10.12.19

[CHRONIQUE] Card Captor Sakura : Clear Card, tome 6


Card Captor Sakura : Clear Card, tome 6 – CLAMP
Éditions Pika (Shojo) – 160 pages - 6€95
2019

Ma note finale : 18/20

Chroniques des précédents tomes : tome 3 tome 4tome 5

☆☆☆

! ATTENTION AUX POSSIBLES SPOILS DANS LE RÉSUMÉ ET MON AVIS !

«  Alors que ses alliés comprennent peu à peu quels sont les plans de leurs adversaires, Sakura continue de capturer de nouvelles cartes transparentes qui lui rappellent, de plus en plus, les anciennes Sakura Cards. Y aurait-il un lien ? »

☆☆☆

Et bien ! Je suis de plus en plus surprise par cet arc, dans le bon sens du terme. Le coup de mou qu’avait pris l’histoire dans les premiers tomes s’est finalement vite estompé car les révélations s’enchaînent, ainsi que les moments touchants, l’action, les quelques moments de calme et d’humour ; ce tome ne me déçoit pas, je l’ai rapidement dévoré même !


- Je comprends que tu veuilles la préserver.

Cela dit, n'oublie pas que tu fais partie de ceux à qui elle tient le plus.

Si tu te sacrifies pour son bien, ça ne pourra que l'attrister. 

Tu dois prendre ça en compte.


On démarre assez fort avec un chapitre permettant de mieux comprendre les origines d’Akiho : c’est à la fois triste, mystérieux et mélancolique, mais je suis contente que ce personnage prenne enfin un peu plus de relief pour s’émanciper de sa camarade Sakura, surtout avec une révélation pareille à la toute fin du tome ! Il se pourrait que je commence à m’attacher à cette petite et à son destin.

En parallèle on a la même chose avec Kaito et son passé, tout à l’opposé de celui d’Akiho ; ses desseins sont un peu plus précis depuis quelques chapitres et je suis là aussi contente de saisir toute la complexité du personnage et ce qu’il va offrir à l’histoire et aux autres protagonistes. Je le cerne mieux, même s’il n’égale toujours pas Eriol à mon sens. Toutes ses révélations sont bien entremêlées avec l'histoire, le quotidien de Sakura en tant qu'écolière et en tant que magicienne ; le rythme était vraiment excellent.

Pourtant, celui qui m’a le plus touchée et surprise ici, c’est bien Shaolan. J’étais sceptique à propos de son attitude envers Sakura, mais lorsque Yue parvient à mettre des mots sur ses actions, son silence et à comprendre ses agissements, je ne peux qu’apprécier le jeune homme. Il a bien mûri depuis son retour au Japon. C’est d’ailleurs ce passage qui est mon préféré de tout le tome, avec un Yue extrêmement chou !

☆☆☆

La capture des nouvelles cartes est mise de côté, certes, mais je trouve cela pas plus mal car le récit avait besoin d’explications, et les nouveaux personnages devaient être développés. Maintenant que cela est fait, que beaucoup de secrets sont révélés, il me tarde de lire la suite et de voir comment Sakura va gérer les nouvelles menaces !

3.12.19

[CHRONIQUE] Le projet Starpoint, tome 1


Le Projet Starpoint, tome 1 : La fille aux cheveux rouges - Marie-Lorna VACONSIN
Editions La Belle Colère - 374 pages - 19€
2017

