mais le souvenir de cette périlleuse aventure où l'un d'eux a laissé la vie les poursuit.

Une mort inexpliquée devant un théâtre parisien et un deuxième assassinat d'une effroyable cruauté au cœur de Londres vont réveiller la peur. Du Quartier latin à Piccadilly Circus, l'ombre de Dracula semble à nouveau planer... Les héros d'autrefois devront faire face à un ennemi insaisissable aux attaques sournoises ou d'une violence inouïe, mais aussi à leurs propres démons. De quoi brouiller les pistes et troubler les esprits, dans une intrigue menée avec maestria qui ressuscite le fantasme et la malédiction de l'immortalité. ❞


Cela faisait quasiment deux ans que ce roman traînait dans ma PAL, et ayant plutôt bien aimée Dracula, premier du nom, j'étais intriguée par cette "suite". Mais au fil des chapitres mon enthousiasme est vite retombé, j'ai même failli abandonner à plusieurs reprises. C'est bien une des rares fois où je suis aussi déçue par une lecture...

Je ne le fais pas souvent d'habitude, mais je reste contente d'avoir lu les notes des auteurs à la fin du roman afin de comprendre pourquoi ils sont arrivés à ce résultat... étrange et catastrophique. Il y a d'abord une histoire de droit d'auteur et de volonté à redorer le blason des Stoker, et là-dessus je ne peux pas juger les choix de la famille, c'est trop personnel. Mais il y a une deuxième raison, la plus importante : faire revivre ce vampire à travers une histoire moderne qui remplie tous les trous du roman précédent (surtout sur des propos ambigus ou l'histoire de certains personnages), tout en plaisant à un maximum de personne. Et c'est là que le bât blesse...

A vouloir contenter tout le monde et fermer les frontières de l'imagination des fans, l'histoire part dans tous les sens avec trop de points de vue et de flashback, ajoutant au passage une intrigue policière qui ne sert absolument à rien puisque l'on sait déjà tout autour de Dracula et le groupe de Jonathan & cie (si vous n'avez pas lu le roman d'origine, la lettre du début dévoile les grandes lignes). Pour ajouter un peu de piment et d'action, il y a un deuxième antagoniste, Jack l'Eventreur, qui se pointe au milieu... sans parvenir à relever le récit. Par ailleurs, justifier son rôle de "méchant" à cause de son viol et du non respect de sa sexualité, c'est assez bof comme message. Les auteurs sont même allés jusqu'à bouger des lieux et des dates pour coller à LEUR suite et non au matériel d'origine, créant de nombreuses incohérences. Je reste donc dubitative sur ces choix, qui ne sont pas les meilleurs à mon sens.

De plus, l'horreur moderne ne correspond pas à cet univers et à ses personnages, ça ne rend pas vraiment hommage à cette bande qui a su me plaire auparavant... Dites bonjour au gore à foison, aux protagonistes hantés par leur passé, alcooliques ou drogués, absolument pas attachants, et dont le destin m'a laissé perplexe. Si j'aime les dramas et la fatalité dans la fiction, ceux-là étaient trop prévisibles ; vers la fin cela tenait même plus du running gag qu'autre chose. C'est franchement dommage, car il y avait de bonnes idées, notamment autour de Dracula et de Mina. Mais là aussi c'était assez mal exploité, la fin en est la preuve.

Le dernier mot
Pour être honnête, cette "suite" est franchement dispensable et décevante. Le roman est bien trop long pour ce qu'il a à offrir, et si les auteurs avaient de bonnes intentions au début du projet le résultat reste bien en-deçà du roman d'origine, avec une écriture maladroite. Je suis déçue par les protagonistes et leur évolution, par les intrigues inutiles, par cette vision du vampire malgré des idées intéressantes et osées.

31.8.20

Errabundus


Errabundus - Gustave AUGUSTE
Autoédité - 87 pages - 12€
2019

Ma note finale : 14/20

☆☆☆

« À l’ère où ciel et mer ne faisaient qu’un, les dragons régnaient sur notre monde. De leurs écailles naquirent le règne aquatique et les hommes, de leurs ailes s’envolèrent les plumes des premiers oiseaux. L’équilibre demeure depuis entre les royaumes, cependant le Ciel arrache parfois à la Mer un de ses habitants par l’œuvre d’un mystérieux coup de foudre. Rares sont les victimes de ce sort, désignées comme des hybrides d’homme et d’oiseau, à survivre ensuite à la vie près de la mer.

Frappé par cette malédiction, le jeune roi Lazare espère rejoindre seul le royaume des Cieux pour se débarrasser des ailes qui ornent ses bras. Depuis Paris, Diane veille sur lui, en proie à bien des tourments. Parviendra-t-elle à l’aider ou deviendra-t-elle la chaîne qui l’empêche d’avancer ? A l’instar d’Enzo, figure à la fois protectrice et destructrice, qui s’immisce peu à peu entre nos deux héros. »

☆☆☆


Un petit roman illustré qui attendait sagement depuis novembre dernier dans ma PAL, suite à une convention nantaise – Art to Play -. Honnêtement, j’ai craqué juste pour la couverture, sans avoir lu une seule phrase du résumé. Je voulais me garder une part de surprise, du moins jusqu’à ce que je me penche réellement dessus. Je dois dire que je suis encore incertaine sur mon avis final, malgré un petit temps de réflexion.

C'est une histoire à deux voix : celle de Diane, une adolescente de notre monde [TW viol pour les premières pages sur son histoire], et celle de Lazare, un jeune roi maudit devant partir en exil après un mystérieux incident. Tous les deux sont liés par un amour tendre, maladroit mais aussi terriblement destructeur au fur et à mesure du temps qui s’écoule. Ce sont ces fragments de joie et de chaos que l’on va suivre, et ce rythme cassé ne m’a pas tant déboussolée que cela. Seulement, la narration va vous réserver des surprises, jusqu’à la révélation ultime que je n’ai pas tout de suite vu venir, mais qui est cohérente et « logique » avec le récit.

