Affichage des articles dont le libellé est Sarah J. Maas. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sarah J. Maas. Afficher tous les articles

7.3.21

ACOTAR, tome 3.5


[TW] Sang (blessures) / traumatisme (guerre, mort) / sexe / viol (mentionné)
! ATTENTION AUX SPOILERS DANS LE RESUME !

❝ Depuis la fin de la guerre qui a ébranlé Prythian, Feyre, Rhysand et leurs fidèles amis s'attachent à reconstruire la Cour de la Nuit.
Mais si le solstice d'hiver apporte une période de repos bien mérité, il semble que l'atmosphère festive ne parvienne pas à chasser les fantômes du passé…
Alors que le cœur de Feyre guérit peu à peu, ses sœurs et ses amis dissimulent des blessures encore profondes.
Et si le temps des batailles est bien révolu, les tensions perdurent et menacent une paix encore fragile.
Les cicatrices et les rancunes accumulées jadis auront-elles raison du fragile équilibre de ce nouveau monde ? ❞


C’est un excellent tome de transition, aussi bien pour finaliser la trilogie ACOTAR que pour amorcer le petit nouveau de la saga, à savoir A court of Silver Flames. J’ai passé un bon moment en retournant à Velaris avec mes personnages chouchous.

La guerre est finie, il faut désormais penser à l’après. Non seulement il s’agit de réparer les dégâts matériels, mais aussi se préoccuper des dégâts physiques / psychologiques… Personne n’est sorti indemne de ces terribles épreuves, encore moins la nouvelle famille de Feyre. Profitant d’une accalmie avec le Solciste d’hiver et ses festivités, il est temps pour eux de souffler, de guérir, de réapprendre à vivre. Seulement, cela s'annonce compliqué...

Ce tome a beau être un hors-série, il est important d’un point de vue des personnages et de leurs évolutions. Ainsi, il n’y pas d’action, de combats, de péripéties ou de grandes révélations comme dans la trilogie initiale. L’autrice se concentre sur les émotions, les traumatismes, l’espoir, les moments de rigolade, les joutes verbales qui font mouche. Je suis donc une fois de plus passée du rire aux larmes, parfois même dans un seul chapitre.

Car si j’ai vibré avec le couple Feyre/Ryhsand - toujours aussi fusionnel et émouvant, j’ai eu beaucoup de peine pour Nesta, dont la situation est préoccupante. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le prochain tome va se porter sur elle et Cassian, qui a bien du mal à rester serein face à la jeune femme. Je suis curieuse de découvrir leur propre histoire !

Je suis également heureuse d’avoir revue brièvement Mor, Azriel, Amren, Elain, et d’avoir rencontré des personnages secondaires importants pour Feyre et sa guérison. L’épisode avec la tisserande reste la plus marquante à mes yeux, et donne le ton de tome et du suivant : la guerre a laissé des marques indélébiles, mais l’espoir subsiste. Est-ce que la nouvelle génération pourra enfin apporter la paix entre les différentes nations ?

Le dernier mot
Un excellent tome de transition. J'ai été contente de revoir tous mes personnages préférés, et de les suivre dans une histoire plus "calme". Cependant, le ton reste le même : sont abordés l'angoisse, les blessures cachées, les traumatismes... Des notes d'espoir surviennent malgré tout. Le ton est donné pour la suite, mais cette fois-ci Nesta entre en jeu ; j'ai hâte de lire le tome 4 !

Chroniques des tomes précédents

27.10.20

ACOTAR, tome 3

 


! ATTENTION AUX SPOILERS DANS LE RESUME !


❝ Devenue Grande Dame de la Cour de la Nuit, Feyre a offert son cœur à Rhysand.
Après la trahison de Tamlin, pourtant, la jeune femme n'a eu d'autre choix que de suivre celui-ci à la Cour du Printemps, qu'elle considérait autrefois comme sa maison. Mais Feyre n'a qu'une idée en tête : découvrir ce que manigance Tamlin, qui s'est rangé aux côtés du roi d'Hybern, et rentrer au plus vite à la Cour de la Nuit.
Car la guerre contre Hybern est imminente, et Feyre et Rhysand doivent à tout prix rallier les Grands Seigneurs à leur cause... ❞


Et voilà, une page qui se tourne avec la fin de cette trilogie. Alors oui, il y a un tome hors-série qui raconte ce qu'il se passe après - et je ne vais pas tarder à me le procurer ; mais officiellement, les aventures de Feyre s'achèvent ici. J'ai passé un excellent moment de lecture, entre tension, rire et larmes, malgré quelques longueurs dans l'intrigue. Et petite fierté personnelle : je l'ai lu en VO sans aucune difficulté de compréhension !

