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14.2.21

La Trilogie hussite, tome 1


❝ La fin du monde ne survint pas en l'an de grâce 1420. Pourtant, bien des signes l'avaient présagée.
Les sombres prophéties des chiliastes ne s'accomplirent pas. Ils avaient annoncé la fin des temps avec précision : en février de l'an 1420, le lundi suivant la Sainte-Scolastique. Mais voilà... le lundi passa, vint le mardi puis le mercredi... et rien. Le Temps du Châtiment et de la Vengeance précédant la venue du royaume de Dieu n'advint pas.

Mais, pour sûr, on ne s'ennuyait point !

C'est ce que pensait Reinmar von Bielau, surnommé Reynevan, un savant herboriste lié aux puissants de l'époque, espion et magicien à ses heures. Ce jeune homme, épris de la belle et fougueuse Adèle, l'épouse d'un seigneur silésien vivait des moments de passion inoubliables. Jusqu'au jour où les amants furent surpris par les frères du mari trompé.
Ce fut le début des ennuis pour Reynevan... ❞

Je suis une grande fan du Sorceleur (et par la même occasion des jeux The Witcher). Bien évidemment, si la traduction de sa nouvelle série arrive en France je ne vais pas dire non ! Hélas, ça ne c'est pas aussi bien passé que prévu puisque j'ai abandonné vers la moitié de ce premier tome...

L'histoire se résume simplement à cette phrase : Reinmar, jeune homme pratiquant la magie malgré la haine/la peur envers les sorciers et les conflits politiques de son pays, passe son temps à fuir les frères de l'homme dont il a trompé à plusieurs reprises sa femme. Pourtant, il cherche malgré tout à la revoir, quitte à s'attirer des tas de problèmes, rencontrant une galerie de personnages particuliers et mystérieux.

Au bout de 200 pages, le constat est terrible : l'intrigue ne bouge pas d'un iota. Je n'ai même pas compris où voulait en venir l'auteur avec les péripéties souvent grotesques de Reinmar... C'est hasardeux, maladroit, des tas de dialogues ne servent finalement pas à grand-chose. La superposition d'intrigues donne envie de survoler des pages entières, surtout que la plupart des personnages ne sont pas attachants ou intéressants à découvrir. A la rigueur Charley m'a donné un petit regain d'intérêt dès son apparition, mais c'est maigre par rapport au reste. 

Le côté historique a également eu raison de moi. Trop d'informations ruine le rythme du récit, surtout qu'il faut vite retenir pas mal de prénoms pour savoir qui fait quoi, qui est l'ennemi de qui, pourquoi untel se retrouve là... C'était présent dans sa saga du Sorceleur, mais je n'ai jamais eu de problèmes à assimiler quoique ce soit. Au final, je m'attendais plus à de la fantasy, surtout venant de la part de l'auteur, mais à part quelques tours de passe-passe je n'ai pas eu le droit à grand-chose. 

Du coup, avec un protagoniste qui ne me séduit pas, des descriptions féminines limites/problématiques (une nana est décrite comme "belle, quoiqu'un peu enveloppée" ??), un manque de rebondissement et d'action, j'ai décidé d'arrêter le massacre avant de m'ennuyer définitivement.

Le dernier mot
J'ai essayé pendant presque 200 pages, mais clairement ça ne l'a pas fait. Je suis passée à côté de l'histoire, des personnages, de la portée historique (pourtant bien documentée, je ne peux pas le nier). Tant pis. Je resterais avec mon excellent souvenir de Geralt et Ciri.

25.8.20

La naissance d'Anubis ou le crime suprême


La naissance d'Anubis ou le crime suprême - Christian JACQ
Editions J - 97 pages
2014

Ma note finale : 14/20

☆☆☆

« En Egypte Ancienne, à l'aube de la première dynastie, le premier pharaon, Ménès, s'apprête à célébrer son triomphe, synonyme de paix et de justice.
Mais le crime suprême a été commis, déclenchant le pire des désastres : la fermeture de la porte de l'autre monde, donc la victoire de la mort.
Malgré les périls encourus, une jeune voyante sera-t-elle capable de faire naître un dieu inconnu, Anubis, le seul apte à libérer les beaux chemins de l'éternité ? »

☆☆☆

J'avais adoré la saga du même auteur autour de Ramsès II - que je vous recommande si vous appréciez cette période historique, c’est en cinq tomes -, alors j'essaye de lire d'autres livres sur l’Égypte antique écrit par Christian Jacq. Je ressors malgré tout légèrement déçue de cette nouvelle, malgré un postulat de départ fascinant.

Le résumé est simple : un crime abominable a eu lieu et mettra en péril le monde des vivants mais aussi celui des morts. Il revient à Ménès, le pharaon actuel, et à une voyante talentueuse nommée Serket de sauver l’Égypte du chaos, en trouvant un moyen d’amener Anubis en leur terre. La jeune femme sera guidée par un vieil homme et son âne, Vent du Nord, car la route sera semée d’embûches...

L’histoire avait tout pour me plaire dans le fond, et j’ai adoré certains éléments : l’âne omniscient m’a souvent fait sourire, la quête initiatique pour donner naissance à Anubis (un de mes dieux préférés dans la mythologie égyptienne) et la volonté de fer dont font preuve Serket et Ménès est inspirante. Ils pouvaient faire de bons protagonistes dans une histoire plus longue.

Cependant, ce qui m’a très vite refroidi, c’est la forme du récit. La nouvelle est finalement assez courte, et faire tenir une épopée à première vue dangereuse mais épique est compliquée : j’ai donc trouvé les protagonistes peu attachants, même entre eux, ce qui est dommage car le trio constitué de Serket, le Vieux et son âne était une idée saugrenue mais qui me plaisait. Les dialogues tournent vite en rond, la jeunesse et l’optimisme de Serket sont souvent remis en cause par le Vieux mais sans réel incidence sur ses actions – alors pourquoi fait-il une fixette dessus ? 

On ne sait pas non plus grand-chose sur le passé de ses personnages, et la passion naissante entre Menès et Serket arrive comme un cheveu sur la soupe ; la romance n'est pas très marquante au final. De plus, la quête pour faire naître Anubis ne tient que sur quelques pages à peine. Je m’attendais à quelque chose de plus impressionnant pour sa venue ! Je ne parlerais pas non plus de la fausse menace que représente Crocodile et sa troupe, peu pertinente dans l’histoire.


En conclusion, j’ai passé un bon moment de lecture mais elle ne restera pas mémorable à mes yeux. Il y avait pourtant d’excellentes idées pour en faire une histoire plus impactante, plus riche en action et en péripéties, avec des personnages agréables et déterminés. Ce qui n’est pas passé chez moi, c'est le format de l'histoire, impactant pas mal d’éléments au passage à cause de la rapidité des événements. C’est pour cela que je compte plutôt me plonger dans d’autres romans de l’auteur, ce qui me conviendra plus ! 
Cette nouvelle reste cependant un bon moyen de faire connaissance avec l'auteur et sa plume.