Affichage des articles dont le libellé est Divines. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Divines. Afficher tous les articles

22.11.19

[CHRONIQUE] Divines : Eniale et Dewiela, tome 3


Divines : Eniale et Dewiela, tome 3 - Kamome SHIRAHAMA
Editions Pika (Seinen) - 192 pages - 7€50
2019


" Tandis qu'Eniale prend sous son aile une stagiaire, Dewiela, elle, tente de corrompre la patronne d'une troupe de théâtre. Mais Donovan, l'exorciste, pourrait bien bousculer leurs plans… "


Chroniques du tome 1 - tome 2

C'est déjà la fin de cette courte saga, quel dommage de tourner la dernière page et de s'arrêter là, après avoir montré pas mal de potentiel dans ce tome ! En tout cas c'est toujours amusant et plaisant à lire, idéal pour se détendre sans se prendre la tête, j'ai passé un bon moment.

Je regrette donc que l'histoire se termine aussi brusquement. La mangaka avait trouvé un bon équilibre entre moment touchant, drôle et les bêtises causées involontairement par les deux protagonistes, toujours aussi attachantes. C'est sans aucun doute le tome le plus abouti à mes yeux, et j'aurai volontiers poursuivi l'aventure sur quelques tomes supplémentaires...

C'était une excellente idée de développer les deux femmes séparément : ainsi, si Eniale se retrouve à former une stagiaire assez rigide sur sa vision des anges, Dewiela tire profit d'un contrat bien juteux avec une directrice de théâtre assez sévère envers sa troupe. D'autres histoires sont plus légères, comme celle où Eniale se retrouve avec douze ailes, ou encore le retour de Donovan et sa chasse à la démone... En tout cas j'ai une grande préférence pour le chapitre avec Eniale et la petite nouvelle, surtout avec les sentiments exprimés par la plus expérimentée et sa vision du travail - l'importance de l'apparence -. J'ai également adoré revoir d'anciens personnages croisés dans les tomes précédents : c'était bien sympathique !

Je suis cependant un peu triste de ne découvrir que maintenant un nouveau personnage, l'archange Gabrielle : elle est très peu développée car introduite trop tardivement et c'est bête, je la trouve très classe et intéressante ! Autre petite déception avec le duo Donovan/Dewiela, je reste sur ma faim car ces moments me faisait mourir de rire - et ils sont tellement mignons ensemble !

Je ne vais pas me répéter à propos des dessins, j'ai déjà abordé ce point dans mes précédentes chroniques, et ça se résume simplement à : c'est Kamome Shirahama. C'est vivant, expressif, détaillé, plaisant à regarder à chaque page. Une grande réussite qui me plaît toujours autant !


En conclusion cette série aura été courte, un peu trop à mon goût, et c'est bien dommage car finalement l'univers était bien développé et les personnages principaux attachants. Il y avait de quoi faire pour poursuivre encore l'histoire un petit moment, mais malgré cette petite déception à la fin ce titre reste un excellent moment de rigolade, très différent de l'autre titre de la mangaka, L'Atelier des sorciers, mais tout autant sympathique à découvrir !

25.10.19

[CHRONIQUE] Divines : Eniale et Dewiela, tome 2


« Beautés divines !

Entre Eniale et Dewiela, la guerre est déclarée ! Rivales dans la chasse aux âmes ou aux nouvelles recrues, les deux amies semblent irréconciliables. Trouveront-elles un terrain d’entente ?! »


On continue dans la même lignée que le premier tome (que j’ai chroniqué ici) : de l’humour déjanté et léger, une démone et une ange teigneuses mais attachantes, des dessins sublimes, des histoires courtes sans aucun fil rouge. La recette fonctionne toujours avec moi !

Un voyage au Japon pour collecter des âmes – quitte à venir courroucer les dieux japonais -. Un prêtre qui sombre dans le côté obscur pour une histoire d’amour. Une vielle dame française dont les derniers jours sont comptés. Une boucle d’oreille perdue dans l’océan. Voilà le pitch principal du tome, et de tout de manière je n’en demande pas plus pour ce manga. J’ai passé un excellent moment, j’ai bien ri mais j’ai aussi été émue par le chapitre sur Dewiela et la personne âgée, je ne m’attendais pas à cette conclusion. J’ai par ailleurs bien aimé voir cette facette de la démone, ce qui me conforte dans le fait qu’elle est ma préférée du duo.

Bon, le chapitre sur la boucle d’oreille perdue n’est pas mon préféré, ça rend les deux protagonistes trop superficielles – à l’instar du chapitre sur le sauna dans le tome 1 -, mais c’est vite rattrapé avec les conséquences de leur recherche et les proportions que ça prend à la fin. Par contre je n’accroche pas au délire zombie à un moment, mais c’est déjà quelque chose que je n’aime pas à la base.

La relation entre Eniale et Dewiela va être souvent mise à rude épreuve : que ce soit à cause de leur boulot, de leur nature opposée, de leur caractère ou d’une tête en l’air ailée, les chamailleries et les règlements de compte sont assez présents. Mais c’est ce qui fait que j’aime ce duo qui fonctionne très bien.