Les événements prennent place directement à la fin du deuxième tome. Feyre décide de revenir malgré tout à la Cour du Printemps, non pas pour Tamlin (et ses beaux yeux) mais pour enquêter sur ses agissements. Ce dernier s'est allié avec le roi d'Hybern, un être qui ne vit que pour la guerre et qui menace aussi bien le monde des Faes que celui des Humains. Tout renseignement est bon à prendre pour Feyre et le reste de la Cour de la Nuit, car la bataille s'annonce rude, et les Grands Seigneurs ne seront pas faciles à convaincre à cause de leur terrible réputation...

L'intrigue est bien amenée, j'ai adoré suivre la filature chez Tamlin, l'élaboration des plans de bataille, le conseil des Grands Seigneurs, les conflits voisinaux, les alliances (parfois étonnantes). Si le deuxième tome est marqué par l'émerveillement et la reconstruction de Feyre, celui-ci est définitivement placé sous le signe de la guerre, de la violence, des sacrifices. Personne ne va en ressortir indemne, surtout pas après la bataille finale ; une bataille qui m'a scotché sur mon lit par ailleurs, j'ai rarement lu quelque chose d'aussi intense.

Je ne peux pas parler plus longtemps de l'histoire afin de ne rien gâcher/spoiler, mais j'ai été surprise plus d'une fois par les personnages, principaux ou secondaires, protagonistes ou antagonistes. Le seul bémol à mon sens pour ce dernier tome, c'est qu'il y avait des longueurs inutiles : je ne compte pas le nombre d'aller-retour qui n'aboutissait... à rien. Ca augmente la tension, certes, mais au bout d'un moment c'est exagéré !

Feyre a vraiment une belle évolution depuis le début de la saga. Désormais elle sait ce qu'elle veut et qui protéger ; elle se comporte comme une véritable Grande Dame malgré encore quelques erreurs de confiance. Rhysand reste mon petit chouchou, parfait du début à la fin, quoique moins cynique - ce qui est justifié par l'intrigue. Le reste de la Cour de la Nuit a été une vraie surprise à suivre : chacun à ses secrets, en raison d'un passé traumatisant, et j'ai été marqué par un passage avec Mor. Et que dire des sœurs de Feyre, à savoir Elain et Nesta ? Je suis heureuse qu'elles prennent autant d'importance dans ce tome, elles ont apportées un vrai plus à l'histoire. Je voudrais conclure sur Tamlin, qui m'a exaspéré à chaque dialogue (pour ne pas changer), mais je remercie l'autrice de lui avoir rendu une dignité à la toute fin.


Le dernier mot
Un final grandiose, choquant, émouvant, à l'image de tout ce que j'ai ressenti depuis le début de la saga. J'ai adoré suivre Feyre et sa grande famille à travers cette terrible guerre, et j'ai hâte de lire le hors-série ainsi que la suite (avec Nesta).

Chroniques des tomes précédents

18.6.20

ACOTAR, tome 2


Un palais d’épines et de roses, tome 2 : Un palais de colère et de brume – Sarah J. MAAS
Éditions France Loisirs – 715 pages – 21€90
2018

Ma note finale : 19/20

☆☆☆

! ATTENTIONS AUX SPOILS DANS LE RÉSUMÉ ET MA CHRONIQUE !


« Après avoir survécu aux défis d’Amarantha, Feyre est devenue une Fae et a hérité de pouvoirs qui échappent à son contrôle.
Mais son cœur est resté celui d’une humaine, et elle ne peut effacer ce qu’elle a dû commettre pour sauver Tamlin et la Cour du Printemps…

Elle ne peut non plus oublier qu’elle a conclu un marché avec Rhysand, le redoutable Grand Seigneur de la Cour de la Nuit. Une semaine par mois, elle doit séjourner à ses côtés, dans son palais.
D’abord réticente, Feyre découvrira pourtant qu’il est loin d’être le Fae cruel et manipulateur qu’elle croyait connaître. Avec lui, elle va apprendre à dompter ses pouvoirs. Et douter de ce qu’elle ressent pour Tamlin…

Mais au-delà de la Cour de la Nuit, une menace se profile. Car les desseins du roi d’Hybern pourraient bien ébranler tout le royaume des immortels. »

☆☆☆

⌜ - 𝓐 tous ceux qui rêvent en contemplant les étoiles, Rhys, déclarai-je.
(..)
- Aux étoiles qui entendent les vœux et aux rêves exaucés, répondit-il. ⌟


J’avais déjà chroniqué le premier tome ici, si jamais vous ne l’avez pas encore lu. En résumé j’étais satisfaite de certains points mais la saga avait encore besoin de corriger certains défauts pour que je l’apprécie plus. Avec ce second tome je comprends mieux pourquoi tout le monde s’efforcer de me dire qu’il était largement meilleur que le précédent : le coup de cœur est présent.

