20.8.20

Jardin Secret, tome 2


Jardin Secret, tome 2 - AMMITSU
Editions Kana (Shojo) - 174 pages - 6€85
2019

Ma note finale : 16/20

☆☆☆

« Lors de la visite d'un champ de tournesols, Akira parle de sa famille à Ran en dégustant le repas qu'elle a soigneusement préparé. Sentant qu'ils se rapprochent et désireuse de le revoir, Ran lui propose une autre sortie pendant les vacances d'été. Cette fois, c'est pour admirer les feux d'artifices en yukata qu'elle retrouvera Akira ! »

☆☆☆

Chronique des tomes précédents → tome 1

☆☆☆

Je continue d’apprécier ce manga à la fois touchant et frais, surtout que ce second tome est dans la même lignée que le premier. Tout pour passer un bon moment de lecture, donc !

Comment ne pas succomber à la douce relation entre Ran et Akira, qui évolue doucement, paisiblement, malgré une prise de conscience légèrement amère de la jeune femme à la fin. J’apprécie les suivre dans leur quotidien, rire avec eux, et en apprendre toujours un peu plus sur le langage des fleurs (par ailleurs je suis en adoration pour les tournesols sur cette couverture ❤)

Le deuxième rendez-vous entre Ran et Akira était mignon tout plein, même si cela reste un classique dans les shojo – le festival d’été qui se termine par un feu d’artifice resplendissant. Cependant, je suis attendrie par leur maladresse. Autre classique qui reste bien mis en scène et sympathique à lire : l’épreuve sportive en duo, l’occasion pour Ran d’apprendre à s’amuser malgré la défaite.

Clairement, mon moment préféré de ce tome reste celui où l’on découvre la famille d’Akira, notamment sa mère et sa santé fragile. C’est l’occasion d’en savoir plus sur la raison de son aide en tant que fleuriste, ses absences au lycée, et de découvrir ce qui se cache derrière son sourire radieux. J’ai ressenti de l’amertume, de la nostalgie mais aussi de l’espoir à travers ces scènes. Ran m’a fait de la peine, mais je sais qu’elle va apprivoiser ses sentiments, et aider Akira à sa façon.

Je suis toujours amoureuse des dessins de la mangaka, ainsi que de son sens du détail – que ce soit dans les expressions des personnages, les fleurs, l’environnement. Un coup de crayon que je compte bien suivre dans ses futurs projets !


En conclusion, j'ai une nouvelle fois passée un très bon moment avec ce duo qui se cherche toujours, avec beaucoup de justesse (et un brin d'humour) mais jamais sans devenir lourd, ennuyeux. Je suis donc impatiente de me procurer la suite et de suivre l’évolution de ce (futur couple ?) duo !

19.8.20

Le jeu d'Hiroki

 

Le jeu d'Hiroki - Eric Sinabre
Editions Didier Jeunesse (Mon marque-page +) - 224 pages - 12€90
2020

Ma note finale : 16/20

☆☆☆

« Lorsqu’Hiroki découvre une vieille console vidéo dans les cartons de son père, il est au comble de l’excitation. Ni une ni deux, le voilà déjà les manettes à la main, avec son amie Emiko, pour tenter une partie. Contre toute attente, le jeu choisi fonctionne alors qu’il n’est plus en réseau depuis des années, et de l’autre côté de l’écran, quelqu’un l’appelle à l’aide !
Au cœur du Japon, la périlleuse enquête de deux enfants aux frontières du réel et du virtuel. »

☆☆☆

Je tiens à remercier NetGalley France ainsi que Didier Jeunesse pour leur confiance. J’étais plutôt intriguée par le résumé, et la couverture m’inspirait également. Je suis donc plutôt contente d’avoir passé un très bon moment avec ce roman, et surtout d’avoir ressenti autant de nostalgie à de nombreuses reprises !