J'ai été touchée par leur quête d'identité (la reconstruction de soi et la recherche de sa propre sexualité, avec une représentation LGBTQ+), ainsi que par la complexité de leur sentiment. Si Diane et Lazare sont intéressants à découvrir, je suis plutôt perplexe par Enzo, qui est un pilier commun aux deux histoires, à chemin entre onirisme et réalité, mais dont je n'ai pas apprécié le caractère, trop étrange et distant.

A vrai dire, ce qui est spécial avec ce titre, c'est qu'il y a des moments où j'ai sincèrement aimé le trio, et d’autres où j’ai purement détesté les personnages et leur choix, alors que leurs souffrances, leurs erreurs sont celles de tas d'adolescents de nos jours. Je n'étais peut être pas le public visé principalement, d’où ma difficulté à comprendre quelques gestes, quelques paroles... Du coup, la romance est passée à côté de moi la plupart du temps, alors qu’elle reste un point crucial du livre...

Le gros point positif reste les illustrations, absolument magnifiques et poétiques ! J’ai la nouvelle édition, celle de 2018, avec un complément de croquis à la fin, et je suis fascinée par le travail de recherche qui a pris pas mal d’années à son auteur. Les portraits du trio disséminés dans l’histoire sont superbes, et j'aime la représentation du trio, surtout Diane ❤


En conclusion, j’ai passé un bon moment, c’est certain, surtout avec un objet livre d’une belle qualité. J’ai été touchée par quelques passages, mais d’autres éléments m’ont agacé, au point d'être parfois insensible aux trio, leur choix et ses conséquences. Pourtant, il y a des éléments intéressants, sous fond de poésie et de fantastique, qui peuvent concerner pas mal de personnes et qui sauront mieux se trouver dans cette tragique histoire d’amour et d’amitié. 
Cette introduction à son prochain roman, Anthemisa Fall, donne le ton et introduit correctement l’univers de l’auteur, mais je ne pense pas que je m’y plongerai à sa sortie.

28.7.20

The paper magician, tome 3


The paper magician, tome 3 : The master magician - Charlie N. HOLMBERG
Editions Amazon Crossing - 214 pages - 9€99
2017

Ma note finale : 16/20

☆☆☆

« Ceony Twill a tu un secret pendant toutes ses études, secret qu’elle a même caché à son mentor, Emery Thane. Elle a découvert qu’elle est capable de pratiquer d’autres magies que la sienne – un talent qui a longtemps été jugé impossible.
Alors que Ceony est sur le point de terminer son apprentissage et d’obtenir son diplôme, tout se complique soudainement. Emery, son mentor, l'envoie chez un autre magicien, qui est censé être son examinateur lors de l’examen final. Mais Coeny se heurte à la haine farouche qu'il voue à Emery, et qui rejaillit sur elle.
En même temps, un tueur surgi de son passé s'évade de la prison où il était détenu. Elle s'engage alors à sa poursuite dans une folle course à travers l'Angleterre, pour le retrouver et protéger ceux qu'elle aime. »

☆☆☆

Chroniques des tomes précédents → tome 1 / tome 2

☆☆☆


Ce dernier tome conclut plutôt bien cette trilogie. J’ai sincèrement adoré suivre les aventures de Ceony et Emery dans cet univers original rempli de magie de papier, de feu, de verre, de caoutchouc, mais aussi de terribles Exciseurs manipulant le sang...

Il est temps pour Ceony de passer son examen final et devenir ainsi Plieuse, surtout après les terribles événements qui a lieu il y a deux ans (cf le tome 2). Son impatience a une raison précise : en délaissant son statut d’apprentie, elle pourra enfin épouser Emery dans les règles, car les relations entre les professeurs et les élèves sont fortement désapprouvés dans leur société. Je précise juste une chose, surtout si vous n’avez pas lu la saga : les élèves sont majeurs. Donc en aucun ces relations sont problématiques ; c'est juste que l'histoire se déroule dans l'Angleterre du début du XXe, alors il faut respecter certaines conventions, même les plus arriérées...

J’ai adoré découvrir l’examen final de Ceony, voir les sorts qu’elle concocte pour s’en sortir (avec des clins d’œil aux tomes précédents), et surtout d’assister à ses manipulations des autres magies, malgré le lourd secret qu’elle doit garder à ce sujet afin d’éviter une mauvaise utilisation de ce savoir. En parallèle, elle va enquêter sur Saraj, un terrible Exciseur qui s'est évadé et rôde encore dans les alentours. Ceony cherche la vengeance, peu importe les conséquences.

Cet examen apporte un renouveau dans le décor et les personnages que Ceony côtoie : Emery est un peu plus en arrière-plan (il m’a d’ailleurs manqué à certains moments) ; du coup bienvenue au magicien Bailey et son apprenti Plieur Bennet. J’avoue que je n’ai pas réussi à m’attacher aux deux garçons, c’est dommage. Malgré son passif houleux avec Emery je n’excuse pas le comportement agressif et froid de Mg Bailey, et Bennet est trop lisse et pas assez utile à l’intrigue pour le cerner correctement.

Un autre (petit) reproche : il y a peu de péripéties et d’action dans ce tome, contrairement aux aventures précédentes. Le combat final s’expédie en un chapitre à peine, et je m’étais attendue à plus de difficulté pour retrouver la trace de Saraj. Je sais qu’il y a souvent eu des facilités scénaristiques depuis le début, mais je m’attendais à quelque chose de plus explosif et intense !


En conclusion, je reste contente de ma lecture et de cette trilogie dans sa globalité, même si elle a quelques défauts, heureusement mineurs. Je suis très fière de l’évolution de Ceony, qui se met moins en danger, est plus prévoyante et devient plus mature. J’ai adoré la suivre ici, car elle ne se laisse plus faire et s’assume complètement, surtout avec Emery. Je suis donc un peu triste de quitter ce petit monde, surtout avec un univers fascinant et atypique, mais l’épilogue est choupi à souhait alors je n’ai aucun regret !

