29.10.19

[CHRONIQUE] Devil inside, tomes 2 & 3


Devil inside, tomes 2 & 3 – Satoshi ÔBE & Ryô OGAWA
Éditions Komikku – 185 pages (T2) / 190 pages (T3) – 7€99
2018 


" Deux ans se sont écoulés depuis la nuit d'horreur à la résidence Kurohoshi. Jun a disparu de la circulation et veille sur celle qu'il aime, Kanae.
Mais les forces de l'ordre n'ont pas abandonné la poursuite, leur prestige étant en jeu. Makoto Maejima, commissaire aux capacités exceptionnelles, prend la tête de l'investigation pour venger son mari tué par Jun.
Une traque sans merci s'engage entre le génie devenu monstre et l'inspecteur ivre de vengeance dans ce thriller cérébral diabolique ! "


J'avais chroniqué il y a tout juste un mois le premier tome du manga, je vous invite donc à la lire si vous le voulez. Je préviens aussi des possibles risques de spoils car c'est une suite - et fin - d'une série, même si je vais éviter de trop rentrer dans les détails. J'ai souhaité connaître le fin mot du récit par curiosité, et si j'ai eu un espoir d'amélioration je suis quand même passée à côté du manga.

Par rapport au premier tome il y a de l’amélioration et de bonnes idées pour l’histoire et les personnages. C’était moins brouillon, la violence était mieux gérée et servait l’intrigue, j’avais envie de voir jusqu’où Makoto réussira à se venger et si Jun parviendra à faire la lumière sur des événements du passé. Les scènes d’actions étaient également nombreuses et tendues, mais les dialogues n’avaient pas le même charme, le même cachet. Certains échanges ne menaient à rien et je n'ai pas compris leur intérêt pour l'histoire...

J’ai bien aimé en savoir plus sur les causes de l’affaire Kurohoshi, à travers un terrible flashback dans le tome 3. Pourquoi Akira a-t-il agit ainsi ? D’où vient le pouvoir dangereux de Jun ? Le rôle de Kanae dans cette sombre machination ? Et le père de Jun dans tout ça ? Comme dit précédemment il y a de chouettes idées pour développer l’histoire, la complexifier, la rendre glauque et dramatique ; j’ai donc sincèrement adoré ce pan de l’histoire.

Toutefois quelques défauts du premier tome étaient toujours présents, ce qui fait que je n’ai pas pu adhérer à cette saga. Ainsi le récit restait parfois trop rapide en passant du coq à l’âne, la temporalité était floue, la psychologie des protagonistes était étrange et peu logique pour les comprendre totalement et s’accrocher à eux. Par exemple il y avait des moments où je ne savais pas comment les enquêteurs trouvaient la trace de Jun ou de Kanae, ce qui rendait l’enquête trop facile à résoudre.

La fin était bien partie, mais était-ce nécessaire de surenchérir sur cette histoire de vengeance ? L’idée était purement réchauffée, ça manquait d’originalité et surtout, ça m’a laissé sur ma faim car il n’y a pas de suite. Pourtant, le fait que le happy end soit réservé à un seul personnage en particulier était un choix osé : j’apprécie au moins ce détail qui accentue tout le drame de cette affaire.

Jun, le principal antagoniste, n’était absolument pas attachant et pas très flippant. Il était froid et cruel, certes ; mais il ne dégageait AUCUNE émotion. Et son histoire d’amour avec Kanae ne m’a vraiment pas convaincue. Je ne parlerai pas de cette dernière qui était juste inutile au possible, et dont l’attachement à Jun m'a fait poser des questions sur sa santé mentale.
Tant que je parle de personnages féminins ratés, que dire de Yûki ? Elle suivait constamment Jun sous forme d’un fantôme tout aussi taré que sa version humaine. A part suggérer des idées atroces sur la façon de tuer ses victimes ou de contrer les inspecteurs, elle n’a servi à rien du tout. Son absence n'aurait rien changé aux événements. C’est dommage car il y avait du potentiel pour créer un bon duo de psychopathe, mais même les échanges entre eux étaient plats et ternes.
Les autres personnages secondaires étaient trop effacés ou peu présents pour avoir un réel avis dessus ; Makoto était finalement la seule personnage de tout le manga à me plaire, malgré quelques défauts de caractère et de jugement. Je n'ai pas été surprise par ce qu’elle devenait à la fin mais j'ai trouvé ce choix cohérent, et ça m'a convenu !