Hiroki déménage avec son père à Hitachi, un endroit assez calme. En déballant les cartons, le petit garçon tombe sur une ancienne console appartenant à son père, la GeoNec 3. Un des jeux l’interpelle tout de suite : Kogen. En effet, ce qui s’apparente à un MMORPG (un jeu de rôle et d’aventure en ligne et en multijoueur) était le jeu le plus prometteur de son époque ; mais depuis les serveurs sont fermés, et impossible pour Hiroki d’y jouer avec son amie Emiko. Pourtant, un soir, l’improbable se passe : Hiroki arrive à se connecter dessus avec le personnage de son père ; plus curieux, un personnage différent des autres s’adresse directement à lui. Ce fantôme, Abondance, a besoin d’aide, et seul le garçon peut la sauver. Qui se cache réellement derrière ce personnage ? Que vont découvrir Hiroki et Emiko à travers ce jeu ? Je vous laisserai le découvrir le 09 septembre !

J’ai été enthousiaste dès les premières pages lues. Que ce soit le personnage d’Hiroki, son amitié avec Emiko, la joie et la curiosité qu’il éprouve avec ce nouveau jeu, les thématiques qui me sont familières (le Japon, sa culture et les jeux vidéo) : tous les éléments étaient présents pour me plaire.

Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’était à ce que j’allais ressentir en lisant ce roman jeunesse. Passer un bon moment, c’est une chose, et je sais qu’un jeune public appréciera cette aventure avec Hiroki ; mais ressentir de la nostalgie, avoir la sensation de jouer soi-même à Kogen (avec une excellente description des environnements du jeu ainsi que sa musique), ce sont des détails qui ne peuvent que me parler, étant une joueuse passionnée de RPG et jeux d’aventure depuis l’enfance. L’immersion a été totale grâce à la plume de l’auteur. Et que dire des quelques références à une de mes licences préférées, The Legend of Zelda : ma corde sensible est touchée !


Les personnages sont attachants, parfois drôles sur certains dialogues ; j’ai aimé suivre leur relation et les échanges entre eux. Si j’ai tout de suite appréciée Hiroki et Emiko, j’ai eu un peu plus de mal avec l’oncle Daisuke au début. Cependant, il est d’une précieuse aide pour les enfants et apporte beaucoup d’humour au récit. J’ai vite changé d’avis sur son compte !

Le seul point négatif que j’ai trouvé à ce roman, c’est sa conclusion. L’enquête des enfants était fascinante, entourée de mystères, avec une petite dose de danger. J’avais réellement envie d’en savoir plus sur l’identité d’Abondance et son passé, mais une fois la vérité découverte le tout se clôture en quelques pages, sans finalement comprendre les événements passés et ses raisons. Je sais que cela reste du jeunesse, mais il me manquait de l’approfondissement sur ces points – surtout que c’est un sujet important et d’actualité, surtout pour un pays comme le Japon.


En conclusion, j’ai adoré ma lecture, que j’ai dévoré d’une traite sans m’en rendre compte. Malgré une conclusion un peu trop précipitée, tout le reste du roman est une bonne surprise. Sa thématique principale autour du jeu vidéo, ses personnages attachants, le style d’écriture immersif et efficace de l’auteur ; je ne connaissais pas Eric Senabre mais je suis heureuse de l’avoir découvert sur ce titre, et cela me donne envie de lire ses autres romans !

17.8.20

Dans un rayon de soleil


Dans un rayon de soleil - Tillie WALDEN
Editions Gallimard - 544 pages - 29€
2019

Ma note finale : 17/20

☆☆☆

« Aux confins de l’espace, la jeune Mia est affectée à un vaisseau avec pour mission de reconstruire de magnifiques structures architecturales désormais délabrées. Tandis qu’elle apprend à connaître les membres de l’équipage, l’histoire revient sur son passé : cinq ans auparavant, elle a rencontré Grace dans son internat spatial et en est tombée amoureuse. Au contact de ses nouveaux amis, Mia va peu à peu prendre conscience qu’il lui faut retrouver son amour perdu... »

☆☆☆


Ce roman graphique m’a été suggéré par Wonderbooks, sur son suivi lecture du site Livraddict. Après son avis plus que positif dessus, j’ai été curieuse malgré le fait que le space-opera ne soit pas un genre habituel dans mes lectures. Il est disponible en français, mais pour le coup je me suis plongée dans la version anglaise disponible dans son intégralité sur le site de l’autrice, et que je vous partage évidemment ici si vous êtes curieux.ses.
En tout cas, cette lecture est une bonne surprise et une petite pépite graphique.