 Ma note finale : 14/20 

☆☆☆

" Pythagore Luchon a 15 ans. Il habite dans la ville de Loiret-en-Retz et s’apprête à entrer en seconde pour une année scolaire sans surprise : travailler – un peu –, écouter de la musique – souvent –, draguer les filles autant que cela lui sera possible, et notamment à l’occasion de la prochaine fête de rentrée pendant laquelle il officiera comme DJ. Il ne se fait aucune illusion sur les railleries qu’il devra endurer au sujet de sa mère – prof de maths au lycée –, ni sur la peine que lui causeront ses passages à l’hôpital pour rendre visite à son père – brillant chercheur en physique quantique, plongé dans le coma à la suite d’une agression. Toutefois, une chose le réjouit : il va bientôt retrouver Louise, sa meilleure amie, la fille du gardien du lycée. Le jour de la rentrée, Pythagore découvre que Louise a apparemment décidé de se passer de leur amitié. Elle s’est liée à une nouvelle élève du nom de Foresta Erivan, dont la présence à ses côtés est d’autant plus intrigante que les deux filles n’ont rien en commun. Louise est une geek passionnée de sciences et d’ingénierie, tandis que la nouvelle élève affiche un look d’un autre genre : elle a les cheveux rouges, s’habille toujours en noir, souvent en cuir, et distribue des gifles à ceux dont elle n’apprécie pas le comportement. À son contact, Louise s’isole de ses anciens amis, se désintéresse de son travail et commence à sécher les cours. Pythagore déplore silencieusement la présence de cette nouvelle élève qui l’irrite autant qu’elle l’attire, jusqu’à ce qu’elle débarque chez lui en pleine nuit pour lui annoncer la disparition de Louise. Elle lui explique que, pour la retrouver, ils doivent passer par ce qu’elle appelle l’« angle mort » des miroirs. Pyth la suit sans se douter qu’il est sur le point de basculer dans un monde parallèle – le monde dans lequel Foresta a grandi, et où Louise est sur le point de se perdre. "

☆☆☆

Je dois admettre que les cent premières pages étaient laborieuses : un rythme bien trop saccadé m'empêchant d'apprécier le protagoniste principal, Pythagore Luchon, des ellipses nombreuses, une vie de lycéen pas trépidante pour un sou et cliché, bref je me demandais où l'auteure voulait en venir avec Foresta, le projet Starpoint qui comptait pour le père de Pyth, l'attitude étrange de Louise... Mais une fois passé dans l'angle mort pour la première fois j'ai été agréablement surprise par l'univers et l'histoire. Impossible de décrocher le roman à partir de ce moment précis, et même si ce n'est pas un coup de cœur je ne dis certainement pas non pour lire la suite le plus tôt possible ! Et puis, CETTE COUVERTURE SUBLIME, ADMIREZ CA ❤



Pythagore est heureux de retrouver la vie, après quinze jours de solitude. Il aime observer la

diversité des gestes, des rires, la façon dont les uns parlent par-dessus les autres. Il aime regarder

 sans être obligé de participer. Ecouter les conversations sans avoir à donner son avis. 


L'univers est ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce premier tome de la saga. La façon de passer d'un monde à l'autre par le biais des miroirs - l'angle mort - ; les nombreux liens avec l'histoire de Gilles de Rais, fameux Barbe-Bleue dont l'histoire fait froid dans le temps, le projet Starpoint et un commandant au but assez douteux ; ce mélange de science/physique/géologie qui constitue depuis des années le quotidien de Pyth, Louise et Foresta. C'est atypique, ce n'est pas souvent évident et simple à suivre, mais rien que pour l'originalité de la chose je reste satisfaite de ma lecture, surtout que le roman reste avant tout jeunesse, et donc accessible à tous.

Le monde dans lequel vit Foresta est passionnant et original, et je suis donc assez déçue d'avoir aussi peu de détails dessus, surtout que je suis persuadée que l'auteur a beaucoup de matières. J'ai donc bon espoir d'en savoir un peu plus dans le second tome, car en plus de ce manque cruel de descriptions et d'explications il y a pas mal de zones d'ombres rendant l'histoire maladroite, confuse. Quel est le vrai but derrière ce projet Starpoint ? Quel rôle va jouer le père de Pyth ? Qui est ce descendant de Gilles, qui semble toujours croiser le trio dans des moments clés ? Et les Gardes-Fous dans tout ça ? De plus, je trouve la fin vite expédiée à mon goût.

Je n'ai pas accroché plus que ça à notre jeune Pythagore, malgré ce qu'il traverse avec son père et sa mère. Si j'ai été touché par son amitié solide avec Louise je reste perplexe sur ce qui se passe avec d'autres jeunes femmes, dont Foresta et Jordanie. Ce n'est clairement pas mes passages préférés - moi et les romances d'adolescents ça fait quinze -, et surtout ça arrivait comme un cheveu sur la soupe.
Le plus réussi à mes yeux sont les deux personnages principaux féminins, Louise Markarian et Foresta Erivan. Elles rythment le récit, elles sont fortes, intelligentes, prennent beaucoup de risques, j'aime leur complicité. Je n'aurai pas dit non pour avoir leur point de vue dans la narration.
Je ne suis pas très enthousiaste à propos des personnages secondaires : les autres lycéens sont caricaturaux au possible, les compagnons de Foresta sont trop effacés pour avoir un réel avis dessus, le méchant est... très méchant. Certains personnages sont compliqués à comprendre pour le moment, c'est le cas de Double T : ami ou ennemi ? La suite le dira.