26.4.20

[CHRONIQUE] The Paper Magician, tome 2 : The Glass Magician


The Paper Magician, tome 2 : The Glass Magician - Charli N. HOLMBERG
Editions Amazon Crossing - 228 pages - 9€99
2017

Ma note finale : 16/20

☆☆☆

[ATTENTION AUX SPOILS]

" Trois mois après avoir rendu son cœur au magicien Emery Thane, Ceony Twill est bien partie pour devenir Plieuse. Malheureusement, toutes ses pensées ne sont pas uniquement tournées vers la magie du papier : bien qu’on lui ait prédit une histoire d’amour, Ceony n’a toujours pas réussi à dépasser la barrière étudiant-professeur qui la sépare d’Emery, en dépit de leur intimité grandissante.

Lorsqu’un magicien revanchard est persuadé que Ceony possède un secret, il fait le vœu de le découvrir… même si cela doit compromettre l’essence même de leur magie. Ceony comprend qu’elle devra trouver les vraies limites de ses pouvoirs quand ceux qu’elle aime le plus se retrouvent victimes d’une série d’attaques dirigées contre elle… tout en faisant en sorte que son savoir ne tombe pas entre de mauvaises mains. "

☆☆☆

J'avais réellement hâte de me replonger dans cette saga dont j'avais apprécié le premier tome (la chronique est par ailleurs disponible ici). Je suis contente de voir que cette suite est une réussite, et même plus puisque les quelques défauts dont j'avais parlé précédemment sont corrigés ou alors moins prononcés.

L'histoire repart quelques mois après les événements du premier tome : Ceony, après bien des déboires pour sauver le cœur de son maître Emery, continue son apprentissage auprès de ce talentueux Plieur qui ne la laisse pas indifférente. Lors d'une sortie dans une usine de papier avec son amie Delilah, une Verrière, et d'autres apprentis magiciens, une attaque mortelle se produit et l'évidence frappe Ceony : on la traque à cause du sort qu'elle a fait subir à Lira, une Exciseuse dangereuse, et on n'hésitera pas à s'en prendre à elle et son entourage...

Ce que j'ai rapidement constaté, en positif, c'est que Ceony n'est plus spectatrice de sa vie et se bouge enfin pour protéger les personnes qu'elle aime et assurer sa place en tant que future Plieuse, quitte à prendre beaucoup de risques. Certains n'étaient peut être pas nécessaire - et je suis peu surprise par une des conséquences à la fin du tome -, mais il m'a été impossible de lâcher le livre une fois commencé. Pas de temps mort, de l'action à foison, une traque nerveuse, des antagonistes cruels et violents, ça se lit tout seul et je n'ai pas perdu une seule miette de l'histoire et son dénouement.

L'univers instaurée par l'auteure est toujours fascinant à découvrir, et je ressors conquise par les nouveautés et les approfondissements : elle développe avec charme et un peu d'humour la magie du papier, mais nous avons aussi le droit d'en savoir plus sur celle du verre, notamment grâce à Delilah, l'amie de Ceony et apprentie Verrière. J'ai parfois pensé à Ophélie de la saga La Passe-Miroir (avec son don pour traverser les miroirs), mais le fonctionnement et les possibilités sont largement différentes et nombreuses, ce qui rend cette magie intéressante. Elle dessert bien l'intrigue de ce tome à plusieurs reprises, mais je n'en dirai pas plus pour ne rien spoiler !

Les personnages sont bien plus fouillés et complexes que dans le premier opus, et j'en suis la première soulagée et heureuse. Si on oublie les caprices de Ceony et ses sentiments parfois obsessionnels envers Emery, je l'ai trouvé agréable à suivre dans son évolution. Elle a gagné en confiance en soi. Emery reste toujours mon petit chouchou : fidèle à lui-même, protecteur, passionné par ses papiers et désireux d'en finir avec les magiciens qui lui ont pourris la vie par le passé. Delilah est une apprentie agréable, dont l'amitié avec Ceony est extraordinaire. Elle ne recule pas devant le danger pour l'aider, c'est une amie en or. Patricia Aviosky se dévoile un peu plus, mais elle reste encore en retrait - dommage, j'ai eu la preuve qu'elle est classe et protectrice, à sa façon -. Les deux antagonistes principaux sont impitoyables, bien que divergents dans leurs comportements, leurs objectifs, ce qui les rend intrigants. Je pense que Saraj n'a pas encore dit son dernier mot !

En conclusion ce deuxième tome est mieux réussi à mes yeux que le premier, corrigeant la plupart des défauts et exploitant à merveille l'univers instauré par l'auteure. L'histoire a avancé d'un grand pas, tout comme le duo Ceony/Emery, et j'ai toute confiance en Charlie N. Holmberg pour délivrer un final créatif et explosif avec le troisième tome !

12.4.20

[CHRONIQUE] Mawaru Penguin Drum, tome 1


Mawaru Penguin Drum, tome 1 - Kunihiko IKUHARA & Kei TAKAHASHI
Editions Akata (Young Novel) - 273 pages - 14€99
2018

Ma note finale : 10/20

☆☆☆

" Quand Himawari, jeune orpheline, décède à cause d'une tumeur au cerveau, ses deux frères sont abattus... jusqu'à ce qu'elle ressuscite, grâce à un étrange chapeau-manchot ! Comme possédée, leur sœur leur ordonne alors de partir à la recherche d'un mystérieux artefact, le Penguin-Drum, sans quoi elle risque de mourir à nouveau.
Désormais accompagnés de manchots de compagnie qu'ils sont les seuls à voir, les deux adolescents vont mener une quête étrange et burlesque qui pourrait bien leur faire découvrir de sombres secrets. Car ce qu'ils ne savent pas encore, c'est que d'autres personnes sont à la recherche de cet énigmatique objet... "

☆☆☆

J'avais gagné ce tome lors d'un concours sur Twitter il y a déjà plus d'un an, il était plus que temps de le sortir de ma PAL ! J'étais assez curieuse à son sujet - surtout avec un résumé aussi triste et barge -, mais je ressors extrêmement déçue et un tantinet agacée par cette lecture, qui ne me donnera pas envie de poursuivre cette trilogie. La chronique va donc être un peu longue, mais j'ai besoin de m'exprimer dessus !