Les couvertures sont magnifiques, surtout celle du dernier tome, c'est un bon point que je tiens à soulever malgré tout. Je n’ai rien à redire non plus sur les dessins et la qualité des expressions plus ou moins torturées chez les personnages – j'ai bien senti l’inspiration du manga Death Note, mais comme c’était réussi je ne vais pas cracher dessus !


Je ressors finalement déçue par ce manga qui ne restera pas longtemps dans ma mémoire : j’avais espéré une amélioration dans le second tome avec le personnage de Makoto et la nouvelle tournure des événements, mais comme tout reste en surface, que les personnages ne sont pas tous bien développés et que l’histoire est accélérée pour tenir sur trois tomes je reste mitigée sur le résultat. 
Cependant le manga peux plaire à ceux qui veulent une histoire rapide à lire avec de la violence psychologique et du drame, le tout dans la peau d'un antagoniste comme personnage principal.


27.10.19

[CHRONIQUE] Tunnels, tome 2 : Profondeurs


" L'aventure est loin d'être terminée pour le jeune archéologue Will Burrows. Alors qu'il est toujours à la recherche de son père, Will s'enfonce de plus en plus dans les profondeurs souterraines. Et comme si les choses n'étaient pas assez compliquées, il fait la découverte d'un complot des Styx qui pourrait avoir de terribles conséquences pour le monde d'en haut. Sa sœur n'en a décidément pas encore fini avec lui… "


J’avais bien aimé le premier tome (dont la chronique se trouve ici), surtout pour son univers original, oppressant et mystérieux. Malgré quelques défauts j’avais envie de lire la suite, surtout après une fin pareille, plutôt osée et brusque ! Je ressors un peu plus satisfaite du résultat, mais il y a des points que je n’ai pas vraiment appréciée une fois de plus…

On reprend là où le premier tome s’était arrêté : Will retrouve son ami Chester, et accompagné de son frère Cal ils vont plus loin sous Terre, dans les Profondeurs, un endroit encore plus dangereux et sombre que précédemment. Le reste de la famille Burrows n’est certainement pas à négliger : la mère va se reconstruire dans une maison de repos, le père poursuit ses recherches souterraines, et Rebecca a plus d’un mauvais tour dans son sac… Il faut ajouter à ce tableau Sarah, une jeune femme qui a toutes les raisons du monde de se venger de Will et de fuir les Styx, pourtant le doute règne dans son cœur face aux mensonges et au doute.

Je suis surprise par les tournures de certains événements : pour une saga jeunesse il y a des scènes dures, notamment des morts violentes chez les protagonistes, décrites sans détour. J’aime bien la noirceur qui se dégage du récit, et la maturité qui en découle dans les réflexions des personnages, c’est vraiment osé, et j’applaudis les auteurs d’avoir tenté le coup. Je suis d’ailleurs encore en train de douter du sort de certains, et rien que pour éclaircir ceci je vais me jeter sur le troisième tome !

Je déplore cependant le rythme du récit et le découpage des parties de ce tome. C’est trop inégal. J’avais envie de lire en diagonale des chapitres entiers tant l’histoire traînait en longueur, les personnages étant indécis ou les descriptions beaucoup trop longues. L’impression de faire du surplace était flagrante et un peu dérangeante, je trouve ça dommage car les scènes d’actions étaient top, parfois stressantes. Le danger pouvait surgir à n’importe quel moment, et cela rajoute une force supplémentaire à l’histoire. Je suis néanmoins contente d’en avoir appris plus sur le monde souterrain, là où il me manquait pas mal de matière et de repères dans le premier tome. On découvre enfin les Styx et leur hiérarchie, le Pore, les Profondeurs, les Coprolithes ; l’univers prend de l’ampleur et se complexifie. Pourtant il reste encore bien des mystères à résoudre, je suis curieuse de voir où Will et tous les autres vont m’emmener.

J’ai apprécié l’introduction d’un nouveau duo du côté de Will. Drake et Eliott sont attachants, j’étais méfiante au début mais ils ont fait leurs preuves. Ils ont dynamisés ce pan du récit qui me plaisait de moins en moins, à cause des multiples disputes entre Chester et Cal. Par ailleurs ce trio m’énervait régulièrement, j’ai vraiment eu du mal à m’attacher enfin à Cal – parce que j’ai abandonné dès le début pour Chester -. Will a bien mûri avec ces péripéties, j’ai juste un peu peur de son évolution par la suite, son état n’étant pas très stable.