☆☆☆

En conclusion ce premier tome reste une bonne découverte pour moi, loin d'un coup de cœur à cause d'un énorme manque de descriptions, d'explications et d'un rythme saccadé qui m'a assez perturbé. Difficile dans ces conditions d'accrocher à Pythagore, mais les autres personnages féminins m'ont plu, et je reste charmée et fascinée par l'univers original de l'auteure, qui selon moi mérite d'être mieux exploitée. 
Je donne donc une chance au second tome pour apprécier cette saga !

22.11.19

[CHRONIQUE] Divines : Eniale et Dewiela, tome 3


Divines : Eniale et Dewiela, tome 3 - Kamome SHIRAHAMA
Editions Pika (Seinen) - 192 pages - 7€50
2019


" Tandis qu'Eniale prend sous son aile une stagiaire, Dewiela, elle, tente de corrompre la patronne d'une troupe de théâtre. Mais Donovan, l'exorciste, pourrait bien bousculer leurs plans… "


Chroniques du tome 1 - tome 2

C'est déjà la fin de cette courte saga, quel dommage de tourner la dernière page et de s'arrêter là, après avoir montré pas mal de potentiel dans ce tome ! En tout cas c'est toujours amusant et plaisant à lire, idéal pour se détendre sans se prendre la tête, j'ai passé un bon moment.

Je regrette donc que l'histoire se termine aussi brusquement. La mangaka avait trouvé un bon équilibre entre moment touchant, drôle et les bêtises causées involontairement par les deux protagonistes, toujours aussi attachantes. C'est sans aucun doute le tome le plus abouti à mes yeux, et j'aurai volontiers poursuivi l'aventure sur quelques tomes supplémentaires...

C'était une excellente idée de développer les deux femmes séparément : ainsi, si Eniale se retrouve à former une stagiaire assez rigide sur sa vision des anges, Dewiela tire profit d'un contrat bien juteux avec une directrice de théâtre assez sévère envers sa troupe. D'autres histoires sont plus légères, comme celle où Eniale se retrouve avec douze ailes, ou encore le retour de Donovan et sa chasse à la démone... En tout cas j'ai une grande préférence pour le chapitre avec Eniale et la petite nouvelle, surtout avec les sentiments exprimés par la plus expérimentée et sa vision du travail - l'importance de l'apparence -. J'ai également adoré revoir d'anciens personnages croisés dans les tomes précédents : c'était bien sympathique !

Je suis cependant un peu triste de ne découvrir que maintenant un nouveau personnage, l'archange Gabrielle : elle est très peu développée car introduite trop tardivement et c'est bête, je la trouve très classe et intéressante ! Autre petite déception avec le duo Donovan/Dewiela, je reste sur ma faim car ces moments me faisait mourir de rire - et ils sont tellement mignons ensemble !

Je ne vais pas me répéter à propos des dessins, j'ai déjà abordé ce point dans mes précédentes chroniques, et ça se résume simplement à : c'est Kamome Shirahama. C'est vivant, expressif, détaillé, plaisant à regarder à chaque page. Une grande réussite qui me plaît toujours autant !


En conclusion cette série aura été courte, un peu trop à mon goût, et c'est bien dommage car finalement l'univers était bien développé et les personnages principaux attachants. Il y avait de quoi faire pour poursuivre encore l'histoire un petit moment, mais malgré cette petite déception à la fin ce titre reste un excellent moment de rigolade, très différent de l'autre titre de la mangaka, L'Atelier des sorciers, mais tout autant sympathique à découvrir !