L’histoire se complexifie et s’approfondit grâce à la venue de Feyre dans la Cour de la Nuit, plus précisément dans la magnifique cité secrète de Velaris. Le pacte qui lie la protagoniste avec Rhysand est toujours d’actualité, et ce dernier a décidé de l’embarquer lors de son mariage avec Tamlin, empêchant l’échange de vœux. Si la jeune femme n’est pas enthousiaste par sa nouvelle situation, elle va pourtant comprendre que sa vie à la Cour du Printemps n’avait rien d’un conte de fée. Elle n’est plus étouffée par Tamlin et sa jalousie, plus privée de liberté à cause d’un homme égoïste, et ses cauchemars s’atténuent. C’est donc dans ce cadre de vie offert par le mystérieux Rhysand, Grand Seigneur de la Nuit, que Feyre va se reconstruire, comprendre ses nouveaux pouvoirs, se faire de précieux amis, faire le point sur ses sentiments, et sauver Prythian de la menace imminente du roi d’Hybern.

On s’éloigne complètement de la réécriture du conte de La Belle et la Bête et des contraintes imposées par cette référence, et quand je vois le résultat final je ne peux qu’approuver les choix de l’autrice. Elle a repris les ingrédients que j’appréciais déjà dans son premier tome – l’ambiance sombre et mature, des personnages aux forts caractères, un univers fascinant mais encore bien flou -, et elle m’a transporté dans un nouveau Prythian qui m’a surprise, enchantée, terrifiée. Voir de multiples cours différentes, rencontrer plus de monde, connaître les menaces qui pèsent sur les deux mondes, découvrir la puissance et les traditions des Faes (que ce soit en général ou uniquement ceux de la Cour de la Nuit) ; j’ai été heureuse de toutes ces informations et de les découvrir sous les yeux de Feyre, cela donne énormément de consistance à la saga. Par ailleurs j’ai rapidement apprécié la nouvelle personne qu’elle était devenue, je l’ai trouvé plus raccord avec elle-même et épanouie. Je pourrais bien chipoter sur quelques longueurs, mais honnêtement les 700 pages se sont vite envolées, et je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer.

Évidemment, rien de tout ceci n’aurait été possible si le deuxième personnage principal restait Tamlin – dont j’avais décrit mon dégoût dans ma précédente chronique -. Ici, il reste fidèle à son rôle, et même pire, ce qui le classe directement dans les personnages de fiction dont je ne peux plus blairer la présence. Son attitude envers Feyre est à vomir, et ses décisions pour la « sauver » et protéger son peuple sont impardonnables à mes yeux. Je regrette cependant la quasi absence de Lucien : il apparaît de temps en temps mais il a peu d’interaction et c’est dommage, car il mérite mieux que ça. Mais au vu de la révélation finale qui le concerne je me doute qu’il ne restera plus en arrière. Il me tarde de découvrir son histoire.

Vous l’avez donc bien compris, le personnage central dans ce second tome est Rhysand, un personnage étrange rencontré dans le premier opus, et dont les véritables intentions sont encore obscures. Il fait peur par la dangerosité de son pouvoir, personne ne connaît son royaume, et surtout il était du côté d’Amarantha, l’antagoniste qui a asservi la quasi-totalité de Prythian. Il ne part pas gagnant avec Feyre, mais pourtant au fur et à mesure des chapitres je m’y suis énormément attachée. Et j’ai surtout compris ses agissements. Je suis heureuse de voir Feyre se reconstruire avec lui, malgré ses taquineries, son humour décadent, sa réputation. A côté de Tamlin, il brille par sa loyauté envers son royaume, son sens du sacrifice, ses rêves de liberté et d’égalité. Jamais il n’enferme la protagoniste, jamais il ne dira un mot plus haut que l’autre, et il lui laissera toujours le choix à chaque situation. Je trouve d’ailleurs le message super important, et ça fait du bien de traiter sérieusement le sujet du consentement. 
Aussi, il m’a plus d’une fois touchée, tout comme il m’a plus d’une fois fait mourir de rire. Ses liens avec ses amis – sa famille – sont également touchants à découvrir. J’ai ma petite préférence pour Mor – ce n’est pas pour rien qu’elle est la cousine de Rhysand -, bien que Cassian, Azriel et Amren sont chacun attachant et fascinant à leur façon.