Je suis contente d’avoir rencontré de nouveaux personnages, avec leur personnalité, leur défaut, leur histoire : Mark Burrought, un prêtre, reste mon petit préféré de ce tome, surtout que son récit est développé sur deux chapitres. La jeune miko du début m’a bien fait rire, elle en a vu de toutes les couleurs. Littéralement. Raziel était également intéressant, même s’il n’excelle pas le charisme et la prestance d’Azraël, que j’ai revu pour mon plus grand plaisir. Je regrette juste la quasi absence de Donovan, qui n’apparaît que sur deux pages au total. J’espère le revoir pour la suite (et fin !).

Que dire des dessins ? C’est Kamome Shirahama, tout simplement. C’est beau. C’est détaillé. C’est sexy quand il s’agit des deux protagonistes, sans pour autant être vulgaire. Les expressions du visage sont réussies. C’est vivant pendant les scènes d’actions, contemplatif dans les moments calmes. J’ai peut être même passé plus de temps à m’attarder sur les détails de ses planches que sur le texte !

En conclusion je suis triste que le tome 3 signe déjà la fin de ce titre… Pour le format adopté c’est pourtant mieux de ne pas prolonger l’histoire sur dix tomes, mais j’étais ravie de découvrir le quotidien d’Eniale et Dewiela, d’en savoir plus sur le Paradis et l’Enfer version Kamome Shirahama, surtout que j’ai encore une fois bien rigolé ici. Je me demande comment tout ceci va se conclure !

4.7.19

[CHRONIQUE] Divines : Eniale & Dewiela, tome 1


Divines : Eniale & Dewiela, tome 1 - Kamome SHIRAHAMA
Editions Pika (Seinen) - 192 pages - 7€50
2019


" Beautés divines !
Quand Eniale, l'ange, et Dewiela, le démon, se crêpent le chignon sur Terre... les mortels n'ont qu'à bien se tenir ! " 


Un grand merci aux éditions Pika d'éditer le premier manga de Kamome Shirahama - la mangaka de L'Atelier des Sorciers, un de mes gros coups de cœur de ces dernières années -. Je ressors satisfaite de cette lecture qui n'est absolument pas prise de tête, surtout que cette série ne comportera que trois tomes alors je lirai la suite sans soucis !

Il ne faut pas s'attendre à une histoire profonde, poussée dans ses intrigues, avec des rebondissements à la pelle et du drama. Ici le ton est plus léger, décalé dans son humour - bien que parfois un peu trop stéréotypé pour les deux protagonistes féminins - ; j'ai bien ri et j'adhère au découpage du récit (à savoir un chapitre = une petite histoire sans lien avec les autres). On se retrouve donc avec un bébé perdu, un exorciste effectuant son travail, la création d'un spa divin et la guérison d'une maman bien malade. Ce dernier est d'ailleurs mon chapitre préféré car le ton est moins léger et plus émouvant.

Ce tome est le parfait moyen d'introduire l'univers et les différents personnages que l'on va croiser au cours des aventures de Dewiela et Eniale : les serviteurs démoniaques de l'une, les copains anges de l'autre, Donovan l'exorciste (mon premier chouchou), Azraël l'ange de la mort (deuxième chouchou) ; toute une palette de caractère se dévoile et rend les histoires intéressantes et parfois drôles. J'aime particulièrement découvrir progressivement le monde des anges et celui des démons - leur rôle, leur pouvoir -, et j'espère que cet aspect continuera à être mis en avant par la suite.

Eniale est une ange tout ce qui est de plus classique : gentille, pure, attentionnée, ravissante et coquette. Bien qu'amusante elle n'est pas ma préférée du duo. Pour ce qui est de Dewiela c'est le contraire : colérique, elle n'a pas sa langue dans la poche et elle pique le maquillage de son amie sans le lui dire. Elle est ultra classe et complexe dans sa personnalité, je la préfère largement à son amie. Je serai curieuse de savoir comment elles se sont rencontrées et la naissance de leur amitié ; mais pour le moment je me contente assez bien de cette relation aussi touchante que détonante ! Tous les coups sont permis, elles se comportent régulièrement comme des chipies, la Terre en subit les terribles conséquences, cela dit la confiance est là malgré leur différence. Ces deux filles sont un réel plaisir à suivre !

Et que dire des dessins ? C'est Kamome Shirahama dans sa splendeur. C'est détaillé, les visages sont expressifs, la garde-robe d'Eniale et Dewiela est ravissante et diversifiée, j'adore son crayon et je ne me lasse pas de regarder des détails sur certaines planches, quitte à ralentir par moment ma lecture. On ressent sa passion pour le fantastique et la magie !


" - Eniale... Ces deux êtres n'ont pas l'air importants au point qu'il faille prolonger leur existence sur Terre et modifier le cycle de la vie et de la mort. Es-tu vraiment sûre qu'ils soient si utiles au genre humain ?
- ... Oui... Certaine. "


En conclusion je ne savais pas trop quoi à m'attendre avec ce nouveau titre de la mangaka, et malgré des avis mitigés sur les réseaux sociaux cela ne m'a pas empêché d'en profiter, d'adorer l'univers et les personnages introduits ainsi que l'humour. Peu importe si le format de narration reste inchangé ou non j'en redemande car je suis curieuse de voir ce qui sera potentiellement développé dans les deux prochains tomes - et je suis convaincue qu'il y a matière -.