On rentre vite dans le vif de l'histoire, à savoir le décès de Himari, la sœur des deux protagonistes, Shôba et Kanba, après un long et difficile combat contre sa maladie. C'était lors d'une sortie dans un aquarium, afin de lui redonner le moral, mais le destin semble ne pas vouloir être clément avec cette famille - ils sont déjà orphelins depuis un moment. Pourtant, grâce à la magie d'un mystérieux chapeau en forme de manchot, Himari va revivre, mais sous une condition : retrouver un artefact légendaire, le Penguin Drum. Les deux frères vont devoir rapidement enquêter à travers Tokyo pour mettre la main dessus, surtout qu'ils ne sont pas les seuls dans le coup...

Le résumé semble déjanté, et c'est ce qu'il me plaisait bien. Pourtant, je suis très loin d'avoir été convaincue par l'histoire et les personnages. Il y a même peu de choses qui m'ont plu, c'est pour dire. Je pourrais quand même souligner que Himari est plaisante à suivre, j'aime son optimisme, sa fraîcheur d'esprit malgré sa maladie et son passé plutôt triste. Le dernier chapitre consacrée à son passé aura été un bon moment !

Je vais devoir parler des choses qui fâchent à présent. Dans un premier temps je vais parler de la narration et du style du traducteur : c'est trop haché, il y a des sauts dans le temps/l'espace et des changements de points de vue à tout va et je me suis souvent perdue dans ma lecture. L'histoire ne perd pas un seul instant, et je trouve cela dommage car je n'ai pas le temps de m'imprégner de l'atmosphère, d'apprécier les personnages et leur relation.

Ensuite, l'enjeu principal est ultra répétitif - si je n'ai pas lu une bonne dizaine de fois "Il faut retrouver le Penguin Drum", je n'en suis pas loin. Ce qui est assez contradictoire, c'est que si l'histoire va vite, il ne se passe pas grand-chose d'important, vu la faiblesse des indications sur la forme de cet objet. Qu'est-ce que le Penguin Drum finalement ? A quoi sert-il ? Si c'est bien l'objet auquel je pense, je ne vois rien d'exceptionnel, et surtout je ne comprends toujours pas à quoi il va servir, et encore moins où l'intrigue des prochains tomes se tourne.

Mais le drame reste les personnages. J'ai utilisé un nombre incroyable de post-it afin de marquer les passages dérangeants, malsains, les remarques sexistes d'un des deux frères. Kanba, l'un des frères en question, est amoureux de sa sœur - au point de l'embrasser pendant son sommeil !? -, et ce dès le premier chapitre. Et lorsqu'il se met à penser ce genre de choses : "Tout est petit, pâle et fragile. C'est le cas pour pratiquement toutes les filles (...)", en plus de collectionner les conquêtes féminines sans se soucier de la façon de les plaquer, impossible d'aimer ce personnage. Le deuxième frère, Shôma, sauve un peu les meubles, mais il reste trop spectateur des événements. Cela annonce donc la couleur, et j'ai eu raison d'avoir de plus en plus peur.

Ringo, une adolescente à l'apparence banale, est en réalité LA plus flippante du lot. Elle est amoureuse d'un professeur du lycée de Shôma et Kanba, mais elle le stalke car son "destin" est d'être en couple avec lui. En plus d'être ultra possessive, elle est jalouse : bonjour les jugements de valeur sur la compagne du professeur, l'installation d'un lit en-dessous de son appartement pour "dormir" et "vivre" avec lui, sans parler de son projet qui la ronge de jour en jour : celui de faire un enfant avec lui. Je n'ai jamais rien lu d'aussi malsain. Je vois bien la tentative de justifier ses actes et son comportement à cause de sa famille et de sa manipulation par un étrange personnage dont on ne sait rien, mais en plus d'être maladroit je trouve ça terrible de la traiter ainsi pour faire avancer l'histoire. La cerise sur le gâteau, c'est que cet arc scénaristique occupe la majeure partie du tome, impossible de faire l'impasse dessus.


En conclusion je ressors déçue et agacée par cette lecture, qui m'aura rendu mal à l'aise la plupart du temps. J'étais même soulagée d'avoir fini ma lecture, et il est certain que je ne poursuivrai pas cette saga. L'histoire est trop déjantée et dérangeante, tout comme je n'ai pas apprécié les personnages principaux et leur traitement, à l'exception de Himari.

5.4.20

[CHRONIQUE] Les Contes de Beedle le Barde


Les Contes de Beedle le Barde - J. K. ROWLING
Editions Folio (Junior) - 124 pages - 6€30
2009

Ma note finale : 15/20

☆☆☆

" Voici les cinq contes de fées qui bercent l'enfance des jeunes sorciers. Chacun a sa magie particulière qui enchantera les lecteurs et les fera tour à tour rire ou frissonner. Les commentaires passionnants et malicieux du professeur Albus Dumbledore qui accompagnent chaque récit seront appréciés des sorciers comme des Moldus. Le professeur donne de nombreuses clefs et dévoile, par la même occasion, maint détail de la vie à Poudlard. "

☆☆☆

Un tout petit livre pour passer un bon moment dans l'univers de Harry Potter - saga qui n'est plus à présenter je pense -. Il y en a eu pas mal, qui m'intéresse tous, mais je saute le pas avec ces contes populaires dans le monde des sorciers : c'est une bonne lecture dans l'ensemble, mais dispensable si vous n'êtes pas un minimum intrigué.e par l'univers et par le personnage d'Albus Dumbledore.