On suit l’histoire de Mia, qui arrive dans un équipage constituée de quatre femmes et adolescentes : Char, Ell, Jules et Alma. Les missions qu’elles effectuent varient d'une fois à l'autre : reconstruire des bâtiments abandonnés, prendre soin d’un endroit, et d'autres tâches plus ou moins difficiles à cerner. En parallèle, Mia va se rappeler un pan de son passé à l’école, celui qui concerne la fille qu’elle a aimé, Grace, et qui semble-t-il a disparu de sa vie sans que l’on sache la raison. Alors que Mia va tisser des liens forts avec les autres filles, elle va se reconstruire, grandir et surtout exaucer un rêve. Mais je ne dirais pas lequel, je vous laisse le soin de le découvrir !

J’avoue avoir eu du mal avec le début : l’histoire était trop brouillonne et incertaine – je ne savais pas où Tillie Walden voulait en venir avec le présent et le passé de Mia ; de plus le graphisme est particulier donc il m’a fallut un temps d’adaptation pour comprendre les environnements, différencier quelques personnages, m’imprégner de cet univers futuriste et contemplatif. Heureusement, au bout de quelques chapitres – et l’introduction de la seconde partie de l’histoire, j’ai été happée par le récit et je n’ai pas pu le lâcher avant l’épilogue.

J’ai adoré les enchaînements de péripéties, les coups durs de l’équipe, les maladresses dans l’expression des sentiments. Mais j’ai également apprécié les messages de tolérance (il y  a pas mal de représentation LGBTQ+), l’espoir, l’aventure au sein de TS - le lieu final de ce one-shot. Les personnages sont également attachants, uniques, et j’ai eu un gros coup de cœur pour Ell, son histoire et sa personnalité. Je n’ai pas été insensible aux couples Mia/Grace, ainsi que Char/Alma, cependant je suis mitigée à propos de Jules, qui m’a souvent agacée.


En conclusion je suis contente d’avoir cédé à la curiosité, car j’ai passé un excellent moment de lecture, même si le début a eu du mal à me convaincre. Tout au long de ce one-shot j’ai eu peur pour l’équipe, pour leur sort à la fin, pour le choix de certains personnages. Mais je suis heureuse des messages véhiculés à travers toutes ces personnages, que ce soit l’entraide, l’amitié ou encore l’amour. C’est donc à mon tour de recommander ce titre, car il mérite le détour. 
Encore merci Wonderbooks pour la découverte !

13.8.20

The Promised Neverland, tome 7


The Promised Neverland, tome 7 - Kaiu SHIRAI et Posuka DEMIZU
Editions Kazé (Shonen) - 189 pages - 6€89
2019

Ma note finale : 16/20

☆☆☆

« Après avoir survécu aux dangers de la forêt et découvert l'existence des deux territoires , les fugitifs arrivent enfin au point B06-32. Là, ils découvrent le refuge souterrain tant recherché mais, loin d'y trouver un allié, l'homme qui les accueille se révèle aussi sombre que déséquilibré ! Se pourrait-il que ce soit William Minerva ? »

☆☆☆

Chroniques des tomes précédents → tome 1 / tome 2 / tome 3 / tome 4 / tome 5 / tome 6

☆☆☆

Je suis toujours heureuse de poursuivre ma lecture de ce manga qui a fait mon année 2020 ! Ce tome fait office de transition avant d’entamer le second arc, celui sur Goldy Pond – un endroit encore bien mystérieux à ce stade de l’histoire - . Est-ce que ce sera enfin l’occasion d’en savoir plus sur William Minerva et ses intentions ? De découvrir de nouveaux visages, amicaux ou non ?

En parlant de nouveaux visages : je ne suis pas spécialement fan du personnage introduit lors de la découverte du refuge précédemment. Il est trop dans la défensive, désagréable, inquiétant et étrange pour que je m’y attache. Cependant, je pense me douter de la raison de cette attitude, surtout si lui aussi était un ancien échappé d’une ferme. Je compte donc sur les prochains tomes pour changer ma vision de ce personnage dont le nom est encore inconnu (ce qui est original).