Mes passages préférés resteront ceux avec les autres membres de la famille Burrows, ainsi que le parcours chaotique de Sarah. C’était plus intéressant, plus accrocheur, plus intense émotionnellement parlant, et les voir se croiser chacun leur tour à un moment particulier donne un résultat satisfaisant, j’ai enchaîné les surprises. Les derniers chapitres sont d’ailleurs parfaits, j’espère que la saga pourra encore m’offrir ce genre d’instants.


En conclusion ce deuxième tome est plutôt réussi et surpasse le premier tome, assez introductif ; s’il corrige certains défauts il en a malheureusement encore d’autres, mais rien d’insurmontable puisque j’ai dévoré la moitié du roman (soit 230-240 pages) en un jour seulement. Cette saga ne plaira pas à tout le monde, c’est une certitude, elle est bien trop atypique, mais pour le moment j’ai envie de poursuivre ma route auprès de Will et de connaître la suite des événements.

25.10.19

[CHRONIQUE] Divines : Eniale et Dewiela, tome 2


« Beautés divines !

Entre Eniale et Dewiela, la guerre est déclarée ! Rivales dans la chasse aux âmes ou aux nouvelles recrues, les deux amies semblent irréconciliables. Trouveront-elles un terrain d’entente ?! »


On continue dans la même lignée que le premier tome (que j’ai chroniqué ici) : de l’humour déjanté et léger, une démone et une ange teigneuses mais attachantes, des dessins sublimes, des histoires courtes sans aucun fil rouge. La recette fonctionne toujours avec moi !

Un voyage au Japon pour collecter des âmes – quitte à venir courroucer les dieux japonais -. Un prêtre qui sombre dans le côté obscur pour une histoire d’amour. Une vielle dame française dont les derniers jours sont comptés. Une boucle d’oreille perdue dans l’océan. Voilà le pitch principal du tome, et de tout de manière je n’en demande pas plus pour ce manga. J’ai passé un excellent moment, j’ai bien ri mais j’ai aussi été émue par le chapitre sur Dewiela et la personne âgée, je ne m’attendais pas à cette conclusion. J’ai par ailleurs bien aimé voir cette facette de la démone, ce qui me conforte dans le fait qu’elle est ma préférée du duo.

Bon, le chapitre sur la boucle d’oreille perdue n’est pas mon préféré, ça rend les deux protagonistes trop superficielles – à l’instar du chapitre sur le sauna dans le tome 1 -, mais c’est vite rattrapé avec les conséquences de leur recherche et les proportions que ça prend à la fin. Par contre je n’accroche pas au délire zombie à un moment, mais c’est déjà quelque chose que je n’aime pas à la base.

La relation entre Eniale et Dewiela va être souvent mise à rude épreuve : que ce soit à cause de leur boulot, de leur nature opposée, de leur caractère ou d’une tête en l’air ailée, les chamailleries et les règlements de compte sont assez présents. Mais c’est ce qui fait que j’aime ce duo qui fonctionne très bien.

Je suis contente d’avoir rencontré de nouveaux personnages, avec leur personnalité, leur défaut, leur histoire : Mark Burrought, un prêtre, reste mon petit préféré de ce tome, surtout que son récit est développé sur deux chapitres. La jeune miko du début m’a bien fait rire, elle en a vu de toutes les couleurs. Littéralement. Raziel était également intéressant, même s’il n’excelle pas le charisme et la prestance d’Azraël, que j’ai revu pour mon plus grand plaisir. Je regrette juste la quasi absence de Donovan, qui n’apparaît que sur deux pages au total. J’espère le revoir pour la suite (et fin !).

Que dire des dessins ? C’est Kamome Shirahama, tout simplement. C’est beau. C’est détaillé. C’est sexy quand il s’agit des deux protagonistes, sans pour autant être vulgaire. Les expressions du visage sont réussies. C’est vivant pendant les scènes d’actions, contemplatif dans les moments calmes. J’ai peut être même passé plus de temps à m’attarder sur les détails de ses planches que sur le texte !

En conclusion je suis triste que le tome 3 signe déjà la fin de ce titre… Pour le format adopté c’est pourtant mieux de ne pas prolonger l’histoire sur dix tomes, mais j’étais ravie de découvrir le quotidien d’Eniale et Dewiela, d’en savoir plus sur le Paradis et l’Enfer version Kamome Shirahama, surtout que j’ai encore une fois bien rigolé ici. Je me demande comment tout ceci va se conclure !