Il y a en tout cinq contes : certains sont amusants, d'autres sont clairement glauques. Chacun met en avant l'utilisation - bonne ou mauvaise - de la magie, des sorciers rêvant d'immortalité et de pouvoir, une quête vers le bonheur, de la solidarité entre sorciers ou envers les Moldus - des nons-sorciers -. Si l'un des contes est connu avec Les Reliques de la Mort, dernier tome de la saga principal, les autres sont inédits et c'est une bonne chose.

J'avoue avoir une préférence pour les deux dernières histoires, à savoir Babbitty Lapina et la souche qui gloussait et Le conte des trois frères ; la première pour la sorcière Babbitty et son caractère, la deuxième pour sa morale et la forte symbolique qu'elle incarne. La fontaine de la bonne fortune est également sympathique, surtout pour la chute, mais je n'ai pas spécialement appréciée les deux autres contes, à savoir Le sorcier et la marmite sauteuse, ainsi que Le sorcier au cœur velu. Ils ne sont pas marquants, et je trouve l'histoire de ce pseudo Barbe-Bleue glauque par son dénouement et sa rapidité...

Ce qui donne un peu plus d'intérêt à ce recueil, ce sont les commentaires d'Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, après chaque conte. On retrouve sa petite pointe d'humour, de sagesse, ainsi que son amour pour les Moldus. J'ai aimé les petits détails croustillants sur la famille Malefoy, les coulisses de Poudlard, les échos à la saga Harry Potter. Malheureusement, vu la longueur du livre, c'est trop peu pour apprécier pleinement l'initiative, ce qui est dommage car je pense que Dumbledore avait largement de quoi dire !


En conclusion j'ai passé un moment agréable avec ce recueil de contes, qui permet de se replonger dans le monde des sorciers de l'auteure, avec humour, ironie, sagesse et fatalité, bien que je reste grandement sur ma faim. Je compte découvrir dans ces prochains mois d'autres livres de cet univers, avec dans un premier temps Les Animaux Fantastiques : Vie et habitat.

22.3.20

[CHRONIQUE] Percy Jackson, tome 1 : Le voleur de foudre


Percy Jackson, tome 1 : Le voleur de foudre - Rick RIORDAN
Editions Le Livre de Poche (Jeunesse) - 473 pages - 6€90
2010

Ma note finale : 17/20

☆☆☆

" Etre un demi-dieu, ça peut être mortel... Attaqué par sa prof de maths qui est en fait un monstre mythologique, injustement renvoyé de son collège et poursuivi par un minotaure enragé, Percy Jackson se retrouve en plus accusé d'avoir dérobé l'éclair de Zeus ! Pour rester en vie, s'innocenter et découvrir l'identité du dieu qui l'a engendré, il devra accomplir sa quête au prix de mille dangers. "

☆☆☆

Ça y est. Je m'attaque ENFIN à cette saga qui fait le tour des réseaux sociaux, de la blogoshpère, etc. Cela fait des années que je suis curieuse de découvrir l'histoire de Percy, mes souvenirs du film datant un peu. Je ressors satisfaite de cette lecture, qui m'a happé en quelques jours seulement, et qui me rappelle d'aussi bons souvenirs que Harry Potter ou Tara Duncan.

L'univers ainsi que l'histoire sont maîtrisés du début à la fin, si bien que je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, et encore moins perdue dans la masse d'informations liée à la mythologie grecque. L'auteur est un connaisseur et un passionné, et ça se ressent ! Ainsi, pas de temps mort avec le quotidien de Percy Jackson, adolescent dont la vie va être bousculée du jour au lendemain après l'agression d'une prof de maths particulière, les cachotteries de son prof de latin, et les révélations autour de l'identité de son père et du rôle de son seul ami, Grover. Sans oublier les machinations divines impactant la vie des simples mortels, à commencer par Percy lui-même. Rien que ça !

L'action, les révélations et les rencontres s'enchaînent bien, et je suis ravie d'avoir (ré)appris des choses sur les Dieux grecs - l'occasion d'avoir des situations aussi classes que cocasses -. On a déjà un bestiaire bien fourni, qui fera obstacle aux protagonistes, et j'aime la façon qu'à l'auteur de mélanger modernité/mythologie. Ça passe crème, c'est ingénieux, et amusant parfois. J'ai déjà hâte de revoir Poséidon, Zeus, Arès et surtout Hadès qui m'a déjà tapé dans l’œil pour sa personnalité. Et même si j'avais deviné pas mal de petites choses sur cette histoire d'éclair volé, je suis restée scotcher jusqu'au dernier chapitre. La suite promet d'être tout aussi intéressante et mouvementée, au vu de la situation finale des protagonistes !

Je me suis énormément attachée au trio principal, à savoir Percy - et son humour décapant -, Grover - dont sa quête personnelle m'a touché - et Annabeth - qui me fait beaucoup penser à Hermione sur certains aspects, ce qui ne me déplaît pas -. Leur amitié est touchante à suivre, le courant passe bien, la confiance entre eux s'installe progressivement, et ce malgré les conflits millénaires entre leur parent ou les différences culturelles. Je sens que je vais prendre plaisir à suivre leur évolution au fil des tomes.


En conclusion je comprends enfin le succès de cette saga, qui a tout pour plaire, et ce peu importe l'âge ou l'expérience de lecture. C'est fluide, drôle, instructif - sans être barbant -, rempli d'actions et de valeurs importantes sur l'amitié, le respect et la famille. J'ai de l'affection pour les trois personnages principaux de ce tome, mais je me doute qu'ils vont avoir encore bien des épreuves à affronter, plus difficiles, plus périlleuses, et j'ai hâte de découvrir ceci prochainement !