20.11.19

[CHRONIQUE] Monstress, tome 1


Monstress, tome 1 : L'éveil - Marjorie LIU & Sana TAKEDA
Editions Delcourt (Contrebande) - 208 pages - 19€99
2017


" Maika Demi-Loup est une jeune adolescente qui partage un lien psychique avec un monstre aux pouvoirs incommensurables. Et ce lien va profondément les affecter tous les deux. Il va placer Maika au centre d'une guerre terrible entre les Humains et des forces issues d'un autre monde... "


J'en avais parlé précédemment dans mon dernier haul, mais ce livre m'a été chaudement recommandé par une fille croisée au hasard aux Utopiales, dans l'espace librairie, car je le feuilletais avec attention. Elle m'a parlé en bien de cette saga, mais aussi des potentielles difficultés que je pouvais rencontrer - et heureusement qu'elle m'a prévenue sur ce point car je ne sais pas si j'aurai accroché jusqu'au bout à ma lecture -. Je ressors donc contente, bien que ce ne soit pas un coup de cœur.

J'ai eu des débuts difficiles avec ce tome, à cause d'une grande quantité d'informations à rapidement digérer - au risque d'être perdue dès le premier chapitre. En effet, on arrive en plein milieu de la vie de Maika Demi-Loup lors d'un moment décisif de sa vie, alors qu'elle enquête sur un mystérieux masque apparemment lié à elle et à sa mère. Il faut donc assimiler les différents clans et espèces peuplant ce monde, les conflits entre eux, la religion, la politique, les alliances, leur passé chaotique... L'univers est cela dit assez riche, sombre, violent, complexe : il y a un bon équilibre et avec le recul j'ai bien aimé ce résultat. 

J'avais donc peur de ne pas accrocher à l'histoire, mais les deux derniers chapitres sont accrocheurs et bien plus révélateurs du potentiel de cette saga. J'ai apprécié le double jeu de la plupart des personnages principaux et secondaires : impossible de connaître à l'avance leur but, leur motivation. J'ai d'ailleurs été surprise par la dernière révélation, qui me donne très envie d'en savoir plus en lisant la suite. Aussi, j'ai craqué pour toutes ces intrigues / sous-intrigues et cette galerie de personnages curieux, intrigants, parfois impitoyables ; je ne dis pas non pour suivre leur évolution dans le second tome !

Le trio principal, qui est composé de Maika, Kippa (qui est trop chou au passage) et Ren (un chat dont j'aime le caractère), est très attachant, bien qu'atypique. Je suis curieuse de lire la suite de leur périple, l'histoire personnelle de chacun - bien que ce soit déjà amorcée ici pour Maika -, leur destinée. Il m'est en revanche impossible d'affirmer quoi que ce soit pour les autres personnages rencontrés dans le récit, tant ils sont mystérieux, changeants, complexes. J'attend de voir ce qu'ils peuvent me proposer.

Les dessins sont juste magnifiques ; c'est le gros point positif qui avait déjà retenu mon attention avant l'achat. Chaque planche est un plaisir pour les yeux, si bien que j'ai pris tout mon temps pour tout analyser en profondeur : les détails de l'environnement et des tenues, la finesse des traits des personnages, leurs émotions, les couleurs utilisées... Sana Takeda est une artiste dont je vais suivre attentivement le travail, c'est sûr, quelle excellente découverte !


En conclusion, je ne regrette pas d'avoir écouté cette personne rencontrée au festival et d'avoir tenté le coup : bien que je ne suis pas sûre d'avoir enregistrée toutes les informations importantes - il y en a bien trop en peu de temps - et que les débuts étaient laborieux et déstabilisants, la fin du tome m'a agréablement surprise et me donne donc envie de poursuivre encore un moment les aventures de Maika et sa petite troupe. Surtout avec un style graphique pareille !

17.11.19

[CHRONIQUE] Stand Still Stay Silent, tome 1


Stand Still Stay Silent, tome 1 - Minna SUNDBERG
Editions Akileos - 299 pages - 29€
2018


" 90 ans se sont écoulés depuis l'époque de la grande maladie. Le vieux monde a été oublié et laissé à la merci des trolls, des bêtes et des géants. Une petite équipe d'explorateurs scandinaves est recrutée pour se lancer dans la première mission de reconnaissance officielle.
Une épopée d'amitié et de camaraderie, mêlant mythologie nordique, fantastique et frissons. "


Après avoir lu des tas d'avis positifs dessus, je me suis enfin lancée avec curiosité dans cette saga, sans me douter que ce premier tome deviendrait un coup de cœur. Ma chronique sera probablement plus courte que d'habitude, ce qui est contradictoire, mais je ne pourrais mettre tous les mots sur ce qui m'a touché, m'a plu, sans révéler l'intégralité de ce qu'il se passe et le style de narration - et ce serait franchement dommage de gâcher l'aventure car ce webcomic mérite d'être plus connu !