21.10.19

[CHRONIQUE] Le monde de Zhou Zhou, tomes 1 & 2


« La vie n’est pas facile pour Zhou Zhou. Sa mère est souvent absente, elle doit partager sa chambre avec ses cousines et elle est en échec scolaire. Mais quand elle rencontre le beau Yang Lin, elle sait que tout va changer... »

☆ 

C’est une série que je voulais absolument découvrir, car autant je trouvais les couvertures mignonnes, autant le résumé l’est nettement moins… J’ai passé un bon moment de lecture dans l’ensemble, mais je suis loin d’avoir eu un coup de cœur pour ces deux tomes.

J’ai suivi avec plaisir – et un peu de tristesse et d’indignation – le quotidien de Zhou Zhou, une jeune fille chinoise pleine d’imagination qui a pour seul meilleur ami Benz Benz. Pourtant tout n’est pas rose dans sa vie : sa mère est seule pour s’occuper d’elle, et faut d’argent elle ne peut continuer de vivre ainsi. Zhou Zhou déménage, quitte avec regret son ami et va devoir vivre chez sa grand-mère et ses deux cousines peu aimables ; pire, dans son nouvel établissement scolaire les difficultés d’apprentissage se succèdent, créant la honte et la moquerie dans sa famille… Même sa mère la délaisse à cause de son emploi trop prenant. Cela dit, un garçon du nom de Yang Lin va vite faire partie de la vie de Zhou Zhou, et les moments partagés avec lui seront une délivrance pour la petite fille.

Pour une BD jeunesse, les thématiques abordées peuvent être dures : la famille et ses tensions, la nécessité d’être le meilleur dans un cadre scolaire, l’amitié brisé par l’éloignement, la mélancolie, l’amour... Mais le mental de la protagoniste ainsi que son caractère permettent de mieux digérer les événements et les quelques dialogues percutants. Après, je ne suis pas sûre d’avoir tout compris : à de nombreuses reprises le réel est mélangé à l’imagination de la petite, ce qui donne des passages absurdes, barrés. J’ai moins ressenti ceci dans le second tome, mais le premier était assez brouillon dans la construction du récit.

J’ai par ailleurs découvert quelques petites choses sur le système scolaire chinois ainsi que sur leur société, et j’ai bien envie de me pencher plus en détail à ce sujet ; il y a de quoi se questionner sur leur vision de la réussite et de la perfection.

Le premier tome pose les bases : la situation de Zhou Zhou et sa mère, les bonnes et mauvaises rencontres qu’elle va faire, son quotidien à l’école. Je trouve malheureusement que tout est trop rapide et peu approfondi, surtout les liens entre les personnages principaux. Mis à part trois personnages, les autres ne m’inspire aucune empathie, parfois même je ressens du dégoût ou de l’indignation : une des deux cousines de Zhou Zhou, la grand-mère, la mère de Yang Lin, un gamin croisé à la papeterie… Bref, c’est trop décousu pour que j’adhère complètement à l’histoire.

Les deux garçons qui vont graviter autour de la petite fille sont finalement les seuls qui me donne envie de lire la suite ; en plus de Zhou Zhou. Elle est parfois bizarre, mais terriblement attachante, c’est injuste tout ce qu’elle peut subir gratuitement à cause de la société. Je la trouve rayonnante avec Yang Lin, qui est tout aussi sympathique et bienveillant qu’elle. Pour ce qui est de An Chen, il est plus discret, plus mystérieux, il m’intrigue et je me demande bien comment leur relation va évoluer.

Le bon point de cette série, ce sont les illustrations. Elles sont vraiment chouettes ! C’est très expressif, mélancolique, drôle et coloré, triste et sombre ; je suis passée par toutes les palettes d’émotions au fil des pages. Les personnages ont – presque - tous des têtes adorables, rondes, c’est agréable à regarder, es enfants sont très mignons !


En conclusion j'ai bien aimé cette lecture malgré les défauts, surtout au niveau de la vitesse du récit et du peu d'approfondissement des thématiques présentées. Pourtant je suis curieuse de savoir de quoi sera fait le quotidien de Zhou Zhou avec ses deux amis, alors je lirai certainement la suite dès que possible !

19.10.19

[NOW PLAYING] The Legend of Zelda : Oracle of Seasons & Ages

Bonjour !

Le dernier Now Playing consacré aux jeux vidéo commence à dater (juillet pour être exacte), et je reviens aujourd’hui vers vous afin de consacrer un article sur DEUX jeux rétro, issues d’une de mes licences préférées : The Legend of Zelda. Ayant fini depuis peu mes parties, il est temps de vous parler d’Oracle of Seasons et Oracle of Ages.