16.2.20

[CHRONIQUE] Wings, tome 1


Wings, tome 1 - Aprilynne PIKE
Editions Pocket Jeunesse - 324 pages - 17€50
2011

Ma note finale : 13/20

☆☆☆

" Laurel est une jeune lycéenne comme les autres, à quelques exceptions près. Elle ne supporte pas le soleil, elle n'a jamais froid et préfère vivre en plein air. Mais le plus étrange, c'est cette fleur dont les pétales ressemblent à des ailes et qui pousse... dans son dos !
Laurel n'est pas humaine, et son extraordinaire métamorphose est inévitable. Elle devra désormais se partager entre deux mondes... et deux natures. "

☆☆☆

Bonjour tout le monde ! Il est temps de vous parler de ma dernière lecture en date, après avoir abandonné le roman La voix des ombres (la frustration est présente) de Frances Hardinge.

En faisant un petit tour du côté des romans jeunesses de ma bibliothèque je suis tombée sur ce premier tome de la saga fantastique Wings : j'ai tout de suite été attirée par la sublime couverture et le résumé, qui me promettait un univers rempli de fée, de magie, et avec comme protagoniste une adolescente dont la vie va bousculer soudainement. Rien de bien original, c'est un scénario vu et revu, mais ça ne me dérange pas, je voulais juste une lecture simple pour décompresser et me remotiver.

J'ai dévoré le roman en trois heures à peine, j'étais à fond dedans jusqu'à la dernière page mais en refermant ce tome le seul bilan que je peux formuler est le suivant : c'était agréable, sans plus. Je dénombre deux gros défauts qui m'empêche d'être entièrement positive dans mon avis, bien que l'auteure possède des idées intéressantes !

L'un des points forts que j'apprécie beaucoup restera l'univers de l'auteure, et ce qu'elle a créée avec les fées et leur organisme, leurs ennemis les trolls, Avalon et la légende d'Arthur, de Merlin et Oberon. C'est assez fourni en détail, captivant, et c'est bien distillé tout au long des chapitres, du coup je n'ai pas été submergée par toutes les informations à retenir. J'ai surtout apprécier le mélange entre le monde végétal et le pouvoir des fées, je n'ai pas l'habitude de ce type de liaison mais ça fonctionne.

Hélas l'auteure a mal équilibré son récit en introduisant son univers de cette façon (la saga comportant quatre tomes) : le tome est donc trop descriptif et terriblement lent ; seuls les derniers chapitres bougent un peu plus, et heureusement car l'histoire tournait vite en rond... C'est bien dommage, et j'espère que le second tome démarrera plus rapidement !

Si je devais parler maintenant du gros point négatif, celui qui m'a fait grincer des dents à plusieurs reprises : la romance. Je sais que c'était la mode à l'époque dans les livres fantastiques jeunesse/young-adult (pour ne citer que Twilight par exemple), mais je n'aime pas ce qui est gnangnan et trop guimauve, avec la rencontre du type parfait dès les premiers chapitres, et encore moins les triangles amoureux. Pas de chance, je suis gâtée ici *tousse*, et j'avoue avoir survolé quelques passages inintéressants entre Laurel et David, je ne pense plus avoir l'âge et/ou l’intérêt pour apprécier ces moments...

Je n'ai rien contre Laurel, qui bien qu'énervante question cœur reste une adolescente attachante, agréable à suivre, et courageuse dans les moments difficiles. Elle n'est pas tout le temps à geindre sur ce qui lui arrive, et quand c'est le cas elle se ressaisit plutôt rapidement. Bon point supplémentaire donc ! Par contre David est un cliché du jeune garçon mignon, intelligent, bienveillant et beau gosse, impossible d'accrocher à ce personnage.

Le deuxième prétendant de Laurel, Tamani, est cependant un petit coup de cœur, et c'est d'ailleurs grâce à lui qu'on en apprend plus sur la véritable nature de Laurel. Il va aussi redonner du pep's, du cynisme et du piquant dans les dialogues et la confrontation finale avec l'antagoniste. J'ai plus qu'adoré l'intensité des passages entre lui et Laurel, surtout le dernier chapitre qui est juste incroyable. Et si vous êtes comme moi, une grande adoratrice des elfes, sachez que Tamani en est un. Ce personnage était donc définitivement fait pour me plaire, bien que je déplore sa courte présence dans ce tome !


En conclusion ce premier tome souffre de grosses lenteurs et d'une romance guimauve à souhait, dont je ne trouve mon compte que lorsque Tamani est dans les parages. Cela dit l'univers est fascinant, l'auteure semble avoir de bonnes idées et l'histoire se lit facilement (je me suis prise au jeu malgré tout), et rien que pour ça je lui laisse une seconde chance. Je suis donc curieuse de connaître la suite des aventures féeriques de Laurel, ses déboires contre les trolls, l'évolution de sa relation avec Tamani, et pourquoi pas en (sa)voir plus sur Avalon !

13.1.20

[CHRONIQUE] Le prince de la brume


Le prince de la brume – Carlos Ruis ZAFON
Éditions Pocket – 188 pages – 6€95
2012

 Ma note finale : 16/20

☆☆☆

« 1943, Angleterre.
Pour fuir la guerre, la famille Carver s'installe dans un village perdu sur la côte. Mais, à peine franchie la porte de la maison, des événements étranges se produisent...

Avec leur nouvel ami Roland, Alicia et Max Carver vont peu à peu percer les secrets de la vieille demeure et apprendre l'existence d'un certain Caïn, surnommé le Prince de la Brume. Un personnage diabolique revenu s'acquitter d'une dette très ancienne...

Voilà les trois enfants lancés à la découverte d'épaves mystérieuses, de statuettes enchantées, de gamins ensorcelés... Une aventure extraordinaire qui changera leur vie à jamais. »

☆☆☆

Ce roman est en réalité une relecture, puisque je l’ai lu il y a quelques années maintenant et que je n’en garde que de vagues souvenirs – à part celui d’avoir adoré l’histoire - . Je suis sincèrement contente que mon ressenti soit le même aujourd'hui, que la magie des mots, du mystère, de la terreur et de la mélancolie fonctionne toujours. Je ne pense cependant pas relire la suite de cette trilogie, car les deux autres tomes ne m’avaient pas laissé un souvenir extraordinaire.