Je suis rassurée que les enfants trouvent enfin un endroit tranquille et secret afin de dormir, se ressourcer, manger convenablement, tout en cherchant des indices sur William et sur le monde qui les entoure. J’avoue m’être légèrement ennuyée dans ce tome, j’étais trop habituée au rythme des précédents tomes, et bien que ce lieu soit symbolique pour cette famille sans maison, je n’ai qu’une envie : revoir l’extérieur et ses dangers !

Heureusement, Ray et Emma vont se séparer du groupe pour préparer les futurs plans, mais également pour en savoir plus sur le mystérieux Goldy Pond, prochaine étape de leur périple. La route est truffée de dangers encore plus épouvantables qu’auparavant, si bien que ce nouveau voyage démarre déjà très mal ! Sans compter que le mystérieux inconnu, devenu leur guide, n’a pas de bonnes intentions à leur égard. Je retrouve toute la saveur du manga dans les derniers chapitres !


En conclusion, malgré quelques petits points négatifs au niveau du rythme et du nouveau personnage introduit, ce tome pose de bonnes bases pour le prochain arc, et apporte des questions intéressantes : quelle est l'histoire de ce refuge ? Qui sont les braconniers dont parle l’homme inconnu ? Et quel sera le rôle de ce dernier : allié ou ennemi ? Le nouvel arc a du potentiel, j’en suis persuadée, et je suis impatiente de connaître quelques réponses et d’être à nouveau surprise !

10.8.20

Jardin Secret, tome 1



Jardin Secret, tome 1 - AMMITSU
Editions Kana (Shojo) - 182 pages - 6€85
2019

Ma note finale : 16/20

☆☆☆

« Aussi douée à l'école qu'en sport, belle et posée, Ran est surnommée "la fine fleur du lycée" par les garçons, qui préfèrent se tenir à une distance raisonnable d'elle. Mais Akira, un garçon de sa classe et fils de fleuriste, est différent des autres. Il est le seul à la traiter normalement et à rire avec elle. »

☆☆☆

Je ne suis pas une grande mordue de shojo, dont les thématiques, les clichés et la romance ne réussissent pas à m'emporter la majeure partie du temps. Pour autant, je continue d'en lire de temps en temps, à la recherche de quelques titres qui peuvent sortir du lot, et c'est le cas avec ce premier tome de Jardin Secret, qui est vraiment sympathique !

C'est doux, mignon, nostalgique et assez drôle à certains moments. J'aime également le fait que le couple est très loin de se former en l’espace de quelques pages : ils apprennent d'abord à se connaître à l'école, à passer du temps ensemble à l'extérieur, à s'ouvrir petit à petit (et avec une maladresse touchante). Ainsi, ils découvrent des petits secrets, s’entraident pour les cours ou le jardinage, sans oublier l’organisation d’un premier rendez-vous en-dehors du lycée ! Le rythme est donc assez lent, mais c’est ce qui me plaît car leur relation est crédible.

J'apprécie énormément les deux personnages principaux, à savoir Ran et Akira. La première est intelligente, sportive, douée pour aider les gens mais ne fait rien pour contester son surnom qui lui vient de son attitude extérieure (elle a l'air réservée et intimidante). Le second, lui, garde un secret par peur de voir son image au lycée se ternir : en effet, ses parents sont fleuristes et il aide à tenir leur boutique. Sans oublier qu'il adore les fleurs, qu'il est souriant, empathique et sociable. Voir leur relation évoluer autour du monde des fleurs et son langage est un vrai plus qui me donne sincèrement envie de me pencher sur le sujet en profondeur !

Je n'oublierai pas non plus de parler des dessins magnifiques de la mangaka, avec des traits doux, fins, expressifs, solaires. J’aime aussi les détails apportés aux fleurs et autres plantes ; une vraie bouffée d’air frais. C'est l'un des autres points forts de ce titre, et c’est ce qui m’a attiré en premier avant d’acheter ce tome. Il me tarde de me procurer et de lire la suite, je veux en savoir plus sur l’évolution des liens entre Ran et Akira !


En conclusion, c'est un shojo qui m'a fait passer un très bon moment, qui ne me prend pas la tête avec une romance rapide ou des clichés à foison, et dans lequel les deux protagonistes sont attachants et touchants dès les premières pages. La thématique florale est intéressante et à un rôle important ; ce qui me donne envie de me renseigner personnellement sur le langage des fleurs !