Oracle of Seasons
" Link se réveille, complètement perdu, à côté d’une troupe de troubadours bons vivants. Parmi eux se trouve Din, une danseuse plutôt douée. Malheureusement, un être abominable nommé Onox capture la jeune femme et révèle ainsi sa véritable identité : elle est l’Oracle des Saisons. Sans elle, le printemps, l’été, l’automne et l’hiver se mélangent, changent sans cesse. L’équilibre est fragile, la région d’Holodrum bouleversée par ces incidents. Link va devoir réunir les huit essences de la nature pour espérer vaincre Onox dans son château, sauver l’Oracle et poursuivre son voyage. "

Oracle of Ages
" Link va cette fois-ci devoir sauver Nayru, l'Oracle du Temps. Cette dernière, vivant dans la contrée de Labrynna, a été capturée par Veran, une sorcière qui souhaite utiliser ses pouvoirs sur le temps pour retourner dans le passé et y obtenir le pouvoir. Pour ce faire, elle oblige la Reine Ambi à construire une tour géante qui lui permettra d’amasser suffisamment de ténèbres. Le seul moyen pour Link d'affronter Veran dans son repaire est de réunir les huit essences du temps éparpillée dans la région. En parallèle, l’ami de Nayru, Ralph, va lui aussi tenter de sauver celle qu’il aime. "

►► Scénario

Alors, ce sont deux jeux sortis en 2001 sur GameBoy Color, il est important de les remettre dans leur contexte. Si vous n’aimez pas le retro gaming, je ne pense pas que mon article sera passionnant. Et certains points sont « pardonnables ». C’est le cas pour l’histoire de ces deux opus.
Les résumés que j’ai concocté précédemment raconte tout ce qui se passe dans les jeux, et c'est tout. Il ne faut donc pas s’attendre à des retournements de situation, des personnages complexes, etc. Pourtant, je remarque qu’il y a plus de travail fourni sur l’intrigue d’Ages que sur celui de Seasons. La raison est simple : à Holodrum Link est plus que seul avant de sauver Din à la fin du jeu ; à Labrynna il va croiser à plusieurs reprises Ralph, Nayru revient assez vite de notre côté, la reine Ambi va avoir son rôle à jouer. Même Veran est plus fascinante à suivre qu’Onox. Je ne spoile pas le petit plot twist d’Ages qui renforce mon attachement pour un personnage, c’était un vrai plus que j’ai apprécié ! Du coup, c’est presque dommage pour Seasons, il manque de compagnons de route humain et d’interactions marquantes…

Il faut compter entre 13 et 16 heures pour terminer la quête principale de chaque jeu, la difficulté est parfois bien présente – surtout pour certains boss - ; la durée se prolonge bien plus pour les adeptes du 100 % !

Je ne peux évidemment pas passez à côté du point central de ces jeux : leur lien. Grâce à des secrets (codes à rentrer dans un menu spécifique) vous pouvez débloquer des bonus d'un jeu à l'autre, revoir certains personnages, lire des dialogues inédits et même lier le scénario pour vivre une vraie aventure complète et aboutie. En prime la princesse Zelda débarque dans la région et les sœurs Twinrova ont pour objectif de ressusciter un Seigneur des ténèbres bien connu de la saga. Je trouve l'idée vraiment génial, même si aujourd'hui ce n'est plus si extraordinaire que ça !


►► Graphismes / Musiques

Ce sont des jeux GBC. Alors évidemment que je ne vais pas cracher sur les musiques qui peuvent vriller les oreilles de quelques personnes – ce que je peux comprendre - . Perso j’ai toujours adoré les vieux jeux, avec des pixels bien présents et colorés, des musiques en 8-bit ou 16-bit. J’avais Seasons quand j’étais gamine et je me souviens avoir passé des heures dessus, même si je n’avais fait la moitié de l’aventure. La nostalgie parle donc un petit peu, mais du haut de mes 24 ans le plaisir est toujours présent à l’idée de me replonger dans cet univers, et d’aller jusqu’au bout ! Je compte laisser quelques screenshots sur l’article, juste pour que vous voyez le résultat. Je trouve que ça a du charme, je n’en demande pas plus !

Pour ce qui est de l’OST j’ai pas mal de préférences (surtout qu’il y a des thèmes emblématiques à mes yeux, celui de Nayru en tête de liste), alors comme d’habitude je vous laisse une petite sélection de mes préférées. Et lorsque j’ai pu, j’ai ajouté un cover/remix de la musique en question, comme ça pas d’agression acoustique !