C’était donc un réel plaisir de plonger aux côtés de Max, Alicia et Roland, pendant cet été de 1943 où leurs destins vont basculer à cause d’une seule personne : le prince de la brume, Caïn, dont l’ingéniosité et le sadisme à de quoi faire frémir. Il n’a qu’un seul et unique but lors de son retour d’entre les morts : se venger. Mais de qui ? De quoi ? Et surtout comment les enfants vont-ils survivre face à lui ?

Même si on le voit peu dans le récit, la présence de cet antagoniste est glaçante, sinistre, omniprésente – par le biais de souvenirs ou d’apparitions soudaines - . Rarement j’ai ressenti ceci lors d’une lecture, même si dans mes souvenirs j’en avais eu beaucoup plus peur ! Il y a pas mal de suggestions, de phénomènes paranormaux, d'histoires d'immortalité et de malédiction : c’est bien écrit, bien amené, et ce dès les premières pages, avec l’arrivée de la famille Carver dans leur nouvelle maison. Je n’adhère pas à toutes les formes d’horreurs présentes, mais c’est cohérent du début à la fin.

Je me suis rapidement attachée à la petite bande. Bien que je ne suis pas une fan de romance, je suis contente de ne pas avoir des tas de passages dessus, l’auteur se concentrant sur Caïn, son histoire et ses mauvais coups sur les protagonistes. Je trouve d’ailleurs que le couple Alicia/Roland est formé trop rapidement pour paraître crédible. Heureusement que Max possède une grande curiosité qui a fait avancer le récit plus d’une fois, surtout pour obtenir des révélations de la part du grand-père de Roland. Ce sont d’ailleurs mes passages préférés du roman, j’ai aimé ce retour dans le passé afin d’en savoir plus sur les précédents habitants de la maison de Max et de comprendre les phénomènes étranges qui se passe.

Pourtant, si je n’ai qu’un seul gros point négatif à citer, c’est au sujet de l’épilogue. La fin est bien trop précipitée, froide dans les sentiments – alors que tout le monde n’est pas concerné par le happy end -, et pas mal de personnages sont tombés dans l’oubli : je pense à la petite sœur de Max et Alicia, ainsi que leurs parents. Je n’ai pas non plus eu le sentiment d’un village « vivant », même si le coin semble perdu, je n’aurai pas dit non à quelques personnages supplémentaires…

☆☆☆

En conclusion cette relecture confirme mon impression sur ce roman : c’est toujours un bon moment à passer avec ce trio uni le temps d’un été contre une entité maléfique ; et bien que l’auteur maîtrise son récit et propose une forme d’horreur et de fantastique qui me plaît je reste déçue par cette fin expédiée en trois pages. Certes, le récit est court et l'auteur se concentre sur l'essentiel, mais je garde un petit goût amer pour le sort de quelques personnages, et la non-utilité d’autres...

27.11.18

[Chronique] Dracula


• Dracula 
1897
Bram STOKER
Editions Pocket
511 pages
• 5€50 

"Répondant à l'invitation du conte Dracula qui prépare son prochain voyage en Angleterre, Jonathan Harker découvre à son arrivée dans les Carpates un pays mystérieux. Un pays aux forêts ténébreuses et aux montagnes menaçantes. Un pays peuplé de loups dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante. Ce comte, qui contrôle son courrier et verrouille les portes de son château, ne se reflète pas dans les miroirs et se déplace sur les murs en défiant les lois de l'apesanteur...
Jonathan Harker doit se rendre à la terrifiante évidence : il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres..."

Un grand classique de la littérature que j'avais hâte de découvrir, et j'ai profité d'Halloween pour m'y plonger complètement. J'en ressors plutôt conquise, et je ne suis pas déçue des aventures de Jonathan, Mina et leur compagnie !

Je ne m'attendais pas à ça du côté de l'histoire, et ce n'est peut être pas plus mal. L'épisode dans le château de Dracula est assez court, je pensais qu'on allait y être plus longtemps. En vérité cela sert d'introduction au légendaire vampire et à ses préparations pour son voyage à Londres, avec l'aide (involontaire) de Jonathan. J'aime beaucoup le personnage de Dracula : mystérieux, effrayant, maléfique, très malin, il est tel que je me l'imaginais. Le reste du livre est consacré aux quotidiens mouvementés et étranges de Mina, Lucie et du docteur Seward, à travers des entrées de journal, des lettres, des télégrammes. Cela donne au récit un aspect découpé dans la narration et dans le temps, il faut donc être vigilant à qui écrit quoi et le destinataire mais je n'ai pas été perdue une seule fois.

Pendant la majorité du livre nous suivons ainsi le groupe de protagoniste à travers leur découverte de l'étrange, leur enquête pour sauver Lucie, leur connaissance des plans de Dracula et leur course-poursuite de ce dernier afin d'aider Mina. Si l'histoire est prenante j'ai trouvé pas mal de longueurs à certains moments, surtout dans la période où Van Helsing essaye de leur dire qu'un vampire est parmi eux. Le récit aurait gagné en vitesse si le chasseur de vampire avait voulu partager son opinion dès le début, même si je sais que le scepticisme est le gros problème de son public. Pire, il y a des pavés de dialogues avec des personnages secondaires qui m'ont fait lire quelques pages en diagonales, surtout quand le patois est utilisé... Je trouve également la fin expéditive, je m'attendais à un combat plus long, plus glorieux face à Dracula, même si la poursuite est intense. Ces déceptions restent évidemment mineures face au plaisir que j'ai globalement éprouvé à chaque chapitre.