Je suis également surprise – dans le bon sens – à propos des deux sœurs de Feyre, Nesta et Elain. Elles vont avoir un rôle très précis dans ce tome, et j’ai adoré leur dévouement pour protéger le monde des humains et aider leur petite sœur. Un autre personnage important fait son entrée dans ce jeu de pouvoir et de complot : Ianthe, une Grande Prêtresse loin d’être ce qu'elle paraît, et que j’ai détesté dès la première apparition. J’ai vite flairé le coup car son évolution était prévisible, mais je ne dirais rien de plus à ce sujet, à vous de le découvrir si vous vous lancez dans la saga.

La fin est magistrale, tant par les révélations que par la nouvelle situation qu’elle instaure pour chacun des personnages principaux. Au programme : beaucoup de bouleversements, de mensonges, de jeux d’influence, et une guerre imminente. Sans compter un amour intemporel et indéfectible qui m’a marqué profondément et qui mérite une meilleure fin. J’ai vraiment hâte de me procurer le troisième tome de cette saga et d’en découvrir le dénouement !


En conclusion j’ai bien fait de pousser jusqu’au second tome pour savoir si la saga pouvait me convaincre : ce tome est largement au-dessus que le premier en tout point. Un univers approfondi, des personnages attachants et mieux construits, une ambiance magique à la fois sublime et terrifiante, un rythme plus maîtrisé. Je n’ai pas pu lâcher le livre avant d’en connaître les dernières mots, et je n’avais plus été aussi happée par une histoire depuis Le Faiseur de rêves. Je comprends les éloges à son sujet, et il me reste maintenant plus qu’à me plonger dans le dernier tome dès que je l’aurais sous la main !

8.5.20

[CHRONIQUE] Un palais d'épines et de roses, tome 1



Un palais d'épines et de roses, tome 1 - Sarah J. MAAS
Editions France Loisirs - 521 pages - 18€90
2017

Ma note finale : 15/20

☆☆☆

" En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix. "

☆☆☆

⌜- 𝓡éjouissez-vous de posséder ce cœur humain, Feyre, répondit-il enfin. Et plaignez ceux qui ne ressentent rien.


 Depuis le temps que je vois cette saga partout sur Livraddict, Twitter, Youtube, Instagram... Je lis de très bons avis, d'autres un peu plus mitigés, mais globalement c'est positif. J'ai enfin pris quelques heures pour me plonger dans cet univers qui a son succès, et j'en ressors satisfaite, bien que déçue par certains aspects. Vous l'avez compris : ce n'est pas un coup de cœur comme beaucoup d'autres avant moi !

Feyre est une jeune femme de 19 ans qui vit actuellement dans la misère, avec ses deux sœurs et son père, après que les affaires de ce dernier se soient effondrées de manière catastrophique. Elle doit prendre soin d'eux, quitte à se plonger plus loin dans des territoires dangereux pour chasser et gagner de l'argent. Mais un jour, elle va devoir tuer une énorme bête, un Fae, pour sauver sa peau mais aussi celle de sa famille. Les humains méprisent ces êtres immortels depuis des années, mais ceci reste un acte interdit, et l'un des leurs ne tarde pas à retrouver Feyre pour qu'elle réponde de son crime. Elle se retrouve contrainte de vivre pour toujours au-delà du royaume des mortels, à Prythian, chez deux Immortels. Son ravisseur n'est rien d'autre qu'un des Grands Seigneurs du royaume, Tamlin - accompagné de près par Lucien, son conseiller. Pourtant, Feyre n'est pas emprisonnée, torturée, même si la vie n'est pas rose au début et que la méfiance perdure : sa venue pourrait bien sauver Tamlin et son royaume d'une étrange malédiction. Mais une menace se tapie dans l'ombre de Prythian, et Feyre va devoir comprendre rapidement les enjeux politiques de cet étrange monde pour sauver ceux qu'elle aime de tout son cœur de mortel.