Nayru’s Song (cover)
Fairies Woods
Symmetry Village – Past -
Zora Village (orchestra remix)

Overworld
Horon Village (celtic arrangement)
Dancing Dragon Dungeon (orchestral arrangement)
Skull Pirates (remix)


►► Gameplay

Il n’y a pas un seul Zelda qui se rate sur ce point. Même si on est sur la GBC je trouve les jeux amusants, divertissants, prenants. Il faut le prendre en main, accepter de mourir plusieurs fois dans les donjons pour se retaper tout le chemin et tuer les boss, chercher un peu partout dans la région LE personnage qui va te donner l’objet nécessaire à la suite de la quête, farmer les rubis, faire d’innombrables allers-retours. Une fois ceci acquis, les jeux sont funs, avec une bonne difficulté (mais pas trop), quoiqu’un peu rapide à terminer malgré tout.

Je parlais juste avant du lien que les deux jeux partage, mais ce qui fait aussi le charme de cet opus ce sont leur différence. Les mécaniques sont les mêmes (rubis en guise de monnaie, quarts de cœur à collecter, anneaux à équiper...), quelques objets aussi (l’éternel duo épée/bouclier, des poches à graine, des bombes...), mais la comparaison s’arrête ici. Les aventures de Link ne sont pas redondantes dans cet opus. Les objets de l’inventaire ne sont pas présents d’un jeu à l’autre, de ce fait les énigmes à résoudre dans les donjons vont devoir nécessiter un autre angle de réflexion : un grappin est remplacé par des gants magnétiques, un lance-pierre par un lance-graine qui tire en diagonale, etc. L’éternel problème est que je me suis retrouvée à appuyer toutes les trente secondes sur START pour changer mon équipement, puisqu’il n’y a que deux boutons d’action… Il n’y a pas que du bon dans les anciens jeux !

Par ailleurs les donjons sont dans l’ensemble sympathiques mais clairement pas mémorables, en plus d'être ternes. Je garde en tête deux donjons précis qui font vite perdre les nerfs : quand il s’agit de multitudes d’étages à parcourir ou de boutons à appuyer pour faire monter/descendre des plates-formes / le niveau de l’eau je me perds très vite. Et ce peu importe le jeu, carte ou non !

Ce que j’ai toujours apprécié dans ces opus depuis que je suis petite, c’est le système d’anneaux à équiper. Ils sont nombreux et confèrent des avantages plus ou moins chouettes, encore faut-il tomber sur les bons… Si on en trouve dans des coffres ou dans des graines à planter on peut très bien obtenir un anneau qui réduit de moitié les dégâts physiques comme on peut se retrouver avec un anneau qui te transformes en Like-Like. L’utilité de ce dernier reste encore à prouver, surtout après avoir payé 20 rubis pour le faire examiner et découvrir son pouvoir… Les collecter restent fun cela dit, en plus de prendre pas mal de temps.

Dans Ages, Link manipule le temps avec une harpe et trois chants à apprendre tout au long de l’aventure, dans Seasons Link contrôle… les saisons, évidemment. Je ne fais pas l’affront de vous dire combien il y en a à maîtriser en tout, mais cette fois-ci c’est avec une baguette que le héros se balade. J’aime la particularité de chacun, et même si je garde un certain attachement à Seasons j’ai préféré m’amuser avec le temps. Je trouve que les conséquences sont plus marquantes qu’un simple bouleversement de saison. Mais dans la vraie vie de la réalité véritable, je me sens quand même concernée par le réchauffement climatique hein.
Cela dit, peu importe la version, c’était génial de passer mon temps à changer les époques / les saisons pour trouver comment avancer dans l’aventure, rencontrer des personnages exclusifs au temps / à la météo, résoudre des énigmes, trouver des coffres cachés.

En corrigeant mon article je viens de me taper un énorme fou rire à cause de la tête de l'ours - à droite -. Mea culpa.

En conclusion j’ai vraiment adoré me (re)plonger dans l’univers de ces deux opus sur GBC, et je suis fière de les avoir terminés après plusieurs années. Ils ont des qualités et des défauts, c’est certain, mais ce sont des Zelda que j’ai toujours apprécié pour leur gameplay, leur accessibilité et l’histoire. 

Ils ne coûtent quasiment rien sur l’eshop de la 3DS alors si jamais ça vous tente n’hésitez pas, ils n’ont pas si mal vieilli que ça !