Du côté des personnages j'avoue avoir un coup de cœur pour Mina, qui malheureusement souffre de sa condition de femme à l'époque de l'écriture. Elle est intelligente, gentille, optimiste et aide énormément le groupe (qu'est-ce qu'ils auront fait sans elle, vraiment ?), et cela m'a fait du mal de voir qu'elle soit considérée comme faible par certains hommes du livre, et qu'on a même voulu l'écarter de l'enquête... Jonathan est un bon personnage, il forme un beau couple avec Mina et je ne peux qu'approuver la force et le courage que son amour lui donne ; pareil pour Van Helsing qui est fascinant à lire et impose sa réflexion. Je suis plus réservée pour le docteur Seward, Quincey Morris, Lucie et Arthur. Ils sont tous importants pour l'histoire et apporte une touche de douceur, d'amour, de détermination, de tragédie à travers les épreuves de Dracula, mais je ne garderai pas un souvenir impérissable d'eux.

En conclusion je suis contente d'avoir lu ce roman qui attendait sagement depuis trois ans dans ma bibliothèque, je l'ai lu au bon moment ce qui fait que j'ai pu l'apprécier comme il se doit. Malgré les longueurs et d'autres petites déceptions mineures cela reste une très bonne lecture, Dracula m'a fasciné et s'est montré à la hauteur de mes attentes !

10.11.18

[Chronique] Les ailes d'Alexanne, tome 1


 Les ailes d'Alexanne, tome 1 : 4h44 
2011
Anne ROBILLARD
Editions Michel Lafon
365 pages
 15 € 

 « A la mort de ses parents, Alexanne Kalinovsky est confiée à sa tante Tatiana dont elle ignorait jusqu'à présent l'existence. Rapidement, la jeune fille constate que cette dame n'est pas une personne ordinaire. Elle vit seule dans un immense manoir aux multiples chambres parfumées à l'encens...
Alors qu'elle a du mal à s'habituer à ce nouvel environnement, Alexanne découvre peu à peu l'histoire de ses origines et ses dons particuliers, levant le voile sur l'héritage étrange dont sa famille l'avait tenue éloignée. Mais des événements imprévus viennent compromettre sa quête spirituelle. Car les bonnes fées ne sont pas toujours celles qu'on croit... » 

Grande fan des Chevaliers d’Émeraude que je suis, j'avoue être assez curieuse sur les autres romans de l'autrice, Anne Robillard. Si je n'ai pas été convaincue par les deux premiers tomes des Cordes de Cristal (un roman sur fond de rock et avec une bonne dose d'ésotérisme) j'ai donc tenté ma chance sur Les Ailes d'Alexanne pour rattraper ma déception. Malheureusement c'est une fois de plus raté, je n'ai pas du tout accroché à l'histoire et encore moins aux personnages...

Je suis passée en grande partie à côté du roman pour la simple et bonne raison que l'ésotérisme et moi ça fait deux. Je ne juge pas les gens qui ont ce type de croyance, c'est votre choix et c'est important si ça vous aide à vous sentir mieux ou à répondre à certaines questions. Mais pour le coup j'ai plus eu l'impression de lire des chapitres entiers sur l'ésotérisme en général qu'une histoire : comment parler aux êtres de la nature qui nous entourent, comment aider des fantômes hantés par leur passé, les âmes sœurs qui se rencontrent au fil des siècles, les vies antérieures, la double vue, l'exorcisme, la vie après la mort, le dialogue avec les anges, etc. Dans un monde entièrement fantastique/fantasy, pourquoi pas, mais dans un contexte réaliste comme c'est ici le cas je n'accroche pas une seule seconde. Et de ce fait, à part dans les derniers chapitres il n'y a pas de vraies péripéties, ce qui a rendu ma lecture laborieuse et monotone, même si la plume de l'autrice est toujours aussi agréable et fluide à lire.

Je vais pouvoir enchaîner avec le deuxième gros soucis du roman : les personnages. La tante d'Alexanne, Tatiana, est très gentille, je ne le cache pas, mais elle est sans cesse en train de convertir sa nièce à ses croyances, et cela m'a gênée à certains moments. De plus je la trouve trop lisse, gentille et pas assez caractérielle, ce qui ne la rend pas mémorable à mes yeux. Pour Alexanne ce n'est pas le coup de cœur non plus, même si ses réactions étaient cohérentes : elle n'est pas tout le temps d'accord avec sa tante et ses croyances, elle reste sceptique face à certaines situations, mais une fois devenue progressivement une fée elle gagne en courage et en prise d'initiative. C'est d'ailleurs ce qui permet d'avoir une fin un peu plus intéressante, avec de l'action. J'ai par ailleurs bien aimé la révélation sur l'accident lors de sa naissance, les histoires de sa famille étant obscures mais pas bien mises en avant, ce qui est une fois de plus dommage.

Le seul personnage qui sauve l'histoire n'est d'autre que l'oncle d'Alexanne, Alexei. Désagréable et renfermé, il cache un profond mal-être à cause de son enrôlement forcé dans une secte et de sa malédiction. La construction psychologique du personnage est complexe, et seule son envie de vengeance m'a donné envie de poursuivre ma lecture jusqu'au bout. Je suis donc déçue de voir que ce que j'attendais le plus se passe dans le tome suivant... J'avoue juste avoir grincé des dents lors des moments où il protège un peu trop sa nièce ; et justifier son attitude par "c'est son âme sœur et ils étaient mariés dans un ancien temps donc c'est LOGIQUE qu'il agisse ainsi" ne m'a vraiment pas convaincu, heureusement cela s'arrête bien vite dans le récit.
Je ne parlerai pas des autres personnages importants pour l'intrigue, comme Paul, Sylvain ou même Matthieu, car ils ne sont pas très marquants pour ma part, ils manquent également de développement.

En conclusion c'est un deuxième échec dans ma découverte des œuvres d'Anne Robillard : l'omniprésence de l'ésotérisme aura eu raison de moi et m'aura fait passer à côté de la quasi-totalité du récit. Alexei sauve un peu la mise, mais cela reste faible comparé à tout le reste. Je pense donc ne pas continuer la saga, bien qu'en lisant les résumés l'histoire semblait intéressante et plus mouvementée.