Ce roman prend comme base le conte de La Belle et la Bête, mais en bien plus sombre et mature (contrairement à ce que j'ai pu lire ici et là ce n'est pas du young adult, attention !). Je ne suis une grande fan de ce conte à la base, mais depuis son adaptation en film live par Disney j'ai revisité mon jugement dessus. Ainsi on retrouve le fil rouge de la malédiction jetée sur le prince à cause d'une parole impertinente - et peu maligne, mais c'est Tamlin dans sa splendeur, je reviendrais sur lui plus tard -, condamnant le seigneur et ses sujets à porter un masque sur le visage sans jamais pouvoir l'enlever. J'ai adoré ce que l'autrice a développé autour, c'était fascinant, bien amené, et on garde l'aspect "seul l'amour véritable pourra les sauver". Classique, mais cela ne m'a pas dérangé !

Malheureusement, le gros reproche que je pourrais faire à ce premier tome, c'est son rythme inégal. La première partie est beaucoup trop lente. Je peux comprendre que l'autrice avait beaucoup de choses à poser pour son univers, ses personnages principaux, ses mystères, son ambiance ; mais j'ai eu du mal à accrocher à l'histoire à partir de l'arrivée de Feyre à Prythian. J'ai trouvé ça ennuyeux, l'action était absente, et Feyre était une véritable girouette émotionnelle peu supportable. Lucien a sauvé les meubles, mais c'était rare. J'ai pourtant bien fait de ne rien lâcher, car dès la deuxième partie je ne pouvais plus poser le livre ! Entre les enjeux politiques, les manipulations, les épreuves terribles que Feyre doit surmonter, l'entrée en scène d'un protagoniste important et mystérieux : c'était une bonne surprise, et cela remonte mon opinion finale sur le début de cette saga.

Autre point qui me chiffonne - et qui j'espère ne sera plus d'actualité dès le second tome - : le traitement de Feyre par Tamlin ou Rhysand, les deux protagonistes masculins. Entre le jouet à faire picoler chaque soir pour danser (et plus ?) avec sans qu'elle se souvienne des détails, quelques commentaires/actes pas très agréables et parfois dégradants ou le coup de "Maintenant que tu m'aimes casse-toi et ne reviens plus", j'avoue être perplexe. Alors si cela m'a conduit à ne pas apprécier Tamlin - et je m'en porte très bien car j'aurais bien d'autres exemples pour le descendre en flèche -, j'espère que Rhysand va évoluer en mieux car il a du potentiel. Je ne parlerai pas non plus très longtemps du couple que forme Feyre et Tamlin, la froideur de ce dernier dans la dernière partie du roman m'a une fois de plus choqué. Rien de bien sain et romantique à mon goût, mais à voir ce que cela donne dans le temps, vu que Rhysand va rentrer dans la partie, et je suis bien plus curieuse à son sujet.

Pour revenir sur du positif, j'ai trouvé le développement des personnages majoritairement intéressant à suivre, avec de belles évolutions. Feyre, malgré ses choix frustrants et quelques passages pénibles, a du charme, une sacré force de caractère, un sens du devoir honorable quand il s'agit de sa famille. Elle protège ce qu'elle aime coûte que coûte avec courage et détermination, et je l'ai trouvé touchante lorsqu'elle fait face à ses faiblesses. Nesta, l'une des sœurs de Feyre, est une bonne surprise car je ne l'appréciais pas du tout au début, mais dans la seconde partie elle donne le change, j'aime son côté raisonnable et pragmatique. J'espère bientôt la revoir ! Pour les personnages masculins, je ne peux pas passer sous silence Lucien et Rhysand, leur humour, leur cynisme, leur dévotion, leur complexité quand il s'agit de leur famille ou de leur motivation. En tout cas, ils ont complètement éclipsés Tamlin et sa musculature incroyable dont Feyre en fait l'éloge à chaque chapitre... Mais le physique ne fait pas tout !


En conclusion, ce premier tome a des défauts, assez lourds au début, mais dès les 200 premières pages dépassées il m'a été impossible de décrocher. L'univers est incroyable et fascinant, sombre et mature, complexe et loin d'être l'idéal. Les personnages donnent envie de lire la suite pour voir leur évolution et la résolution de quelques mystères, mais ma bête noire reste Tamlin, auquel je n'ai pas du tout accroché. J'ose aussi espérer que Feyre sera mieux traitée par la gente masculine, certains passages n'étaient pas du luxe à lire... Il faut savoir que l'épilogue se suffit à lui-même, mais je ne vais pas me priver de découvrir bientôt le second tome et ce que l'autrice va développer comme intrigue.