Au début j'admet que l'introduction était assez longue et que je ne voyais pas où tout cela menait l'histoire ; et lorsque j'ai découvert la première partie du groupe d'explorateurs, 90 ans plus tard, j'ai adoré le sens que cela a pris, la vie avant la catastrophe représentée par la "rouille" - une maladie mortelle -, toutes ces familles dont le destin est lié par les protagonistes que l'on va désormais suivre. Je vais certainement relire ce tome pour encore mieux comprendre les plus petits détails, mais c'est du génie. Je trouve ça bien fait, intelligent, amusant même.

J'aurais pu craindre un changement de ton avec cette troupe, mais pas du tout. On retrouve toujours des dialogues drôles, intelligents ; le choc des cultures ne facilite pas vraiment les rapports entre la bande ; il y a aussi de l'émotion liée à ce passé mystérieux et fascinant, mais tout aussi dangereux à cause des bêtes et autres créatures qui se sont installés dans un univers dévasté. L'auteure a su développé un monde riche, sombre, complexe, apocalyptique, inspiré par la mythologie nordique et leur culture : c'était impossible pour moi de ne pas apprécier ce travail conséquent et le résultat qu'il donne. C'est assez dépaysant, j'ai eu du mal au début avec tous les noms, mais une fois plongée dans le récit cela devient naturel, aisé.

Comment expliquer tout l'amour que j'ai pour les protagonistes ? Que ce soit Lalli, l'éclaireur magicien assez réservé à cause de la barrière de la langue ; Emil, un soldat suédois préoccupé par son apparence physique mais qui va malgré tout se lier d'amitié avec Lalli ; Tuuri, la plus curieuse et enjouée du groupe - en plus elle est trilingue, elle est extraordinaire - ; Sigrun, la capitaine complètement à l'ouest mais très sympathique ; et Mikkel, le plus âgé de la bande, sérieux, prévenant et plus réfléchi que tous les autres. Si je suis pour le moment moins attachée aux deux derniers car ils apparaissent tardivement dans ce tome, je suis sous le charme du trio Lalli/Emil/Tuuri. Et si je devais déjà citer mon petit chouchou, je répondrai sans hésiter Lalli, dont le caractère m'a séduit dès sa première apparition. Je reste curieuse de découvrir l'étrange personne qu'il voit à plusieurs reprises dans ses rêves, et le rôle qu'elle va avoir...

Pour finir, impossible de faire l'impasse sur les illustrations. C'est d'une beauté comme j'en vois rarement. On oscille entre des planches d'un froid angoissant, mystérieux, à des planches aux couleurs chaleureuses et rassurantes. Il y a quelques passages glauques et violents, mais c'est très rare. Mes planches préférées restent celles liées aux pouvoirs de Lalli, j'ai même eu des frissons en les voyant, c'est pour dire. Les personnages sont facilement identifiables entre eux, ils sont expressifs, parfois très bavards et d'autres fois tellement pris dans l'action qu'il n'y a aucune bulle à lire, juste les dessins à admirer et décrypter. Le tome est une belle bête qui m'a tenu plusieurs heures accrochée aux pages, surtout que je me suis attardée sur toutes les pages et les bonus liés à l'univers de la saga, et il vaut largement son prix (29€). Le seul regret que j'éprouve, c'est de ne pas avoir pris le deuxième tome en même temps !


En conclusion c'est un énorme coup de cœur pour Stand Still Stay Silent : l'univers, les personnages, l'ambiance, les enjeux de l'expédition, la narration, les illustrations ; c'est un sans-faute pour moi, et cela faisait un moment que je n'avais pas autant accrochée à une BD/comics. J'ai vraiment hâte de me plonger dans la suite et d'en savoir plus, car il y a beaucoup de potentiel.